« Ceux qui ne respectent pas les règles sont considérés comme des moins que rien mais ceux qui abandonnent leurs amis sont encore pires. »
 

 Marchand Malhonnête

Konoha no Shinobi
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Nindô : Je suis le poing de la justice. Accepte son jugement !
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MessageSujet: Marchand Malhonnête   Mer 16 Juil - 8:22
Une semaine avait passé depuis que j'avais mon examen Chuunin en poche. J'avais fêté ça avec les deux autres ninjas de Konoha avec qui j'avais concouru durant l'examen : Inuzuka Okami et Yamanaka Inomaru. Notre équipe était dysfonctionnelle et loin d'être équilibrée lorsque nous nous étions retrouvés ensembles, chacun ayant perdue de vue ses camarades Genins. Je connaissais Inomaru des bancs de l'Académie. Nous ne nous étions guère fréquentés à l'époque : c'était un garçon timide et fragile, et j'avais longtemps cru qu'il s'agissait d'une fille. L'Inuzuka avait quelques années de plus que nous, et son style de combat plus que bruyant avait menacé de nous faire tuer par plusieurs fois dans la forêt de la mort. Il fallait voir comme le chien et son maître se lançaient dans un concert de hurlement bestiaux avant de partir à l'attaque.

Mais tout s'était fini pour le mieux et je m'était fait deux nouveaux amis, et par ailleurs des compagnons de beuverie. C'est donc lorsque je me réveillai pour la énième fois ivre morte dans mon appartement que je décidai qu'il était plus prudent d'aller gagner de nouveau les billets qui avaient déserté mon portefeuille.

Ce fut en m'habillant avec un mal de crâne qui me vrillait le cerveau que je constatai que les deux hommes avaient été des gentleman. Je me serais attendue à me retrouver dans un lit inconnu ou dans les bras d'un Chuunin récemment promu, mais ce n'était pas le cas. En même temps j'avais certainement statué plus d'une fois qu'ils ne m'intéressaient pas le moins du monde. Entre un androgyne et un décérébré, je préférais toujours le célibat.

Et puis ma carrière passait avant toutes ces frivolités.

Je me trainai hors de mon appartement, mes cheveux vaguement noués en un chignon lâche et des lunettes de soleil sur le nez. Avant toute chose, mieux valait que j'aie l'air présentable avant d'accepter n'importe quelle mission. Et que je me débarrasse de ces migraines atroces. Malheureusement, la pharmacie de quartier me fit bien comprendre qu'elle ne servait pas les alcooliques, et n'avait su me conseiller que la sobriété comme médicament.

Je trainai encore dans les rues, solitaire et perdue dans la foule. Quelqu'un me bouscula et je laissai mon corps tourner mollement sous l'impact. L'homme qui me dépassa portait un yukata orné d'un obi rouge et jaune. Quelque chose sembla remuer au fond de mon esprit et mes maux ne firent que redoubler. Un flash passa devant mes yeux et je vis une rue similaire, et ma main frêle qui agrippait un kimono de facture similaire avant que son propriétaire ne s'évanouisse dans la foule. Des hauts le cœur me prirent. Des éclairs dansaient dans ma vision et je sentis mes genoux mollir. Une main agrippa mon épaule, m'empêchant de tomber plus avant. Je trouvai un appui momentané sur une fourrure rugueuse.

- On dirait que tu supportes mal les lendemains de cuite, la rouge ! me lança une voix bourrue que reprit son compagnon à quatre pattes.
- Okami ? murmurai-je, toujours nauséeuse.
- Dans le mille, la rouge.
- Je croyais t'avoir dit que je n'aimais pas ce surnom...
- Prends ça, ça va te faire du bien, fit-il en fourrant dans mes mains un flacon de pilules d'une couleur douteuse.

Il n'avait pas réagi à ma remarque concernant sa manière de m'appeler. Est-ce que je le connaissais assez pour lui faire confiance sur des médicaments ? Il pouvait y avoir n'importe quoi dans ces pilules. J'ouvris néanmoins le récipient, et une odeur forte assaillit mes narines. Le maître et son chien tressaillirent et affichèrent la même grimace canine avant de partir dans un rire haletant.

- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? me plagnis-je.
- Un médicament miracle contre la gueule de bois, je l'ai eu pour presque rien. Une aubaine !
- Je pense que je vais m'en passer, merci.
- Tu ne sais pas ce que tu perds, franchement. Ne vois-tu pas l'homme en pleine forme qui te fait face ?

Je lui adressai un regard des plus dubitatifs et mes lèvres s'arquèrent en moue. Je lus dans son regard qu'il se sentait blessé de mon scepticisme. Puis il haussa les épaules et oublia l'affront d'un soupir qui tirait vers l'aboiement; Il tourna les talons, les mains dans les poches, suivi par son compagnon. Je restai dans le passage avec mes maux de tête et un flacon ouvert dans la main.

J'avais certainement une boite d'antidouleurs entamée que devait trainer quelque part dans un placard. Je rentrai chez moi.

Avec l'après-midi revinrent l'appétit et la forme physique. Le soleil cuisait le pavé au dehors, et ses rayons avaient cessé de tourmenter mes yeux. Je baillai en étirant mes muscles endoloris. Sur la table basse, une boite de ramens vide agitait son couvercle au gré des coups de pattes envoyé par un petit chat gris rayé. Je laissai échapper un rire avant de jeter le nouveau jouet que Tama s'était trouvé. La dernière fois c'était dans le carton que j'avais retrouvé sa tête. Le félin se lança à la poursuite d'un fil qui pendait au bas de mon bermuda, et ses griffes aiguisées égratignèrent l'arrière d'un de mes mollets. Je le saisis vivement et l'installai dans le creux de mon coude où il enfonça sa tête ronronnante.

- T'es vraiment une teigne, toi, souris-je avant de le reposer sur le canapé.

Je jetai un coup d'œil à la pendule. Il n'était pas trop tard pour se présenter au bureau d'attribution des missions. Je fourrai mes clefs au fond d'une de mes poches. Une épaisse veste verte trônait sur le dossier d'une chaise. Elle grinça légèrement lorsque je l'enfilai, et je m'assurait que tout ce que j'y avais stocké s'y trouvait bien. La petite bouteille de pilules attira mon regard. Quel inconscient avait-il été d'avaler des médicaments achetés je ne savais où ? Je la ris elle aussi avec moi, je la donnerai au service hospitalier en temps voulu.

Une fois au service concerné, je pris place dans les sièges de la salle d'attente. Non loin de moi, un Jounin barbu profitait de la fenêtre ouverte pour fumer une cigarette. Je le reconnus : c'était Sarutobi Asuma, le fils du Sandaime Hokage. Il m'adressa un léger signe de la main avant de retourner à son observation du paysage au dehors. La porte s'ouvrit sur trois jeunes gens que j'identifiai comme des membres des clans Yamanaka, Nara et Akimichi. Le Jounin discuta quelques instants avec eux de l'ordre de mission en s'éloignant dans le couloir. Je songeai qu'Inomaru avait le même genre de cheveux que la fille de cette équipe.

- Oh, Koyuki-San, c'st vous ! me salua l'un des préposés au choix des missions.
- Qu'est-ce que vous avez pour moi aujourd'hui ? lui demandai-je en souriant.

L'homme consulta ses dossiers, tournant quelques pages. Je patientait tandis qu'il échangeait à mi-voix avec un de ses collègues. Quelque chose semblait les troubler. Peut-être hésitaient-ils sur le type de mission me donner. Il était vrai que ma présence avait donné lieu à de nombreux débats. Quelqu'un avait insisté pour que je ne quitte pas les abords immédiats du village, cantonnant l'équipe dont j'avais fait partie à des missions internes au village. cela avait grandement agacé mes coéquipiers, jusqu'à ce que le premier examen Chuunin où j'avais candidaté nous sépare pour de bon : je n'avais clairement pas le niveau. Et quand bien même je l'aurais eu, quelqu'un de haut placé avait empêché ma promotion.

Enfin, mes capacités lors du dernier examen avaient permis de dissiper toute ambigüité. Ou alors mon mystérieux "protecteur" s'était laissé convaincre que je pouvais monter en grade. Un jour je découvrirai de qui il s'agissait. Pour l'instant je n'avais même pas un soupçon de l'identité de cette personne. C'en était d'autant plus frustrant que j'écopai de nouveau d'une mission de rang D au sein du village.

J'étais Chuunin, que diable ! Que leur fallait-il de plus ?

- Un homme a commencé à vendre illégalement des médicaments contrefaits. Dans le meilleur des cas, leurs effets sont nuls. Dans le pire, des effets secondaires graves se sont déclenchés, expliqua l'homme derrière son bureau. Les victimes, crédules, sont souvent des personnes âgées qui croyaient ingérer des élixirs de jouvence, mais nous avons recensés d'autres cas. Apparemment il s'agit de la variation du même médicament, mais son action varie selon la quantité et la personne. Il est cependant impossible d'en connaître facilement la composition. Nous aimerions que vous retrouviez qui vend de tels produits dans notre village et que vous l'appréhendiez.

Je fis la moue. Une telle mission me semblait un peu simple pour quelqu'un de ma trempe. Néanmoins je ne pouvais me permettre de faire la fine bouche. Une semaine de beuverie et mon porte monnaie s'en portait plus que mal. Je décidai de faire un premier arrêt à l'hôpital pour demander à ces patients atteints s'ils savaient qui leur avait vendu la camelote qui les avait mis dans cet état. Il s'agissait de victimes au profil vulnérable. Des personnes âgées, donc crédules et dont le système immunitaire n'était plus aussi performant que par le passé.

Je me présentai à l'accueil, et une infirmière accéda à ma requête avec le sourire. Des quelques patients concernés, seuls deux d'entre eux étaient dans un état tel que je ne pourrais communiquer avec eux. Par contre les autres étaient parfaitement capables de suivre une conversation. En quelques heures, je sus que l'homme que je cherchais avait entre trente et quarante ans, le physique assez passe partout (yeux bruns, cheveux bruns, peau claire, la taille moyenne), qui se baladait dans divers quartiers de la ville avec une charrette, qui vidée et retournée lui servait d'étal.

Ce fut lorsque je rencontrait le dernier patient que je compris que la crédulité n'était pas uniquement fonction de l'âge de l'individu. Je clignai des yeux face à l'Inuzuka râblé allongé dans les draps. Sur son visage couvert de sueur, les triangles rouges ressortaient avec netteté sur sa peau pâlie. Allongé au pied de son lit, son chien releva la tête à mon entrée, et me salua d'un aboiement bref avant de retourner gémir en fixant son maître.

- De toutes les personnes que je connais, je ne pensais pas que tu me rendrais visite, la rouge ! haleta-t-il.
- Et de tous les patients que j'ai visités cet après-midi, tu dois bien être le plus idiot, soupirai-je.
- Oh ça va, c'est qu'une toute petite erreur de rien du tout.
- Certains des autres qui ont consommé la même chose sont dans le coma !

Je sortis la bouteille de ma poche. Elle était vide au tiers. Il s'était vraiment enfilé une quantité aussi énorme de ces choses nauséabondes ? Si j'étais déjà agacée qu'on puisse profiter de la sénilité de certaines personnes, j'étais encore plus désireuse de rencontrer ce charlatan maintenant qu'il s'en était pris à un de mes amis. Bon, cet idiot l'avait cherché, mais au moins j'avais une piste.

- Dis, ça te dérangerait de promener un peu Bonta ? Je eux pas trop bouger d'ici, tu sais ?
- Tu en as encore pour combien de temps ?
- Je sais pas trop, les médecins m'ont rien dit. Et tant que je reste ici, je peux recevoir la visite de jolies filles comme toi, se rengorgea-t-il avec un sourire canin.
- Ne prends pas ça pour une habitude, souris-je. Et il n'y a pas de souci, j'aime bien les animaux.
- Le prends pas mal, mais la tapette et moi on pensait que tu pouvais pas nous saquer. Tu avais toujours l'air de bouder pendant l'examen. Pourtant t'es une chique fille. Et t'as une de ces descentes que je remonterais pas à pied, crois-moi !
- Ce n'était pas vraiment contre vous. J'ai juste... du mal à me lier avec d'autres personnes.
- Tu nous en parlera un jour ?
- Peut-être.
- Flanque une raclée à ce connard de vendeur de ma part, d'accord ?

Il n'avait pas besoin de demander. Je fis un signe de la main au chien pour qu'il me suive. Cette bête était vraiment énorme. Son échine arrivait presque au niveau de ma hanche ! Dans le couloir, je hélai une infirmière à qui je demandai de remettre les pilules à un de ses supérieurs pour les faire analyser. Je sortis profiter de cette fin de soirée estivale, la bête trottant sur mes talons. Après quelques temps d'errance dans les ruelles, un snack acheté à un marchand en passant, l'idée que j'avais un chien usé pour la traque à mes côtés me frappa.

Je m'agenouillai près de lui. Il n'avait certainement pas sur lui quelque objet de ma cible. Mais au cas où je lui demandai s'il pouvait me conduire là où son maître avait acheté la boite de pilules. Il lança un bref jappement avant de me lécher le visage d'un grand coup de langue. Puis il partit en trottant et je le suivis. Le canidé accéléra brusquement et j'eus grand peine à maintenir ma vitesse. Ce n'était pas ma spécialité. Je pouvait me montrer rapide s'il le fallait, en puisant dans mes larges réserves de chakra pour améliorer mes performances physiques. J'étais meilleure dans tout ce qui était force brute, et j'encaissais bien les coups.

Le chien s'arrêta et j'eus tôt fait de me dissimuler dans un renfoncement. Dans la rue, un âne marchant au pas tirait une charrette pleine de bocaux qui tintaient les uns contre les autres. Bonta aboya avec force et l'homme qui conduisait arrêta son attelage pour fixer l'animal. Dans la lumière tombante du crépuscule, je ne pus distinguer sin visage. Silencieusement j'entamai l'ascension du mur aveugle contre lequel je m'étais plaquée.

Combien de fois m'étais-je aventurée dans les ruelles de la ville que je connaissais comme ma poche ? Je n'aurais pu les compter. Planifier, patienter et passer à l'action, ça, je savais faire. Cette soif d'information sur mon passé m'avaient permis d'améliorer mes capacités dans tout ce qui était infiltration et espionnage. Peu d'entre nous se spécialisaient dans ces domaines, pourtant essentiels. Malheureusement je n'avais pu faire mes preuves car recluse dans la ville par un individu haut placé. Qu'avait-il prévu pour ma vie, et pourquoi la dirigeait-il ainsi ? Je n'arrivais pas à comprendre.

Mes doigts parcourus de chakra se fixèrent aux tuiles du toit. En contrebas l'homme avait repris son avance, essayant vainement de chasser le chien qui lui aboyait après. Pour vendre ses mixtures sous le manteau, il lui fallait de la discrétion. Je me hissai avec force, tâchant de rester silencieuse. Je me coulai entre les cheminées, enjambant d'un bond les ruelles sombres en contrebas. L'homme avait abandonné tout espoir de discrétion et avait lancé sa bête à pleine vitesse. Je me mis à courir.

Je connaissais les moindres recoins de la ville. Les yeux bandés j'aurais su me reconnaître sans mal. Il n'y avait guère de route qu'il pouvait emprunter avec son chargement sans ralentir l'allure. Il éviterai les rues marchandes, c'était sûr, et les rues trop étroites. Il n'y avait guère de chemins menant là où on pouvait cacher une charrette. Et je pouvais suivre chien et chargement au bruit qu'ils faisaient.

Je formai deux clones qui prirent chacun une des deux routes que j'estimais possible par élimination. Je continuai de courir vers le point de la ville que j'avais choisi, laissant mes doubles se fondre dans la nuit tombante. Si j'avais su, j'aurais apporté une tenue de camouflage plus adaptée. La veste, c'est bien quand on veut jouer les officiels, ou pour parer des projectiles. C'était inutile lorsqu'il s'agissait d'être camouflée. Mais je ne pouvais pas me permettre de perdre quelques précieuses minutes.

Je laissai glisser les kunais cachés dans ma tenue pour en saisir les manches. Sans me retourner, je savais que quelqu'un m'observait. Je tâchai de conserver mon observation des ruelles esseulées tout en surveillant les mouvements de l'intrus. Quelqu'un se posa près de moi et la tension quitta un peu mes épaules. ANBU. Je rengainait mes lames.

- Une raison pour laquelle un Chuunin se dissimule sur les toits de son propre village ? demanda une voix féminine assourdie par le masque sur son visage.
- Une mission, répondis-je simplement.

Mes yeux s'écarquillèrent lorsque je sentis un de mes clones se désagréger en une vive lueur. Mon suspect n'avait pas eu le temps de crier avant de sombrer dans l'inconscience. Non loin de là, un chien aboyait.

Je n'attendis pas que le membre des services spéciaux me donne congé et plongeai sur les pavés, ignorant la légère douleur que j'infligeai à mes jambes par ce rude atterrissage. Je savais que mon second clone serait là avant moi pour appréhender ma cible. L'ANBU n'avait pas bougé de son perchoir, mais son masque d'oiseau était clairement tourné vers moi. Dans les lumières de la ville on eut dit un faucon prêt à fondre sur moi. Je continuai ma course tout en me demandant si la paranoïa de cette kunoïchi était bonne pour la sécurité de la ville ou tout bonnement agaçante.

Mon clone était déjà en train d'entraver l'homme. Une fois que je fus sur les lieux, il se volatilisa, laissant dans l'air une légère odeur de grillé et un peu d'électricité statique. Je voyais les poils du chien se dresser sur son dos. Après m'être assurée d'un bon coup sur sa nuque qu'il resterait bien inconscient pour un bon moment, je m'installai sur la place du conducteur avant de reprendre les rennes.

On m'observait toujours, et ça mettait mes nerfs à vif. Je conduisis l'attelage jusqu'aux bureaux d'Interrogation et Torture tenus par le chef du clan Yamanaka et le redoutable Morino Ibiki. Ce dernier me connaissait bien vu que j'avais échoué plus d'une fois dans son service après m'être fait prendre dans des endroits où je n'avais visiblement rien à y faire. Et qu'il avait visiblement peu apprécié le surnom que je lui avais trouvé en découvrant "par hasard" des informations compromettantes sur une de ses soirées arrosées.

Je toquai à la porte et quelqu'un de grommelant m'ouvrit la voie.

- Si c'est pas la petite Yuki-chan ! lança l'exécutant. C'est rare de te voir de ce côté de la porte.
- J'ai un "paquet" pour vous.
- A quel sujet ?
- Vente de médicaments illicite. De ce que j'ai entendu il travaille seul, mais vu la quantité que j'ai trouvé dans son chariot, j'ai bien peur qu'on ait affaire à quelque chose de plus grand.
- Je vais envoyer des gars pour la marchandise. Tu as besoin d'aide pour porter ton paquet ?

Je jetai un coup d'œil au type inconscient. S'il avait été réveillé et agité, ça aurait été une tout autre paire de manches. Mais avec un clone ça devrait passer. Une truffe froide buta contre l'arrière de mes genoux et je retins un cri de surprise. Je l'avais oublié lui !

- Je devrais pouvoir me débrouiller, affirmai-je.
- Très bien, attends deux minutes, s'il te plait.

Je m'appuyai contre le mur, mes yeux fixés sur les hauteurs de la ville. Quoi qu'elle veuille, cette ANBU semblait toujours dans les parages. Je n'étais pas mauvaise pour ce qui était de la détection de chakra, suffisamment pointue pour savoir qu'elle continuait à m'observer. Mais j'eus beau scruter la pénombre et les cachettes que je connaissais, il m'était impossible de la retrouver. Si son intérêt pour ma personne était purement professionnel, sa curiosité aurait dû être satisfaire par la conversation que je venais d'avoir. Si ce n'était pas le cas...

La porte s'ouvrit de nouveau et quelques membres mineurs du service arrivèrent pour s'occuper de l'attelage. Quelques uns qui me connaissaient de vue m'adressèrent un bref salut de la main auquel je répondis par un hochement de tête et un sourire. Quelqu'un s'approcha de moi et tendit son poing vers moi. Inomaru.

- Je ne savais pas que tu travaillais-ici, remarquai-je en choquant mon propre poing contre le sien.
- Ma famille est très liée à ce secteur, Koyuki-San. Et n'étant pas très friand des missions en solitaire...
- Chacun ses choix de carrière, fis-je en me dirigeant vers le "paquet".

Sans un mot, le blond se saisit des cordages sous les épaules tandis que je me chargeai des pieds avant de me diriger à l'intérieur du bâtiment. Nous étions totalement en train de violer les droits de l'homme de ce pauvre hère, et cela semblait troubler mon camarade de promotion au plus haut point. Au moins était-il plus responsable que moi, vu qu'il ne s'était pas torché comme je l'avais fait. Nous déposâmes l'homme dans une des salles d'interrogatoire et je défis les liens qui le maintenaient. Son corps manqua de s'affaler par terre et je vis Inomaru le réveiller d'une légère poussée de chakra dans son organisme.

Il papillonna des yeux un moment et nous le laissâmes dans la salle d'interrogatoire avant de fermer la porte derrière nous. Je déclinai le café que me proposa le blond. Je n'avais aucun goût pour cette boisson amère. Étouffant un bâillement, je décidai que de donner mon rapport au service concerné attendrait bien le lendemain matin.
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MessageSujet: Re: Marchand Malhonnête   Mer 16 Juil - 13:47
Analyse : Très bonne mission ! C'est original, agréable à suivre et assez réfléchi (+2), on voit que tu fais l'effort d'introduire le sujet et de faire un rapport entre la vie privée de ton personnage avec sa carrière, j'aime beaucoup la façon dont tu racontes l'histoire. La mise en page est correcte, on regrette un peu l'absence de couleur pour les dialogues, mais ce n'est pas très grave !
Expérience gagnée : 5+2 = 7 points d'expérience à ajouter !

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J'ai connu les ténèbres assez longtemps pour guider mon village vers la lumière, en tant que septième Hokage j'accomplirai mon devoir et protégerai mon peuple.
 

Marchand Malhonnête

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