« Ceux qui ne respectent pas les règles sont considérés comme des moins que rien mais ceux qui abandonnent leurs amis sont encore pires. »
 

 Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]

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MessageSujet: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Ven 19 Juil - 3:38
Je n'ai pas hésité une seule seconde à revenir au pays, ma conscience me dit que je suis fou de refaire surface dans le village que j'ai déserté il y a maintenant quatre ans, mais mon corps ne peut pas s'arrêter. Je ne peux pas me permettre d'échouer sur cette mission, j'ai tant de choses à rattraper sur mon passé, tant de chose à lui demander ! C'est bien simple, d'habitude je ne suis pas du genre à me bouger pour effectuer une mission, mais là j'ai reçu l'information et c'est comme si ma vie avait été chamboulée rien que par cette annonce, je peux encore ressentir les frissons aujourd'hui, alors que cela fait trois jours que nous avons quitté le pays de la pluie. Oui je dis nous, car je ne suis pas seul, je suis peut-être totalement dingue d'être revenu ici mais je ne suis pas complètement inconscient.

- Flash Back -

Depuis quelques mois nous avons réuni assez de fonds pour nous payer un informateur, c'est très utile, plus besoin de faire l'esclandre pour se faire connaître et fini la galère pour trouver les missions, ce mec nous déniche tout. D'après ce qu'il m'a dit il travaillait autrefois dans les services secrets d'Ame gakure no satô, il a été fait prisonnier pendant la guerre à Kumo puis on l'a libéré et on lui a proposé de travailler dans les archives du village. C'est là que je l'ai rencontré, il m'a fait part de son ennui de ne pas pouvoir exercer ses anciennes fonctions, je lui ai alors proposé de rejoindre Kyuuseishu mais il ne se sentait plus capable de se battre, alors il a décidé de voler des ordres de mission ainsi que des documents pour notre compte puis il convainc le client de lui donner l'argent en main propre pour ensuite nous le retransmettre.

Bref, tout ça pour dire que jusqu'à présent il a toujours été fidèle et loyal à son poste, je l'attends aujourd'hui dans mon bureau pour qu'il me fasse part de ses trouvailles. J'entends une porte s'ouvrir, il est là, je souris et le laisse s'approcher de moi avec sa grande sacoche. Il déballe quelques parchemins contenant des ordres de mission de A à D puis quelques documents dont une photo où je découvre le corps d'une femme mutilée, fatiguée et rouée de coups. Ma main tremble, même si elle est affreusement amochée, je reconnais ses traits, ses yeux...Voyant que je suis intéressé par l'image, l'informateur me dit.

« Cette dame a été aperçue attachée à l'arrière d'un bâtiment de pêche, elle est rouée de coups parce qu'elle a osé réclamer ses deux fils qu'on lui aurait enlevé, aux institutions du village caché de la brume. Bien sûr, tout ça est top secret en théorie, personne ne doit savoir que certains membres véreux du gouvernement de Mizu no kuni ont encore de vieilles rancunes datant de la troisième grande guerre Shinobi. Ah elle est bien belle la paix dont tout le monde parle.
- Merci...Ecoutez, je vous donnerai votre salaire plus tard. Je dois m'en aller !
»

Je lui arrache littéralement la photographie des mains et je cours comme un dératé dans le repère, je fonce dans ma chambre et enfile mon sac de voyage toujours prêt - parce qu'on sait jamais - puis reviens dans le couloir, j'ouvre toutes les portes les unes après les autres, espérant trouver mon équipier. La plupart des salles sont vides, où est-ce qu'il a encore filé celui-là ? Je le trouve finalement entrain de manger dans la salle de repos, on a pas le temps pour ça, il faut y aller tout de suite, on peut encore la sauver..Enfin, peut-être.

« Odoki, tu mangeras plus tard, j'ai une urgence, je t'expliquerai en chemin. Ne t'en fais pas pour les provisions et ton équipement, ton sac est dans le hall. »

Sans plus attendre, je lui saisis le poignet et le tire vers l'extérieur de la pièce, nous longeons le couloir et c'est lorsque nous franchissons enfin le hall que je me résigne à lui lâcher le bras. Je sais qu'il exècre mes manières, que je suis un abruti fonceur à ses yeux, mais aujourd'hui je n'ai vraiment pas le temps de l'écouter me faire des reproches. Je ne regarde pas derrière moi, je sais que même s'il lui arrive d'éprouver de l'aversion pour mon comportement et pour moi-même, il me suivra car je suis le seul qui parvient à lui donner un sentiment de camaraderie.

Nous avons passé la journée à courir entre les arbres sans nous arrêter, je suis exténué mais je n'en laisse rien paraître, la mission avant tout. La frontière du pays de la pluie a été franchie depuis une bonne heure maintenant, nous allons maintenant entrer dans le pays du feu et le traverser le plus rapidement possible pour embarquer pour Kiri. A la tombée de la nuit, nous négocions avec des marchands ambulants qui allaient dans la même direction que nous afin qu'ils nous transportent dans leur charrette tirée par des ânes ou des chevaux, cela nous permettait de progresser plus rapidement. Je sens derrière moi l'ancien Ninja d'Oto reprendre des forces en mangeant, pour ma part je n'ai pas le coeur à ça et je tente alors de fermer les yeux jusqu'au lendemain à l'aube où nous reprendrons la route.

- Fin du flash back -

Et nous revoilà trois jours plus tard après un long voyage, à environ cinq kilomètres de mon village natal, je sens la brume matinale me caresser le visage, un peu comme si elle me reconnaissait et m'accueillait de nouveau chez moi. Je secoue la tête, je n'ai plus aucun lien avec Kiri gakure comme en témoigne le bandeau rayé que je porte sur mon front. Néanmoins ce n'est pas le moment de jouer aux provocateurs, je décide de l'enlever et de le ranger dans mon étui à shuriken. J'ai plutôt bien grandi depuis quatre ans, mes traits sont devenus ceux d'un jeune adulte, mes cheveux ont un peu poussés depuis mon dernier voyage ici et j'ai beaucoup maigri, entre les soucis et les entraînement, tout s'est enchaîné assez rapidement.

Je décide de m'arrêter là, il n'est pas prudent de continuer notre route sans couverture à présent. Etant un ancien Ninja - bon d'accord je n'étais qu'un aspirant - de la brume, je sais qu'ils ont des gardes positionnés un peu partout autour de l'archipel principal et même dans l'eau, les Shinobis de ce pays sont des experts en camouflage. Nous avons choisi de faire escale sur un petit îlot afin de ne pas débarquer avec le bateau qui transporte les touristes qui sont tous largués dans un centre très sécurisé avec beaucoup de soldats qui contrôlent méticuleusement nos papiers...que nous n'avons pas bien entendu. Comme il s'agit d'un petit hameau de pêcheur, je ne trouve aucune difficulté à trouver une barque dans laquelle je saute après avoir coupé la corde qui la rattachait à la rive. C'est dans ce genre de situation que j'apprécie le calme et la patience d'Odoki, depuis le début du voyage il ne m'a pas posé de question car il voyait que j'étais très concentré. Alors que je commence à ramer, mon partenaire s'assoit silencieusement à l'opposé de ma position pour tenir la barre, je soupire alors.

« J'imagine que je te dois des explications, désolé de t'annoncer l'objectif de la mission si tard, surtout que c'est peut-être inutile maintenant. »

Mon coeur bat la chamade, je prends une profonde inspiration avant de souffler quelques mots à mon équipier. Il va sûrement me prendre pour un parfait égoïste lorsqu'il entendra ce que je veux faire, surtout qu'il est fortement probable que nous ne soyons pas rémunérés pour cette tache puisque le client que je sers n'est autre que moi-même, pourtant j'ai senti le devoir de secourir cette femme. Peut-être qu'elle est déjà morte de ses blessures ou qu'ils l'ont tout simplement tué, je n'en sais rien mais je sais qu'en partant du repaire je voulais m'assurer de voir au moins son corps.

« Eh bien comment te dire, notre informateur m'a rapporté une photo il y a trois jours de ça, au début je n'étais pas sûr mais lorsqu'il m'a expliqué la situation, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait de ma mère. Regarde, ils l'ont torturé parce qu'elle a voulu reprendre ses deux deux fils. Quand je suis né, à la fin de la troisième guerre Ninja, ils l'ont chassé du village car elle venait d'Iwa. Ils lui avaient promis que Yukio et moi seront élevés par notre père, mais une fois qu'elle était partie ils ont exécuté notre père sur la place publique. J'ai été élevé par un moine comme je te l'ai déjà raconté, mais la quatrième guerre l'a emporté lui aussi. Et mon frère a disparu en même temps, je ne sais toujours pas s'il est encore en vie. Tu comprends, ma mère c'est mon dernier espoir, je pensais que je ne la retrouverai jamais et là on m'offre cette opportunité. Je suis vraiment désolé Odoki, si tu pensais que c'était une mission où nous allions gagner gros pour Kyuuseishu, ce n'est pas le cas... »

Je rougis de honte, je n'ai jamais aimé mentir à mon coéquipier de cette manière, à vrai dire je ne lui avais encore jamais menti depuis le début de notre collaboration, ce n'était pas utile. Mais si je lui avais expliqué la situation avant, je crois que j'avais peur qu'il cesse de me suivre et décide de revenir sur ses pas, c'est lâche de ma part car maintenant il ne peut plus faire demi-tour mais je voulais m'assurer qu'il reste avec moi pour cette mission, il est le seul en qui j'ai vraiment confiance en ce monde. Je continue de ramer tête baissée, nous allons bientôt arriver au quai où seulement trois Ninjas nous attendent. Il s'agit d'habitude d'un quai destiné à accueillir les marchandises de petite valeur et non des passagers, si on s'y prend bien alors nous pourrons pénétrer dans le village sans problèmes. Je rehausse mon regard vers Odoki et lui fait un bref signe de tête, une fois arrivé là-bas, je lui ferai le même geste et il sera temps d'attaquer.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Ven 19 Juil - 13:37
« Itadakimasu ! »

Mon ventre grondait rien qu’en voyant le plateau repas, et j’en salivais même d’avance. Certes, ce n’était pas un repas de grand luxe, mais je m’étais fait plaisir en prenant de la nourriture un peu plus intéressante et bonne pour aujourd’hui. Mais je mangeais seul cette fois-ci, vu que Hideaki était avec l’informateur, je crois. Certainement en pleine discussion concernant les missions que notre nouvel allié a dû obtenir. C’était important, mais peu importe, Hideaki s’occupe de ça, et moi pour le moment, je vais m’occuper de mon ventre qui a faim. J’ai donc commencé a attaqué le plateau repas. Et au moment où j’allais manger un Onigri, je senti une force me prendre et me trainer en-dehors de la pièce. En voyant mon repas s’éloigner, je ressenti un grand ennui par rapport à la situation. Une impression de déjà-vu… Cela ne pouvait être que Hideaki venu m’enlever à mes divertissements pour je ne sais quelle raison. A l’écouter, cela semblait important. Tant pis. Je finissais quand même la boulette de riz que j’avais en main pendant que mon camarade me trainait dans les couloirs.

Puis lorsque nous atteignons le hall, il me lâcha. Je fis alors une roulade arrière puis utilisa mes appuis pour me remettre sur pied. Je récupérai mon sac qu’il avait préparé, puis je me mis à la suivre, Hideaki étant aussitôt parti dehors. Nous passâmes la journée à courir, ce qui m’impressionnait. Mais il n’y avait qu’une raison à cela : il devait être pressé. Puis lorsque la nuit arriva, le jeune homme aux cheveux bleus foncés demande à quelques marchants itinérants passants par là s’ils pouvaient nous prendre dans leurs charrettes. Preuve en plus d’un empressement certain. Mais au vu de la direction, nous allions vers Kiri. Le village d’origine de mon ami. Il ne m’avait encore rien expliqué, mais il me le dira certainement très bientôt. En attendant, je sortais des rations car désormais, j’avais horriblement faim. J’allais en proposer à Hideaki, mais lorsque je vis que celui-ci semblait dormir, je le laissai tranquille, et me laissa moi aussi porter par les bras de Morphée quand j’eusse finis de manger.

Quelques jours plus tard, nous étions assez proches du village de la Brume. Je suivais en silence mon camarade jusqu’à ce que nous montions dans une barque. Il s’occupait des rames, donc j’allais diriger le bateau. Certainement jusqu’au quai qui se trouvait plus loin. Et pendant ce petit voyage, il m’expliqua enfin la raison du départ. Il s’agissait donc d’aider sa mère, qui semblait gravement blessée. Et il avait peur de ma réaction. Donc non-seulement il craignait d’être égoïste, mais apparemment je suis quelqu’un dont il a besoin, qu’il compte sur moi. Sinon pourquoi m’aurait-il pris ainsi sans le moindre mot depuis notre départ ? Je lui tapotais légèrement le front avec mon index, avant de lui répondre :

« Tu crois vraiment que je vais être déçu ? Je sais ce que c’est, quand même, une famille. J’ai perdu ma famille, non, mon clan tout entier, alors si tu peux toi avoir encore de la famille, ce sera bien pour toi. »

J’esquissai un sourire avant d’étouffer un bâillement arrivé subitement. L’air est humide et un peu lourd… Plus lourd qu’au Pays de la Pluie. Finalement, nous nous approchons du quai, et Hideaki me fit un signe de la tête. Il m’invitait à me préparer à attaquer. Je me mettais en position alors pour sauter, préparant mon chakra au niveau de mes jambes. Il y avait trois ninjas, et aux alentours, un bâtiment. Parfait. Puis lorsque Hideaki me fit de nouveau signe, je sautai de la barque sur la terre ferme, et le temps que les ninjas comprennent ce qui se passait, j’avais pris mon souffle, fais une mudra et j’avais relâché des ondes sonores pour les projeter contre le bâtiment. Les voilà inconscients, assommés. Mais je ne savais pas quoi faire d’eux. Je ne savais pas non plus combien de temps ils resteront inertes ainsi.

« Mmh… Hideaki, je te laisse voir ce qu’on fait de ces gardes. Et je ne connais pas le coin, donc je te suis. »
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Sam 20 Juil - 15:02
Je n'ai jamais autant eu honte de ma vie, vous vous rendez compte, j'ai dû mentir à mon seul et unique camarade pour parvenir à mes fins ? Lui faire des cachotteries, autant dire que je n'aime pas ça, que doit-il penser de moi maintenant ? Si on ne peut pas faire confiance en ses coéquipiers, vers qui dont doit-on se tourner ? Je baisse le regard en même temps que je termine ma tirade, je m'attends à un sermon de la part d'Odoki et le tout serait amplement mérité mais à ma grande surprise, l'ancien Ninja d'Oto m'adressa ses voeux de réussite de la mission d'un ton compatissant.

Il se contentera d'un sourire en guise de réponse car nous arrivons à destination, je suis heureux qu'il comprenne ce que tout ceci représente pour moi car de nombreux Shinobis n'ont aucune notion de compassion, je ne leur jette pas la pierre, beaucoup d'entre eux sont nés orphelins et n'ont jamais connu le bonheur d'avoir une famille autour d'eux. Je n'ai pas eu la chance connaître mes parents non plus mais j'ai été élevé par un prêtre qui m'a appris les valeurs morales, chose qu'un certain nombre de mes pairs n'ont pas. J'adresse un signe de tête à mon alter-ego, lui signalant qu'il devait se préparer à attaquer les gardes présents sur le quai.

Nous accostons tranquillement, un des hommes s'approche de moi et s'apprête à me dire qu'il ne s'agit pas d'un port destiné à accueillir des passagers. Mais j'anticipe sa réaction, je fais volte-face et pose ma main sur le crâne du garde puis dans la foulée, refais le même signe qu'avant à Takuya pour lui signaler qu'il est temps d'intervenir. Au même moment je libère mon chakra dans ma main et libère le feu bleu de ma paume, calcinant le corps tout entier de l'homme qui n'a même pas le temps d'hurler sa douleur.

En même temps que moi, l'autre membre de l'organisation Kyuuseishu avait sauté de notre embarcation pour rejoindre le quai et éliminer les deux derniers gardes qui étaient prêts à intervenir pour me bloquer. Je relâche le corps brûlé du type que j'ai attaqué il y a quelques secondes à peine, autrefois j'aurais éprouvé des remords à enlever la vie d'un Homme, aujourd'hui c'est devenu monnaie courante dans ma vie, néanmoins ce n'est pas le moment approprié pour se remettre en question, il faut qu'on se dépêche de sauver ma mère.

Je suis sur le point de partir quand mon partenaire me rappelle à l'ordre, il est vrai que nous ne pouvons pas laisser les trois corps sur le quai. Je me retourne et réfléchis un peu avant d'attraper le cadavre complètement consumé puis de le jeter à l'eau. Son corps disparaît alors de la surface et coule lentement vers les profondeurs de la mer qui entoure l'archipel. Un goût amer me traverse la bouche lorsque je me tourne vers les deux autres gardes qui sont juste assommés, je ne peux pas me résoudre à les tuer comme ça, ce serait lâche de ma part.

« Enferme-les dans un conteneur, quand ils auront repris suffisamment de forces pour sortir, on ne sera déjà plus dans ce pays. »

C'est à moi de jouer, Odoki ne connait pas le terrain alors je vais devoir le guider comme s'il était un aveugle. Alors que ce dernier s'occupe de mettre les corps inertes des gardes dans le conteneur, je regarde une dernière fois la photo où ma mère est séquestrée par des gens qui ne figurent pas sur l'image. C'est à quelques kilomètres de là, on devrait y arriver sans trop de problèmes, les rues que nous allons traverser sont assez fréquentées d'après mes souvenir, on ne devrait pas avoir de mal à se dissimuler dans la foule. Mon coeur se serre, dans quelques minutes je vais peut-être enfin voir la génitrice mais dans quel état ? Vivante, morte ? Le pire scénario envisageable reste celui où elle finit par perdre la vie au moment de nos retrouvailles. Takuya revient alors vers moi, je lui montre rapidement où est-ce que nous allons aller avant de lâcher sur un ton allègre.

« Fais en sorte d'être naturel, si on se fait remarquer par les Ninjas du pays on est mal. »

Je prends les devants et m'engouffre dans la ruelle reliée au quai pour enfin rejoindre le grand marché de poisson, c'est ici que sont fixés les prix et on peut faire de très bonnes affaires dans cet endroit. Je me souviens, quand Shiro ne voulait pas nous faire des sushis parce qu'il ne pouvait pas se payer un saumon plus d'une fois par moi, je venais ici et je volais. En rentrant à la maison, je feignais d'avoir travaillé quelques heures sur le marché pour avoir assez d'argent et acheter du poisson. De toute façon, les marchands ici avaient tellement de poissons que s'il en manquait un ou deux il ne remarquaient rien, ils étaient bien assez riches ! C'était comme ça que je blanchissais ma confiance. Je ne peux m'empêcher de sourire de nostalgie mais la réalité me rattrape bien assez vite.

Au milieu de la foule, je bouscule des gens en prenant bien soin de ne pas perdre mon coéquipier en avançant sur ma route, c'était bien plus facile quand je n'étais qu'un petit garçon haut comme trois pommes, je pouvais slalomer entre les jambes des passants, maintenant je les domine de quelques centimètres pour la plupart. Mais alors que je tente de passer à travers une masse de gens agglutinés autour d'un même stand, je percute quelqu'un qui m'oppose une certaine résistance. Surpris, je fais un pas en arrière, ce type, c'est mon ancien instructeur à l'académie, il est au courant de mes méfaits, il sait que je suis un déserteur.

Je n'attends pas une seconde de plus, j'attrape la main d'Odoki sans réfléchir et je fonce dans la première ruelle que j'aperçois. Néanmoins je sais que l'on va avoir des ennuis, il va sûrement donner l'alerte aux autorités et là, on est vraiment fichus. Mais à ma grande surprise, je constate qu'il a préféré nous suivre sans prévenir qui que ce soit apparemment, il nous coince dans un cul de sac, je n'ai pas le choix, je dois lui faire face maintenant...Comme un homme. Je lui lance un regard interrogatif, il prend alors la parole.

« Hideaki, tu pensais pouvoir revenir quatre ans après ta désertion sans avoir d'ennuis ? J'ai encore de vieilles rancunes contre toi tu sais mais je suis prêt à tirer un trait dessus si tu me prouves que tu es plus fort que moi.
- Kei-senseï...Je suis venu ici en paix, je ne veux pas de mal au village, je veux juste...
- Voir ta mère hein ? Je suis au courant de toute cette tragédie, elle est entrain de purger sa peine à deux kilomètres d'ici, j'ai même les clés du bâtiment où elle est détenue. Je te propose un deal, affronte-moi Hideaki, si tu gagnes alors je te donnerai mon trousseau mais si tu perds, les gardiens de prison s'occuperont de toi, déserteur. Ton petit camarade peut se joindre à nous s'il le désire, après tout je ne crains pas l'ami d'un loser.
»

Je sers les dents, pourquoi est-ce qu'il faut toujours que le passé m'empêche d'avancer ? Mais j'imagine que je n'ai pas le choix, je vais devoir affronter mon ancien professeur d'académie, il va falloir que je lui montre à quel point j'ai changé, je ne veux pas le tuer sauf s'il m'y oblige...et je connais ses tendances extrémistes. Je me tourne vers Odoki et jette ma veste par terre, l'heure du duel a sonné. Un sourire sadique voire malsain s'affiche sur les lèvres de mon ancien instructeur, il finit par me dire quelques mots en se ruant vers moi.

« Tu as toujours été un raté Hideaki, je vais te prouver une fois de plus que tu ne mérites pas d'appartenir à la classe des "Shinobis", je vais épargner à ta mère le spectacle d'avoir un fils aussi faible que toi. Le seul potable de ta famille, c'était ton frère le défunt Yukio ! »

Son coup de poing passe à côté de ma tête, je le repousse avec violence mais étrangement je n'éprouve aucun ressentiment. Je suis parfaitement conscient du fait que Yukio a toujours été meilleur que moi et j'en suis fier car il est mon frère. Comme prévu, il attaque beaucoup au corps à corps pour tester mes réflexes, je me demande quelle sera l'issue de ce combat, j'ai l'impression de me battre pour tout ou rien, j'ai tout à perdre dans ce combat mais tout à gagner de la même manière. Odoki, je veux lui prouver que notre équipe vaut mieux que les dons naturels.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Lun 26 Aoû - 4:59
Le temps à Kiri était vraiment humide, mais cette humidité n’avait rien à voir avec celui d’Ame. Ici, l’humidité laissait place à la brume grâce à la fraicheur de ce pays. En gros, il faisait plus froid ici qu’au Pays de la Pluie. Si bien qu’à un moment, je ne pus arrêter un éternuement. J’aurais du prendre quelque chose de plus chaud… Sauf que je risquai de nous faire repérer ainsi, je décidai alors de faire comme si de rien n’était et de rester mêlé à la foule, tout en suivant Hideaki. Ce dernier me l’avait bien fait comprendre avant que l’on entre vraiment dans la ville. Mais je ne pus m’empêcher de penser à un bon lait chaud tout le long.
Auparavant, nous nous étions infiltré dans le village de Kiri en assommant quelques gardes – sauf un qui fut éliminé par le feu de mon ami. Celui-là fut envoyé dans le lac pour cacher son corps, tandis que j’emmenai les deux autres dans l’un des conteneurs. Je les cachai bien avant de refermer correctement le conteneur et de rejoindre Hideaki.

Il y avait cependant beaucoup de monde dans le village, et ce fut dur d’avancer sans bousculer qui que ce soit. J’essayai donc de slalomer entres les passants, avançant aussi parfois en m’excusant quand je heurtai quelqu’un. Puis au bout d’un moment, je vis Hideaki se faire percuter puis peu après il m’emmena dans une ruelle adjacente. Etions-nous repérés ? Je ne l’espérais pas. Sauf que je remarquais qu’un homme nous suivait désormais, et nous fûmes bloqué par une impasse rapidement. Nous n’avions plus d’autres choix que de faire face à l’homme qui semblait connaitre Hideaki. Et cet homme, nommé Kei, nous proposais de le combattre pour gagner un trousseau de clé nécessaire à la mission. Mais cet homme abaissait mon ami en tant que « looser » ou de « raté ». Je serrai les points. Les faibles ne sont là que pour renverser les plus forts à un moment ou un autre. Il suffit d’être solidaire pour avancer. Et je vais aider mon ami à le battre, aussi lorsque celui-ci me regarda, j’acquiesçai pour lui dire que je combattrai à ses côtés.

Le combat se déroulait dans une impasse, aussi il était difficile d’agir en même temps. Mais après une série d’attaques au corps-à-corps entre Hideaki et notre adversaire, je m’immisçai dans le combat, aussi au corps-à-corps. Mais après une esquive, je fis un simple signe avant de lancer mon Shinra Sakebi. Mais il avait anticipé mon attaque et riposta sans attendre. Et son coup m’atteignit violemment. Je tombai à terre deux mètres plus loin. D’accord, il EST fort. Il va falloir changer de registre. Je me relevai et massai ma joue, douloureuse à cause du coup.

Je mis mes mains ensuite dans les poches de ma veste. Je pris deus shurikens dans chacune de mes mains et attendit que Hideaki attaque de nouveau et anticiper une opportunité pour les lancer. En attendant le bon moment, je gardais mes mains dans mes poches. Puis je les lançai lorsque je vis une ouverture. Je ne connaissais pas ce type, ainsi j’observais ces capacités pour le moment. Nous n’avions pas de temps à perdre, il faut trouver son point faible…
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Dim 1 Sep - 13:13
La dernière fois que j'ai vu cet homme, ce devait être devant la stèle commémorative en la mémoire de mon frère et des autres Ninjas morts au combat. Je ne lui avais pas parlé mais, aussi lointain fut-il, j'ai senti son regard se poser sur moi. Pour être honnête, je sais que ce n'était pas le seul à me regarder de cette manière là, j'avais envie de pleurer lors de la cérémonie, je venais de perdre tout ce qui m'était cher et là encore, on m'arrachait mes "derniers instants" avec mon aîné. Le prodige avait disparu mais l'inconscient, le raté, lui avait survécu par miracle. Je le sais, les habitants de ce village auraient largement préféré me voir partir avant Yukio, mais le destin ne leur a pas donné ce qu'ils souhaitaient tous en messe basse.

J'esquive les coups sans difficulté, sachant pertinemment qu'il n'utilise pas tout son potentiel pour l'instant, cherchant ainsi à me prouver qu'il est capable de me battre sans déployer son arsenal. Je connais bien Kei-san, j'anticipe ses mouvements avec une aisance qui me laisse moi-même confus parfois, ces gestes...J'ai le sentiment de les avoir répété des milliers de fois à l'académie, à chaque fois que j'écopais d'une punition, il me défiait au combat. La seule chose qui change, c'est qu'aujourd'hui, je ne suis plus un enfant, je suis un homme.

Au dernier moment - je l'avais presque oublié - je vois Odoki me faire signe de me décaler, je m'exécute presque immédiatement et lui laisse juste la bonne zone d'impact pour attaquer mon ancien professeur. Durant des mois voire des années, je me suis entraîné à me synchroniser au maximum avec mon partenaire de mission, aujourd'hui nous arrivons à un bon timing et c'est ce qui fait la force de notre équipe. Malgré tout, cela ne suffit pas pour briser les défenses de Kei, qui avait bien analysé mon retrait comme étant une ouverture pour l'offensive de mon compagnon d'arme.

Mon coeur se serre au moment où le Ninja de la brume frappe Takuya en plein fouet, j'ai beau avoir gagné en maturité de manière considérable depuis ma désertion, je crois que je resterai toujours au fond de moi ce garçon sensible et c'est bien pour ça qu'une larme m'échappe. Non, je ne veux pas me battre, cette "revanche" contre Kei n'a aucune autre saveur que celle de l'amertume, celle de douloureux souvenirs qui défilent sous mes yeux. Malheureusement, on dirait bien que je suis le seul qui ait des états d'âmes ici, une fois que mon équipier ne représente plus une menace lui, il replonge vers moi.

S'il n'y est pas contraint, je sais que mon ancien mentor ne fera aucun mal à Odoki, c'est après moi qu'il en a, pas après lui. Je prends une grande inspiration et me résigne à en finir rapidement, si je suis venu ici, c'est pour sauver ma mère, pas pour m'attarder avec lui. Ma main droite se cramponne sur le manche de mon sabre alors que j'esquive la feinte de Kei-senseï, permettant à l'ancien Shinobi d'Oto de lancer deux projectiles qui se plantent dans une planche en bois à quelques centimètres de nous. Ce combat m'exaspère plus qu'autre chose, je n'ai aucune de raison de me battre contre Kei. Je dégaine donc mon sabre sous les yeux exorbités de l'instituteur qui recule d'un pas avant de rire aussi ironiquement que possible.

« Non seulement tu te barres du village mais tu voles son patrimoine ! Allons Hideaki, nous savons tous les deux que cette arme ne t'appartient pas.
- C'était le sabre de Yukio, il n'appartenait pas à Kiri !
»

Je choisis de ne pas dévoiler mes flammes bleues pour l'instant, avec un peu d'entraînement, j'ai finalement réussi à venir au bout de leur maîtrise. Il lance une nouvelle attaque en empoignant un kunaï dans sa main gauche pour riposter et croiser le fer. Je le repousse après un intense duel de quelques secondes à peine, il saute une nouvelle fois sur moi sans me laisser le temps de reprendre mes esprits. Aussitôt, ma main est transpercée par l'arme blanche de mon ancien senseï, je pleure...mais pas à cause de la douleur, à cause de la signification de ce geste.

Nous restons ainsi durant un court laps de temps qui pourtant me paraît une éternité, une larme ruisselle le long de ma joue poussiéreuse alors que je sens le kunaï s'enfoncer dans ma chair et libérer un flot de sang. Presque instinctivement, nos regards se croisent une nouvelle fois alors que mon autre bras, par réflexe, se lève avec le sabre dans la main et vient se planter dans l'épaule gauche de Kei-san. Il recule, nous libérant de cette étreinte sanglante, aucun de nous ne pourra utiliser de mûdras désormais. Je jette un regard hésitant à Odoki, comme un appel au secours, lui demandant d'achever ce type car je n'aurais jamais la force de le faire moi-même.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Lun 2 Sep - 9:05
Plus cela allait, plus nous perdions du temps. Et nous avions encore plus de chance de se faire repérer. La ruelle dans laquelle nous étions restait assez loin de la rue principale, et le monde qu’il y avait pourrait nous aider à camoufler le bruit de la bataille. Mais le plus gros risque, c’est qu’en perdant du temps ainsi, la mère de Hideaki pouvait perdre de sa force, blessée comme elle l’était, et risquait d’en mourir… Malheureusement, je ne connaissais pas le pays et Hideaki était aux prises de notre agresseur…

La lutte entre les deux Kirijins continuaient, mais alors que mon coéquipier esquivait une attaque de l’ennemi, je pu avoir l’ouverture que j’attendais. Je sortis alors mes mains de mes poches pour lancer en tout quatre kunaïs. Mais notre adversaire avait encore une fois anticipé l’action, vu que l’attaque de ce dernier était une simple feinte. Il avait certainement prévu de feinter une ouverture pour me faire lancer mes projectiles. Ces derniers se plantèrent dans une planche pas très loin des deux combattants. Au final, Hideaki sorti son sabre, tout en cachant ses flammes, et retourna à l’attaque. Le combat de corps-à-corps fut intense, et alors que l’ennemi réussit à transpercer la main de Hideaki, ce dernier riposta rapidement en attaquant l’épaule. Après cette scène, les deux ninjas reculèrent, et Ryuku se tourna vers moi, larmoyant. J’avais compris le message.

Plus d’état d’âme. Il me demandait de le finir. Au début, je me retenais parce c’était à mon ami de décider quoi faire. Mais pour la deuxième fois, je devais supprimer mes sentiments volontairement. La première fois, j’étais encore un ninja d’Oto et ce fut Maitre Orochimaru qui m’aidait à contrôler mes émotions…

Flash-back

C’était un entrainement privé avec le chef, Orochimaru. J’avais 12 ans à l’époque. Le combat d’entrainement était en quelque sorte un test pour savoir combien j’avais progressé. J’attaquais sans relâche, tentant de trouver une ouverture dans la garde du Sannin. Et lorsque j’en trouvais une, je pris un kunaï et attaqua. Mais alors que j’allais donner le coup, j’eus une hésitation. Ce que je faisais pouvait être dangereux, je risquai de tuer mon bienfaiteur. Depuis un an, j’avais un chez-moi, et j’étais heureux. Je ne voulais pas le blesser. Et mon maître en profita pour contre-attaquer violemment. Son coup m’envoya à terre un peu plus loin.

« Imbécile ! Peu importe ton adversaire, tu hésites, tu meurs.
- Mais…
- Je veux que tu me combattes comme si j’étais un ennemi. Tu dois vouloir me tuer !
- Mais je ne veux pas vous tuer !
- Alors c’est toi qui mourras !
»

Sa déclaration me fit peur, et il m’attrapa au niveau de la gorge avec sa langue. Je tentai de me dégager, en vain. Alors, dans un élan de survie, j’attrapai un kunaï et le lançai vers mon maitre. Et le projectile l’atteignit au niveau du cœur. Son emprise se desserra, et je crachotais et toussai pour respirer. Puis je vis Orochimaru, à terre. Paniqué et pleurant, je m’approchai de son corps. Qu’est-ce que j’avais fait ?

« Voilà, c’est bien mieux. »

Tel un serpent, le Sannin utilisa sa technique de régénération et changea de peau. La joie et la colère s’unirent en le voyant. Je ne savais plus quoi ressentir. Et c’est ainsi que commençai ce processus de destruction des sentiments. Du moins, pas tout, je les avais gardé quand même, mais je ne combattais plus avec un état d’âme.

Fin de flash-back

« Par ici ! »

Je pris un kunaï dans ma poche, et l’envoyai sur notre adversaire. Celui-ci le para mais j’en profitai pour attaquer. Ralenti par sa blessure, je fis jouer ma vitesse pour le dominer. Il n’arrivait plus à se défendre correctement, et lorsque je vis la planche avec les shurikens, je savais comment en finir. J’enchainai alors avec un uppercut pour le faire vaciller, le contournai puis utilisa le Shinra Sakebi pour le propulser sur la cible. Vu la puissance de l’attaque, s’en était fini de lui. Le combat était terminé. Pendant qu’il agonisait, je pris le trousseau de clé et le fourra dans ma poche. Puis lorsqu’il fut mort, je me tournai vers Hideaki. Je pris alors un kunaï, déchira un pan de mon tee-shirt, puis fis un bandage simple pour la main de mon ami. Nous n’avions plus qu’à continuer notre chemin.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Mer 16 Oct - 9:49
C'est étrange, j'ai presque l'impression de passer pour le méchant dans l'histoire cette fois. Moi qui m'étais promis de vivre et de me battre pour la justice dont je n'ai moi-même jamais pu bénéficier afin d'assurer un avenir meilleur aux générations futures de Shinobis, j'ai maintenant la sensation d'être l'intrus, celui qui empêche le bien d'opérer et ça me fait franchement mal au coeur. Je regarde Odoki prendre le relais dans le combat avec une certaine amertume, j'aimerais tellement être celui qui n'est pas à blâmer, mais j'imagine qu'il faut que je paie pour mes erreurs d'enfant. J'ai été un garnement, mon frère a été ce Ninja exemplaire que tout le monde admirait, j'ai mené indirectement Yukio à la mort et mon âme innocente est morte à ce même moment.

J'ai mal

J'aimerais que les autres comprennent ma douleur, que tout s'échappe dans un excès de rage et puis recommencer à zéro, je veux renaître. Mes yeux perçoivent difficilement le combat qui se déroule pourtant sous mes yeux ou presque. Je n'interviens pas, je laisse tout à mon compagnon d'arme, au final rien n'a changé, je finis toujours par me reposer sur les capacités de quelqu'un de plus doué que moi quand je n'ai pas la force et le courage d'aller au bout de mes actes. Je veux réaliser mes rêves mais je ne sais pas comment m'y prendre avec ça, je me sens tellement faible.

Mes larmes continuent de rouler sur mes joues, mon coeur se serre en même temps que mon poing, lorsque la vision de mon ancien professeur ensanglanté parvient jusqu'à mon cerveau. J'essuie les perles salées d'un revers de manche et me dirige lentement Odoki, l'air honteux, c'est moi qui ai pris l'initiative de partir en mission et je suis incapable de faire face à la moindre difficulté lorsque celle-ci est relative à mon passé. Je m'apprête à continuer la route en silence lorsqu'un contact chaleureux vient à la rencontre de ma main blessée. Je me retourne vivement, puis je souris au moment où Takuya referme un pan déchiré de son T-shirt sur ma plaie, je suis vraiment un boulet.

« Merci... »

Un doux vent vient balayer la ruelle alors que je me dirige instinctivement vers le cadavre de Kei-senseï. Je soulève doucement son corps lourd et couvert de blessure pour le tourner sur le dos et m'approprier des clés placées dans une des poches de sa veste. Alors que mon frère d'arme m'attend un peu plus loin, j'attends qu'il me lâche du regard un bref instant pour fermer les yeux de l'instructeur à l'académie. Une dernière pensée pour lui vient effleurer mon esprit "Je suis désolé". Néanmoins, je n'arrive pas à émettre un son dans la réalité alors je retourne auprès d'Odoki, comme si rien n'était et reprends les devants, mère...attend-moi.

J'ai mal

Encore une fois, des bribes de souvenirs me reviennent à l'esprit alors que nous quittons discrètement la ruelle où repose le corps de mon ancien mentor. Des images principalement, mais également des voix, mon frère et Keï-senseï à l'entraînement, mon frère et Kei-senseï au lac. Je secoue machinalement la tête pour sortir tous ces parasites de mon esprit puis je continue ma route avec plus d'assurance, logiquement on ne devrait pas être très loin de l'entrepôt. Un cri retentit alors, c'était une femme, les battements de mon coeur s'accélèrent, de la sueur coule en abondance sur mon front.

J'ai peur

Je me précipite vers l'endroit où semble provenir le hurlement, sans réfléchir, je fonce sans vérifier si Odoki est toujours derrière moi, elle est encore en vie ! Mais dans quel état ?! Je sors nerveusement le trousseau de clé volé il y a quelques minutes à peine à mon ex-instructeur et me dirige vers l'entrepôt vers le plus proche. J'essaie toutes les clés mais aucune ne semble convenir. Je commence à marteler la porte de coups de poings par ma colère, je ne peux pas échouer maintenant. J'enchaîne une clé après l'autre sans me soucier du fait que j'ai déjà essayé ou non, la panique m'envahit, c'est mauvais signe...Je vais perdre le contrôle de mes émotions et...ENFIN LA BONNE ! Je m'empresse d'ouvrir la porte et là, un terrible spectacle m'attend...

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Sam 26 Oct - 13:30
Après le combat contre notre « obstacle », un type qui était apparemment un instructeur de mon équipier et ami, Hideaki. Sur ce combat, j’avais dû combattre sans penser à rien d’autres que notre mission et ce « pauvre » homme en a subit les conséquences. C’était en tout cas, à mes yeux, encore un type inutile au monde. J’avais cet avis depuis notre rencontre, et je ne m’étais retenu que parce que c‘est Hideaki qui mène la danse ici, j’étais là pour l’aider mais surtout le suivre. Il me demande d’achever quelqu’un ? Je le fait, sans état d’âme. Et cela faisait longtemps que je n’avais pas combattu ainsi. Cela m’a ramené des souvenirs d’une période où j’avais mon chez moi, que j’ai perdu encore une fois par l’égoïsme des ninjas. Même si mes souvenirs étaient inutiles, ils me rappelaient mon objectif à chaque fois. Il était impossible pour moi de m’y détourner.

Après avoir bandé les blessures de mon équipier, nous partîmes vers la prison qui retenait la mère de Hideaki. Je continuai de suivre de près mon ami. Il semblait perdu dans ses pensées, cela se voyait. Peut-être que ce type était quelqu’un, pas d’important, mais plutôt comme quelqu’un qui l’avait aidé par le passé, peut-être ? Je n’avais pas le cœur à demander, et ce n’était pas non plus le bon moment. Puis nous avançâmes d’un pas plus sûr au bout d’un moment. Si je me rappelais bien, ce type, Keï je crois, avait dit que la prison était à deux kilomètres de là où nous étions lors de cet affrontement. Puis le cri d’une femme transperça le silence de notre avancement. Notre marche s’était d’un coup changé en véritable course.

Nous arrivions dans une sorte d’entrepôt, la prison très certainement, du moins celle de la mère de Hideaki probablement. Je surveillais les alentours pendant que Hideaki s’occupait de trouver la clé du bâtiment. Du coin de l’œil, je voyais mon ami paniquer, mais je ne devais pas intervenir, cela n’aiderait certainement pas. Finalement, il trouva la bonne clé et nous pûmes entrer dans le bâtiment. Mais une femme – la mère de Hideaki apparemment – était étendue sur le sol, et du sang était répandu ici et là sur le sol. Pour ne pas perdre de temps, je fis fondre quelques barreaux avec mon Katon et j’entrai dans la cellule. Puis je pris son pouls. Elle vivait encore, mais son pouls restait faible et elle avait besoin d’être soigné. J’expliquai cela à Hideaki, puis je faisais travailler ma tête. Pourquoi avions-nous entendu son cri ? Que lui était-elle arrivée ? Y avait-il quelqu’un avant, et si c’était le cas, où était cette personne ? J’hésitai entre enquêter et amener la femme dans un hôpital. Mais dans les deux cas, je devais rester près de mon ami, car lui aussi était blessé. Que faire… ?

« Tu as un plan, Hideaki ? »
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Dim 27 Oct - 15:27
Mes mains tremblent encore de cet effroyable spectacle qui s'offre à moi, j'ai envie d'hurler ma rage mais cela ferait sans doute jaillir mes flammes bleues et les Ninjas sensoriels se précipiteraient ici après avoir détecté mon chakra. Je tente de rester calme malgré mon coeur qui se déchire à chaque fraction de seconde, mais ma blessure à la main me lance aussi. Mon regard se pose tout naturellement sur le corps de ma génitrice qui gît sur le sol, elle est faible, il faut faire quelque chose si je ne veux pas la perdre...Mais quoi ? Je me sens si impuissant dans cette situation, si j'avais appris les bases du Ninjutsu médical, je pourrais améliorer son état et lui permettre de tenir le coup, juste un peu plus de temps.

Je ne demande que quelques minutes, je veux fuir, je ne veux plus être si inutile. Des idées confuses me brouillent l'esprit au point que j'ai du mal à penser, j'ai l'impression de ne plus exister durant un court laps de temps. C'est la voix de mon compagnon d'arme qui me fait revenir à la douloureuse réalité, est-ce que j'ai un plan ? J'éclate d'un rire amer...Je n'ai jamais été doué pour ce genre de choses...Non, je n'ai jamais été doué en quoique ce soit en fait. Alors qu'est-ce que je suis censé faire là ? Est-ce qu'on a fait tout ce chemin pour rien ? Tout doucement, je murmure à Odoki :

« Je m'occupe d'elle, couvre mes arrières. »

Mes jambes encore flageolantes se mettent en marche pour aller vers le corps ensanglanté et méconnaissable de ma mère. Je me penche doucement vers elle et passe ma main blessée sur sa joue enflée, elle pousse un faible gémissement, soi forte. Je pense qu'elle ressemble beaucoup à Yukio, un peu moins à moi. Enfin, ce n'est pas le moment de chercher des similitudes entre nous. Grâce à mon bras valide, je hisse son corps engourdi sur mes épaules et je sors de l'entrepôt en prenant soin de ne pas laisser trop de sang par terre pour ne pas que d'éventuels ennemis nous traquent par la suite.

D'un bref signe de tête, j'indique à l'ancien serviteur d'Orochimaru que nous reprenons la route. Je ne sais pas si notre embarcation est toujours à quai, enfin mieux vaut ne pas compter dessus. Je décide de changer de destination, c'est trop risqué de reprendre le même chemin si les tortionnaires de ma mère se sont aperçus de la mort de l'un des leurs, Keï-senseï. Je regarde une dernière fois derrière moi avant de revenir à notre objectif principal, je sens le corps de la femme s'alourdir de plus en plus sur mon dos, mes articulations souffrent encore du combat contre mon ancien instituteur mais j'imagine que ça ira.

Je me demande si quelqu'un a lancé l'alerte en retrouvant le cadavre du Ninja de Kiri dans la ruelle, si c'est le cas, nous devons être vigilants et quitter cet endroit au plus vite, c'est pour cela que je prends la précaution de vérifier à chaque angle de vue si aucun Shinobi bloque le passage. Cela marche un temps, mais à quelques mètres à peine du port que je compte atteindre, deux Genins nous barre la route, je manque de tomber sous le choc. D'un air agressif, l'un d'eux me demande :

« Qui est cette femme ?
- Oh eh bien...C'est une petite vieille venue pour du tourisme, elle est salement tombée dans une cage à escalier et elle est bien amochée ! Je dois la ramener dans son pays ! Hi no kuni tout ça.
- Pourquoi est-ce que tu ne prends pas les bateaux de voyage alors ? Il n'y a rien là-bas, juste des vieux trucs pour la pêche. Et puis, pour une chute d'escalier ça me paraît un peu gros.
- Euh...Après être tombée, elle m'a dit qu'elle aimerait bien faire un petit détour ici, sa passion ça a toujours été la pêche alors...j'me disais que je pourrais faire ça pour elle.
»

Il me regarde avec un petit air suspicieux, puis il se tourne vers son camarade pour luidemander quoi faire. Le temps presse, s'ils ne prennent pas la bonne décision rapidement, je me verrai dans l'obligation de les tuer ou de les assommer. Je suis égoïste, n'est-ce pas ? Après une minute de débat qui paraît interminable, il me rend son verdict.

« Nous allons appeler un supérieur pour qu'il examine votre situation. Merci d'attendre notre retour»

Désolé gamin, j'ai pas le temps pour ça. Alors que l'un des deux part chercher un Ninja de niveau supérieur au leur, je pose ma main blessée sur le crâne de l'enfant qui ne doit pas avoir plus de dix ans, je lui ébourriffe amicalement les cheveux. J'esquisse un sourire désolé et aussitôt, je le frappe d'un coup sec à l'arrière de la tête, j'aurais préféré ne pas avoir à faire de mal à un gosse. Il perd rapidement connaissance, j'en profite pour continuer ma route et dire à Odoki de me suivre. Enfin nous arrivons au port.

Une brise d'air frais traverse mes cheveux salis par la poussière et le sang, je pose le corps fragile de ma mère dans un coin de la barque de pêcheur et demande à mon équipier de chercher les rames alors que je tranche d'un coup sec la corde qui rattache l'embarcation au port grâce à mon sabre. Nous sommes libres, enfin...Je crois. Je me dirige avec hâte vers ma mère, elle est pâle et glaciale, il va nous falloir faire une halte avant d'arriver au repère.

« Odoki, trouvons un archipel où nous pourrions passer la nuit, je ne pense pas qu'elle supportera un si long voyage sans recevoir les premiers soins. »

J'esquisse un sourire triste en essuyant le sang qui tache les habits de la femme rouée de coups, j'ai attendu ce jour tellement longtemps...Tiens bon..'man.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Sam 7 Déc - 13:03
La scène en entrant dans cette prison n’était pas des plus belles à voir. Nous nous étions occupés de récupérer le corps encore vivant de la mère de Hideaki, puis nous réfléchissions à ce que nous allions faire. C’était à mon ami de décider de la suite des opérations, c’est lui qui avait décidé de partir pour une telle mission, de toute façon. Mais son petit rire me surpris. Je supposais qu’il ne s’avait pas vraiment quoi faire, mais j’attendais silencieusement. Il fini par me demander de couvrir ses arrières. J’acquiesçai alors, puis sorti pour voir si quelqu’un arrivait. La voie semblait libre, et lorsque l’ancien Kirijin me fit signe d’un hochement de tête que l’on partait.

Depuis lors, je le suivi, tous les sens en alerte pour savoir si un ninja de Kiri approchait ou non. Hideaki avait décidé de changer de chemin, un choix plutôt logique. Il aurait était idiot de retourner sur nos pas, nous risquions, dans ce cas-là, de nous faire repéré facilement. Et surtout si le corps de l’autre homme avait été découvert. Mais le chemin ne se passa pas sans embûche. Deux ninjas, certainement de bas rang en les observant silencieusement, nous barraient le passage. Ce fut mon ami qui s’occupa d’eux en inventant une histoire d’abord, puis en assommant le deuxième quand le premier était parti vérifier. Là, j’en étais sûr, c’était des genins. Laissez quelqu’un seul quand il y a deux inconnus en face, ce n’était jamais la meilleure chose à faire, même pour vérifier quelque chose. Soulagé de voir que ce barrage n’était pas très consistant, au final, nous continuâmes notre chemin.

Nous arrivâmes au port, où Hideaki nous dégota un bateau. Ou plutôt, une barque. Il allait falloir faire vite. Je récupérai des rames et nous nous éloignâmes du rivage le plus vite possible. Mon coéquipier me demanda de faire halte pour la nuit sur une île plus loin, certainement pour nous occuper plus sereinement de la femme. J’acquiesçais de nouveau, restant silencieux, comme depuis la découverte du corps. J’étais concentré sur notre destination, pagayant du mieux que je pouvais. Puis, après un bon moment, je vis une île qui suffira largement à notre besoin. Je nous y amenai, puis arrimé là-bas, je laissais un moment Hideaki :

« Je vais chercher un endroit pour dormir. Surtout pour elle. Je te laisse mon sac, il doit y avoir quelques trucs pour t’aider à la soigner, si je me souviens bien. »

Je partais ensuite explorer l’île.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Lun 23 Déc - 10:21
Je sens les faibles battements de cœur de ma génitrice cogner contre mon torse couvert de blessures. Depuis notre rencontre, j’ai toujours trouvé qu’Odoki était un poil dur avec les autres, pourtant aujourd’hui il s’était montré particulièrement compatissant avec mes sentiments, il avait obéit sans poser de questions, alors que cette mission n’est en fait qu’un caprice personnel qui n’apportera aucun bénéfice à notre confrérie. Je demeure silencieux durant quelques dizaines minutes voire heures, alors que je m’efforce de croire que ma mère restera en vie, le temps paraît long lorsque la vie d’un être cher n’est raccroché qu’à un fil, c’est comme si elle pouvait nous quitter d’une seconde à l’autre.

Qu’est-ce que j’ai d’un homme dans ce genre de situation, accroupi dans un bateau, priant tous les Dieux pour que le calvaire s’achève enfin pour la femme que je tiens dans mes bras, couverte de blessures. Je suis une loque, un incapable, nous ne sommes pas arrivés assez rapidement, j’aurais dû avoir la force mentale et le courage d’écraser Kei-senseï, mais je n’ai pas réussi, une fois de plus j’ai dû me reposer sur le pouvoir de quelqu’un d’autre. Mon cœur se serre, je sais que je ne peux pas faire ça toute ma vie, en tant que Shinobi ou bien en tant qu’être humain tout simplement. Odoki ne sera pas toujours là pour moi, le jeune adulte immature que je suis. Toutes ces petites îles, elles paraissent si loin et si proches à la fois.

Après quelques minutes où je reste totalement impuissant face à la situation, Takuya m’annonce que nous allons bientôt débarquer. Pour la première fois depuis le début de l’expédition, je sens une vague de courage s’insuffler en moi. Je dégage les cheveux trempés de sang du visage de celle qui m’a mis au monde il y a des années, je lui souffle que tout va bien se passer, puis je l’enroule dans ma veste avant de scruter l’horizon. Un archipel assez accueillant nous fait face, si j’ai bon souvenir, c’est ici que des pêcheurs logent durant la saison des pluies, là où le poisson abonde sur la rive, avec un peu de chance, nous trouverons un toit pour cette nuit.

Nous débarquons après que notre barque ait atteint la plage rocailleuse de l’archipel, je m’active à attacher solidement la barque pour la nuit, histoire que la marée haute ne vienne pas entraîner notre seule embarcation vers les profondeurs abyssales. Odoki jette alors son sac à mes pieds, puis il part chercher un endroit où passer la nuit, je me retrouve donc seul avec ma mère, et mon équipement de premiers soins. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir écouté en classe lors des cours d’aide à la personne. Je soupire, ce n’est pas vraiment le moment d’avoir des regrets, il faut que j’agisse et vite.

Cela fait maintenant vingt minutes que mon compagnon d’arme m’a laissé sur la rive, je m’attèle durement à la tache de maintenir la blessée en vie. J’ai déjà recouvert ses plus grandes plaies avec de longs bandages, bien que je sois moi-même blessé par mon combat antérieur, je pense que mes blessures ne sont pas aussi graves que les siennes. A peine apposées, les bandes blanches se teintent presque aussitôt de rouge, je m’efforce de ne pas me décourager et de faire stopper l’hémorragie, sans vraiment y parvenir.

Toujours inconsciente, ma génitrice semble néanmoins plus apaisée que lorsque nous l’avons trouvé dans le hangar désaffecté. Je lui adresse un sourire attendri, même si elle ne peut pas me voir, je suis convaincu qu’elle sent ma présence. D’un geste hésitant, je lui tiens doucement la main avant de contempler les premières étoiles qui naissent dans le ciel, avec une voix chargée d’espoir, je lui dis alors :

« On sera bientôt à la maison Maman. »

Un bruit retentit ensuite derrière nous, sur le qui-vive, je fais volte-face, saisis rapidement un kunaï et vocifère un « Qui est là ? ». Ma réaction un peu brutale me coûte une douleur qui me parcourt la main, mais je suis rassuré, la personne venue à ma rencontre n’est autre qui mon coéquipier. Je lui lance un regard interrogatif, l’invitant ainsi à me faire un compte-rendu de la situation.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Mer 1 Jan - 6:21
Nous avions finalement réussi à nous échapper de Kiri, même si nous n’étions pas encore complètement sortis d’affaire. Nous avions volé une barque, et nous nous étions dirigés, avec la mère de mon coéquipier, toujours inconsciente, vers une des îles qui se trouvaient dans les environs, mais assez loin du « continent » principal où se trouvait Kiri. A peine débarqué, j’avais laissé mon sac à Hideaki tandis que je partais m’enfoncer dans l’île pour trouver un abri.

Il ne fallut heureusement pas longtemps pour trouver des habitations, et je ne perdis pas de temps en frappant à la porte la plus proche. La femme qui m’ouvrit me regarda un instant. Mais à peine m’excusais-je pour le dérangement qu’elle laissa échapper un cri et me fermis la porte au nez, assez violemment pour que je sente le vent m’ébouriffer les cheveux. Baissant les yeux vers mon torse – là où cette femme avait détourné les yeux – et remarqué que j’avais un peu de sang sur ma veste. Je serrai alors les poings pour me retenir de défoncer la porte. Encore une de ces personnes qui sont incapables de venir en aide aux autres. Il était simple de penser qu’une personne ayant du sang sur elle a un problème quelconque, et de proposer de l’aide. Une grande envie de lui faire comprendre l’importance d’une assistance m’envahie, mais je n’avais pas le temps pour cela. Refoulant ma colère – ce qui fut dur, pour quelqu’un qui ne le faisait pourtant jamais – je passai à la porte suivante.

L’homme qui apparu fut plutôt méfiant. Me demandant ce que je faisais là, je lui expliquai qu’une femme était gravement blessée et que mon compagnon et moi avaient besoin d’un abri pour la soigner correctement.

« … Etes-vous un shinobi ?
- Est-ce que j’en ai l’air d’un ?
»

J’avais répondu du tac-au-tac avec une question rhétorique, espérant que mon apparence – celle d’un civil, depuis mon départ d’Oto, j’avais abandonné l’habit ninja afin de me fondre plus facilement dans la foule – me permettrait de baisser sa méfiance envers moi le plus possible. Je soutenais son regard sans siller, et après un instant de silence, il accepta :

« Vous ne pourrez entrer que lorsque j’aurais vu votre blessé. Je prépare un lit en attendant. »

Je le remerciai et retourna à la berge, là où j’avais laissé mon coéquipier et sa mère. Je les retrouvai à la même place, même si Hideaki semblait tendu, certainement à cause du bruit que j’ai dû faire en arrivant ici. Mais en me voyant, il se détendit et son regard m’invitait à expliquer ce que l’on fera. Je ne m’attardai donc sur les détails et lui expliquai qu’une maison nous accueillera pour qu’on puisse soigner la femme. Je pris alors nos sacs tandis que Hideaki s’occupait de sa mère, et je le conduisis à l’endroit indiqué. Je frappai alors de nouveau à la porte et laissait mon équipier avancer. L’homme vit notre blessée et permis à l’ancien Kirijin d’entrer. Expliquant que je n’avais aucune notion concernant les soins, je préférai monter la garde au cas où que les Kirijins réussissaient à retrouver notre trace. Aucune fatigue ne m’animait, et si jamais je devais combattre, je leur montrerai la puissance d’un membre du Kyuuseishu. Je suis là pour aider les autres, je n’accepterait pas que quelqu’un interfère sur ma mission.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Mar 11 Mar - 9:25
Complètement épuisé, j'essaie tant bien que mal de tenir debout, les jambes encore flageolantes, le coeur battant, le sang s'écoulant lentement de ma plaie pas encore bien soignée, mais tout va bien, elle est vivante, je peux sentir les pulsations battre faiblement dans son thorax. Je la hisse sur mon dos alors que mon coéquipier me guide à travers des sentiers boueux dans lesquels je m'enfonce progressivement, je perds un peu de force à chaque pas que je fais, mais je reste à l'écoute de la seule personne en état de parler ici, si Odoki n'avait pas été avec moi, je crois que je ne serais jamais arrivé jusqu'ici. Alors qu'il me dit brièvement où est-ce que l'on va, je suis adresse un sourire dans l'obscurité, je sais qu'il ne me voit pas, mais je le remercie jusqu'au plus profond de mon âme.

Nous arrivons enfin dans le hameau dont me parlait l'autre membre de Kyuuseishu, je peux sentir une vague d'espoir m'envahir. L'homme aux cheveux rouges m'emmène jusque devant une maison, il toque, un type aux airs austères m'ouvre la porte, j'espère qu'il ne nous trahira pas, vu l'état de ma mère on pourrait facilement deviner qu'elle était prisonnières il y a quelques heures. Enfin, le plus important est qu'il nous laisse rentrer dans son habitation pour le moment, j'ai juste besoin d'un peu de temps pour reprendre des forces et soigner le plus gros des blessures. Je passe la porte en prenant soin de tenir le corps inerte de ma génitrice pour qu'il ne tombe pas, je suis surpris que Takuya ne me suive pas, mais d'un signe de tête, il m'explique qu'il préfère monter la garde.

Je n'aurais vraiment pas pu tomber mieux, j'ai franchement de la chance d'avoir croisé ce type alors que je crevais lentement, mais sûrement sur les routes qui me menaient partout et nulle part à la fois. L'homme m'explique qu'il a un lit à ma disposition à l'étage, je hoche la tête et prends les escaliers juste derrière mon hôte, il me montre une pièce assez spacieuse. Très bien, je pense que nous pourrons dormir ici tous les trois sans soucis...si les Kiri-jins ne nous rattrapent pas. Je le vois tourner les talons et sortir de la pièce, bien il me laisse ici...Maintenant que faire, je n'ai aucune notion en Ninjutsu médical. Je n'ai pas d'autres choix que de faire avec les moyens du bords, j'enlève mes propres bandages pour panser les plaies encore ouvertes de celle qui m'a mis au monde il y a un temps maintenant.

Pour une fois, j'ai l'impression d'être quelque chose d'autre qu'un Shinobi, je ne suis plus une âme en peine, errante. Non, je suis un véritable humain et non une machine. Maintenant que je vois que le bonheur peut être acquit par le simple fait d'être entouré par sa famille, par des amis, je me dis que tout le monde devrait connaître cette joie simplette, celle de se sentir en vie, soutenu par son entourage. Est-ce le début d'un nouveau combat pour moi ? Je songe quelques minutes à Odoki, nous n'avons jamais parlé de sa famille, c'est à peine ce matin que nous avons évoqué le sujet et que je me suis rendu compte que j'étais bien chanceux d'avoir pu sauver ma mère...enfin, ce n'est pas encore sûr.

La paix que je désire voir s'étendre sur ce monde, c'est celle où tout le monde pourrait aimer et être apprécié en retour. Je pousse un long soupir, depuis ma jeunesse j'ai toujours été un raté, qu'est-ce que je suis en train d'espérer ? Que mes bonnes paroles toucheront le monde entier ? Je sais bien que c'est peine perdue, ce qu'il me faut c'est de la force, j'ai besoin de gens qui se rallient à ma cause et...j'ai besoin d'argent surtout. Alors que le corps inerte de ma génitrice se refroidit sur mes genoux, je décide de le poser sur le fûton et de me lever en commençant à faire les cent pas. Cela m'exaspère au point au point de rester inactif, mais je suis conscient que nous avons tous besoin de faire une pause, sinon les blessures de notre rescapée vont s'aggraver. N'ayant rien à faire pour le moment, je décide de m'allonger aux côtés de ma mère, je ferme les yeux et me laisse guider jusqu'aux bras de Morphée.

Toc Toc Toc

Je pousse un grognement hargneux, qui ose me sortir de mon sommeil ? J'ouvre soudainement les yeux et soupire de soulagement, ce n'est que notre hôte. Par instinct, je commence par prendre le pouls de la femme allonger à côté de moi, elle vit encore, mais il serait peut-être temps de nettoyer et désinfecter ses blessures.


« On parle de vous dans le village. Je suis sorti acheter un peu de riz tout à l'heure, il paraît que les Ninjas du village de Kiri vous cherchent, ils ont perdu votre trace, mais ils entameront des enquêtes sur vous d'ici trois jours. Vous devriez vous dépêcher de rentrer chez vous, étrangers. Je ne sais pas qui vous êtes, mais je ne veux pas être mêlé à cette histoire. Ah, tant que j'y suis, j'ai laissé de quoi manger sur la table de la cuisine. »

La porte se referme lentement, l'homme disparaît dans la pénombre. J'ai dormi pendant deux heures, il serait peut-être temps que je prenne la relève, même s'il ne dit jamais rien je suis sûr que Takuya est fatigué. Je descends les escaliers qui grincent sous chacun de mes pas, passe la cuisine pour récupérer un bol de riz encore chaud et ouvre la porte d'entrée, je fais signe à mon équipier de rentrer, c'est à moi de monter la garde jusqu'au petit matin désormais.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Jeu 13 Mar - 6:07
Nous avions finalement réussi à trouver un abri pour la nuit qui nous permettrait de soigner les blessures de la mère de Hideaki. Eux-deux étaient blessés, mon coéquipier était certainement fatigué lui aussi. J'avais alors monté la garde dans un arbre assez haut afin de voir l'horizon de là où on venait. Je n'arrivai pas à voir la côte, mais je devrais quand même pouvoir remarquer si quelqu'un nous pourchassait... même si j'étais persuadé qu'ils ne nous retrouverons pas facilement. Cette archipel est génial pour ça : il y a tellement d'îles que personne ne peut savoir où nous nous sommes arrêté précisément.

Je me demandais si Ryuku s'en sortait pour soigner sa mère, et que notre hôte ne faisait rien pour trahir notre position. Mais ça, c'était impossible à savoir, je ne pouvais pas m'en méfier et monter la garde en même temps. Au pire, je pouvais améliorer mes capacités auditives, mais je risquai d'entendre tout et n'importe quoi, ce serait donc difficile à discerner. Au final, quand notre hôte parti de la maison, je ne le suivi pas. Puis le temps passa, sans que je sache combien. Je savais que je commençai à fatiguer, mais je l'ignorais. J'étais en mission, et en train de monter ma garde, je n'avais pas le droit de me relâcher à cause de ça. Puis, à un moment, l'homme revint chez lui, mais m'appela d'abord. Je descendis donc de mon perchoir puis lui demanda ce qu'il voulait.

« Au village, on parle d'étrangers qui se sont enfuis de Kiri avec un blessé. C'est vous, n'est-ce pas ?
- Et alors ? »


J'avais pris un ton froid pour savoir ce qu'il avait l'intention de faire. Il était certain que Kiri aurait envoyé des unités sur nous rechercher, mais je ne pensais pas que cela allait s'élargir en rumeurs... Où est-ce qu'ils ont envoyé des missives aux responsables des villages pour prévenir notre arrivée ? C'était plus probable.

« Qui êtes-vous exactement ? Des ennemis de Kiri ? »

Quel idiot de parler ainsi, si j'en était vraiment un, je l'aurai tué sur-le-champ. Je décidai alors de lui dire une demi-vérité.

« Nous ne sommes venus que pour venir voir la mère de mon ami. Mais elle était gravement blessé pour je ne sais quelle raison, et nous avions décidé de la soigner chez nous. Mais je suppose que même cela pose des problèmes à vous autres de Kiri ? »

Ma question rhétorique l'avait rendu un peu plus méfiant, mais il avait compris qu'il était préférable qu'il ne s’immisce pas dans nos affaires. Puis après un instant de silence, il m'indiqua qu'il avait acheté du riz et qu'il allait nous préparer à manger. Je le remerciai alors avant de retourner à mon guet. Puis quelques temps plus tard, je fus de nouveau appelé, mais par mon coéquipier cette fois-ci.

Il voulait apparemment monter la garde, mais étant donné qu'il était blessé, j'avais voulu protester et l'obliger à retourner se reposer, mais il voulait que j'aille me reposer, moi. Et vu que j'avais l'impression qu'il n'allait pas changer d'avis, je me contrais d'accepter, piquant quelques grains de riz dans son bol au passage. J'en avais un pour moi aussi une fois entré, que j’avalai en partie assez rapidement, pendant que j'allais dans la chambre qui nous était désigné. Une fois entré, je posa le bol de riz encore à moitié rempli pour regarder les blessures de la femme. Les bandages étaient rudimentaires, on ne lui a jamais appris les soins de premier secours ? Quoiqu'en y repensant, moi non plus, quand j'étais à Oto, j'ai appris cela lors de mes voyages. J'allais donc chercher quelque chose qui pourrait servir de bandage dans mon sac. Je n'y trouva qu'un morceau de tissu, mais assez grand. Cela devrait servir.

Je finissais mon bol rapidement, descendis pour la remplir d'eau, puis remonta et nettoya les blessures avec la moitié du morceau de tissu, tandis que je découpai l'autre partie pour en faire des bandes. J'entourai ensuite les blessures avec, puis ceci terminé, j'allais m'allonger à mon tour avant de m'endormir.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Ven 27 Juin - 11:28
I’m coming home, I’m coming home.

Un certain nombre de choses font que je suis maintenant excité comme un gamin à qui on ramènerait une sucrerie d’un festival. Il y a quelques jours, tout cela n’était qu’un rêve, trouver un membre de ma famille encore en vie. Un sentiment d’amertume me traverse tout de même, si ma génitrice parvient à se réveiller et à vivre normalement, que vais-je lui dire concernant mon frère ? La question ne devrait même pas se poser, je suis effectivement contraint de lui raconter la vérité. J’ignore quel genre de femme elle est, comment elle va réagir avec moi sachant qu’on se connait à peine puisqu’elle a été éloignée de moi à peine un an après ma naissance. Néanmoins, quand mes yeux se sont posés sur sa peau lacérée, j’ai pu deviner les traces d’une beauté effacée sous les coups durs de la vie et les douleurs physiques dont elle a été victime. A l’intérieur de ma cage thoracique, j’ai senti mon cœur battre fort, c’était comme un sentiment de retour chez soi.

Tell the world I’m coming home.

C’est douloureux de devoir tout garder pour soi. Alors que les derniers villageois me lancent un regard méprisant, je tente de garder mon calme – ce qui est dur pour une personne aussi impulsive que moi – et de les ignorer. Certains murmurent des choses à mon sujet et à celui d’Odoki, d’autres sont moins discrets et viennent directement me demander ce qu’il se passe.

« Etranger, c’est toi qui bat ta femme aussi fort pour qu’elle soit défigurée ?
-  Imbécile, ne parle pas que tu ne sais pas !
- Oh calme-toi. De toute façon, des gens ont déjà prévenu les autorités de votre présence sur l’île. A ta place, je déguerpirais vite d’ici.
»

Bien sûr, je me doutais que des complications apparaîtraient si je tentais de me mettre en travers des plans des autorités du village que j’ai déserté il y a quelques années de cela. Il faut que je laisse Odoki se reposer encore une bonne heure, après nous devrons partir comme des voleurs, sans pouvoir dire au revoir à l’homme qui nous a hébergé, ni le remercier comme il se doit. Une larme de rage perle au coin de mon œil gauche, le jour où ce monde sera plus juste, je vous promets de faire de vous quelqu’un d’important monsieur…je ne sais même pas son nom.

Let the rain wash away all the pain of yesterday.

Qu’est-ce que j’espère en risquant ma vie pour un individu qui ne me connait même pas tant que ça ? Dire que je recherche l’affection que je n’ai pas reçue serait mentir et renier la mémoire de Shiro, le prêtre qui m’a accueilli, mon frère et moi. En réalité, mes motivations sont un peu abstraites, mais j’imagine qu’avoir une mère qui soutient mes projets et qui se montre fière de moi m’aiderait à être plus stable dans ma vie. Il est vrai que le monastère était rempli d’homme, jamais nous n’avons eu de présence féminine pour nous apporter de la douceur quand nous en avions besoin en tant qu’enfants. Nous avons grandi dans un monde en guerre, régit par les brutes qui prétendaient que c’était ça, être un homme.

Bang Bang Bang

Le sol tremble, je peux sentir le poids d’une escouade bien préparée fouler les terres de ce village de pêcheurs. Ils arrivent, je le sens, je le sais. Sans réfléchir, je me réfugie à l’intérieur de la bâtisse, je sais que beaucoup d’habitants sont prêts à révéler notre position contre quelques pièces, voici la misère de ce monde. Ce hameau est plus que pauvre, personne ici ne crache sur un peu d’argent pour arrondir les fins de mois difficiles, je n’en veux pas tant que ça à ceux qui vont nous trahir, mais je tire mon chapeau à ceux qui vont résister et défendre la justice. Cela doit faire tout juste une heure que mon compagnon d’arme reprend ses forces, pourtant je suis contrait de le tirer de cet instant de repos.

« Odoki. Ils arrivent. »

Je lui adresse un sourire désolé, mais sincère. Ressortir par la porte d’entrée serait du suicide, nous devons fuir  par la fenêtre de la chambre pour retourner à notre bateau en contournant les éventuels pièges et soldats présents sur notre route. J’éponge une dernière fois le front de ma mère et je constate que Takuya a refait mes bandages maladroits sur les cicatrices de la femme. Je hisse le corps inerte sur mes épaules et passe silencieusement à travers l’ouverture. Tel un fauve, j’atterris sur mes pieds en amortissant ma chute par une flexion des genoux. Ils ne sont pas loin, je peux sentir leur chakra jusqu’ici, ils sont puissants. Alors que mon camarade me rejoint dans la végétation qui borde la maison, je lui chuchote.

« Nous devons éviter le combat. S’il paraît inévitable, nous devrons les prendre en filature, surtout ne pas se faire repérer. »

Suite à ces sages paroles, je m’engouffre dans ce qui semble être la forêt par laquelle nous sommes passés il y a quelques heures, je sais que le chemin n’est pas long et c’est justement le plus stressant. Plus le terrain est petit, plus il y a des chances de croiser un ennemi.

I know my kingdom awaits and they’ve forgiven my mistakes.

Au loin, on peut encore apercevoir les lumières brillantes provenant du village cache de la brume, alors que je cours entre les branches en essayant de ne pas me faire repérer, j’esquisse un mince sourire vers cette direction. J’ai longtemps considéré cet endroit comme étant mon « chez-moi » et pourtant, maintenant j’y suis littéralement haï, je suis un renégat après tout. Est-ce que les habitants ont su pardonner mes vols et autres crimes d’enfants ? A en témoigner de la colère de mon ancien instructeur, je doute que ce soit le cas, néanmoins j’aime penser au fait qu’un jour je pourrai de nouveau me rendre dans ces rues et voir le sourire de tout le monde, de me tenir fièrement entre ma mère et mon frère pour me rendre sur la sépulture de Shiro.

Ma nostalgie se retrouve interrompue par la présence d’un ennemi, son chakra semble dissipé partout autour de nous, est-ce qu’Odoki l’a aussi senti ? Je fais une halte dans ma course, est-ce que c’est un piège ? Je me retourne vivement, manquant de chuter par la même occasion, peut-être que je me fais des idées, mais toutes les lumières que j’ai vu avant se sont déplacées…Impossible. Et pourtant si, c’est relativement original, mais je crois que notre adversaire dispose d’une technique d’invocation un peu spéciale : les lucioles. Odoki, si toi aussi tu l’as compris, nous allons devoir nous faire plus discrets que jamais, il ne faut pas que ces insectes nous repèrent.

I'm coming home, I'm coming home.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Ven 27 Juin - 15:45
Je m'endormais. Me voilà au pays des songes, là où tout est tranquille, paisible, où le bonheur et l'imagination flottent sans retenu. Quel endroit agréable.  Mais quel endroit éphémère en même temps. A peine m'étais-je plongé dans mes rêves les plus doux que je fus de retour à la triste réalité. Encore fatigué, j'ouvrai à moitié les yeux, et vit Hideaki. Celui-ci arborait un sourire, m'indiquant qu'il était désolé. Avant même qui m'explique la raison de pourquoi il m'avait réveillé, je l'avais compris. Nous devions partir. Étouffant un baillement, je me remis debout, de façon un peu mollassonne, certes. Celui-ci s'occupa de porter sa mère sur son dos, puis de filer par la fenêtre. Je ne traîna pas à faire de même.

Ryuku me prêcha d'éviter le combat, une initiative que j'acquiesçais. Nous filâmes doucement et silencieusement dans la forêt, afin de retourner à notre embarcation. Cela se passa bien pendant un moment. Puis plus tard, un chakra nous encercla. Au début, je n'avais pas compris ce qu'il se passait. Je pensais d'abord à un Genjutsu. Mais c'était impossible. Puis, après avoir vu ces lumières qui étaient apparu bouger, j'avais compris. Des lucioles. Mais pas de simples lucioles. Désormais, il faudra les éviter... même s'ils sont nombreux.

Nous avançâmes encore et toujours le plus discrètement possible. Pour ma part, je m'étais accroupi, afin que mes pas fassent le moins de bruit possible. Mais à un moment, je senti que quelque chose me retenait. Me retournant, je vis que ma veste s'était pris dans une branche morte. Je tira dessus doucement, mais la branche ne lâcha pas. Et merde. Je ne pouvais pas me permettre de casser la branche, ni d'y laisser ma veste, car si ces insectes permettent sa découverte, ils feront marche arrière, c'est sûr. Dans ce cas, je devais y aller doucement, mais assez vite pour ne pas me faire repérer par ces lucioles. « Repérer », hein ? Je m'immobilisa. Comment échapper à cela, surtout Hideaki avec sa mère qu'il portait sur son dos ? Étions-nous aussi idiot et optimiste ? Je préférai ne pas me laisser envelopper par la frustration et la colère. Mais je n'avais pas non plus envie d'utiliser ça...

Je regardai alors Hideaki, qui s'était arrêté et qui me regardait. Je posa ensuite les yeux sur sa mère. Puis je laissa paraître un sourire. Y a-t-il plus grand bonheur que celle d'une famille ? J'en doutes. On était venu pour ça. Hideaki veut retrouver sa mère du plus profond de son cœur. Alors, ne puis-je pas aider à ce que ce bonheur puisse apparaître ?

« Hideaki... Cache-toi. Je vais m'occuper d’appâter ces insectes. Puis dès que tu peux, retourne au bateau. Je t'y retrouve, promis. »

Je voulais, cette fois, qu'il me fasse confiance totalement. Je voulais qu'il puisse vivre des moments avec sa mère. Je voulais les aider, eux deux. Alors un petit sacrifice de ma part ne sera pas grave. J'attendis alors que Hideaki parte et je posa ma main à terre et y insuffla mon chakra du Son. Normalement, cela devrait attirer ces lucioles et les types de Kiri grâce au son produit. Ce fut exact. A peine une minute plus tard, j'avais appâté tout le monde. Je me releva alors, faisant craquer la branche morte et légèrement ma veste en même temps.

« Ohé, ce serait pas l'un des types que l'on recherche ? »

Tentant de gagner du temps, je joua le type simplet, idiot, et répondit :

« Oh, vous me recherchiez ? Je ne savais pas que j'étais aussi célèbre.
- Il a les cheveux rouges, c'est bien lui.
- Des cheveux rouges ? J'ai vu personne avec des cheveux rouges...
 »

Puis, après avoir regardé différents kirijins, je tira une mèche de mes cheveux devant mes yeux, et fit semblant de comprendre que c'était des miens qu'ils parlaient.

« Ce type recherche à nous faire perdre du temps, trouvez l'autre...
- L'autre ? Je suis seul ici...
 »

je l'avais coupé et m'avait regardé d'un air sidéré avant que de nouveau tourner son regard vers son équipe. A ce moment-là, j'envoyai un kunai enveloppé d'un parchemin explosif. S'il para de justesse le projectile, il se prit la déflagration de plein fouet, même si je douta que cela ne suffise à le tuer. Reprenant un air sérieux, je répéta :

« Je suis seul ici. C'est moi votre adversaire.
- Enfoiré ! Tu veux mourir ou quoi ?
- Mourir ? Je suis déjà mort une fois.
 »

J'avais dit cette semi-vérité pour les provoquer encore une fois. Cette fois-ci, plus de retour sur mes choix. De l'autre main, celle qui n'avait pas lancé le kunai, j'ouvrai légèrement la gélule qui se trouvait  sur mon collier et pris deux 'mini-billes', qui constituait ce poison qu'avais créé Orochimaru. En temps normal, j'aurai avaler toutes les billes que contenait mon « médicament », mais je ne voulais pas mourir.  Même si, à dire vrai, je n'avais aucune idée du contrecoup qui m'attendait. Mais je n'avais pas besoin d'atteindre cette forme du « Scarlet Ultime ». Et cinq minutes devait suffire. J'avalais alors les deux billes sans autre concession. L'effet ne traîna pas. Je reconnaissais ce chakra des ténèbres. Ce chakra qui m'engloutissait, qui me permettait de sentir une puissance énorme. Ces sensations... Je les déteste. Car ce sont ceux de la Mort. Même si, cette fois, c'était différent. Je le sais.

« Que... Qu'est-ce que... Qui êtes-vous au juste ? »

Je fus étonné de sa question, et vit que les autres ninjas étaient eux aussi effrayés. Je regarda alors mes mains. Mes mains rouges. Ah oui, c'est vrai. Dans ce procédé proche de la Marque Maudite, mon corps change afin de s'adapter à ce pouvoir. Quelle apparence... nostalgique. Mais ce n'était pas le dernier stade. Mon corps avait à peine grandi, et mes cheveux, devenu blancs, à peine poussés. Cependant, cette arme secrète que je ne voulais jamais utiliser était finalement apparu.


« Je fais parti de Kyuuseishu. Et j'étais un sbire d'Orochimaru. Et ça... c'est ma marque maudite. »

Je souriais. De délectation. Mes pulsions meurtrières reprenaient le dessus. Orochimaru-sama avait fait de moi une arme. Car cette forme était comparable à la forme finale de ceux qui possèdent la Marque Maudite. Bien, désormais, inutile de traîner et faisant le ménage. D'abord le type aux lucioles. Reconnaissable par le nombre de lucioles autour de lui. Récupérant un kunai de ma poche, je fis alors parler ma vitesse, décuplé par ce pouvoir, pour l'embrocher au niveau du cœur. Voyant ma dangerosité, tous les kirijins hésitèrent avant de se jeter sur moi. J'avais réussi mon objectif, je n'avais plus qu'à me débarrasser d'eux un maximum avant de rejoindre Hideaki. De nouveau, je fis jouer ma vitesse afin de prendre de la distance et réaliser les mudras nécessaires à cette technique :

« Katon, Dai Endan ! »

Une gigantesque boule de feu apparu depuis ma bouche, annihilant toutes forme de vie dans son passage. Mais juste quelques ninjas de Kiri furent pris dans cette technique. Je ne perdis pas de temps et utilisa le Kujo Sakebi afin d'envoyer valser certains adversaires. C'est ce que j'aimais chez mes techniques du Son : elles étaient rarement mortels. Contrairement à mes techniques Katon. Je continua ainsi pendant quelques minutes, évitant les techniques ennemis et neutralisant le plus d'entre eux possible.
Lorsque je senti l'heure arriver, je lança une ultime technique Katon avant de m'enfuir vers notre transport. J'y étais arrivé assez vite, mais avant juste avant d'atteindre la plage, je fus pris de spasme violent. Me donnant une dernière grande impulsion, je me projetai sur le sable tandis que la douleur enveloppa mon corps tout entier. Mon corps revint petit à petit à la normale, tandis que je crachotais du sang. Je sentais mon chakra partir et mes forces m'abandonnaient. Me traînant du mieux que je pouvais sur le sable, crachant du sang en passant, j'avançais sans vraiment voir où j'allais, me laissant guider par mon instinct. Avant de me sentir partir, je vis une ombre. Espérant que ce soit Hideaki, je tentait de l'appeler, mais je n'avais aucune idée si le moindre son arrivait à sortir de ma gorge. Finalement, je m’écroulai, inconscient.

Je me senti revenir à un moment, et je me senti ballotté par l'eau et caressé par le vent. Mais je me sentais très faible. Entrouvrant un œil du mieux que je pouvais, je ne vis que mon tee-shirt et ma veste étaient déchirés. D'une voix faible, je disais :

« Merde... C'était... ma veste... préférée... »

J'avais mal de partout. Mais content d'être en vie. Je crois. Dans un dernier soupir, je m'excusai envers Hideaki, avant de retrouver les bras de Morphée.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Sam 28 Juin - 11:10
Notre fuite avait réveillé en moi un instinct de survie, encore plus que d’habitude. Du temps où j’avais déserté, j’étais sans cesse sur mes gardes comme ça, mais je gardais les sourires pour montrer aux autres que j’étais autant capable qu’eux. Toute notre progression semble s’envoler en une fraction de seconde. Odoki et moi sommes tapis dans l’ombre, au milieu de cette forêt, dans le but d’éviter de nous faire repérer. Néanmoins, après la découverte du Jutsu utilisé par l’adversaire, nous nous rendons compte que nous sommes encerclés, nous ne pouvons pas avancer d’un seul mètre sans nous faire repérer. La voix de mon équipier s’éleva doucement, de manière à ce que moi seul puisse l’entendre, je savais ce qu’il allait me dire, mais je nie encore l’évidence, nous ne pouvons pas nous en sortir si nous restons ensemble. Les larmes montent aux yeux de l’enfant que je suis resté, depuis que j’ai quitté Kiri, Takuya était le seul véritable ami que j’aie pu me faire, il était celui qui m’avait pris sous son aile comme un grand frère.

Lors de la dernière grande guerre, mon aîné a donné sa vie pour moi, même si je ne suis pas certain qu’il soit mort à l’heure actuelle, j’ai vu l’ennemi le rouer de coups, tout ça pour me laisser le temps de fuir. Rien de cela ne serait arrivé si je n’avais pas fait ma tête brûlé et si je ne l’avais pas suivi. Depuis ma naissance, tous les gens que j’aime tombent un par un pour mes propres intérêts, je suis plus que lassé de la situation, mais une fois de plus…On ne me laisse pas le choix et je suis contraint de partir. Faisant alors face à mon destin, je commence à courir entre la végétation, manquant plusieurs fois de tomber tandis que mon camarade fait diversion. Reviens-moi vite, Odoki, fais-moi en la promesse. Le corps de ma mère sur le dos, je fais de mon mieux pour lui épargner les branchages qui nous barrent la route.

Des larmes de haine roulent le long de mes joues alors que les lucioles hésitent à se braquer sur moi ou sur mon compagnon d’arme. Néanmoins, le vacarme produit par le kekkaï genkaï de l’autre membre de Kyuuseishu tend à les attirer vers lui. Aussitôt, je sens plusieurs chakra différents vers sa direction, c’est mauvais signe, leur coordination est parfaite, ils ont su se réunir et préparer un plan en un minimum de temps, si je suis encore aussi lent, ils vont m’attraper moi aussi. Au loin j’entends des cris, des hurlements, des détonations, mais je ne peux rebrousser chemin, il n’est pas question de faire marche arrière. Dans la pénombre totale, je parviens à distinguer notre embarcation sur la plage. Dans ma rage, j’arrache les dernières branches qui me barrent le chemin et tombe à genoux sur le sable et les pierres qui constituent la berge, tout en retenant le corps pesant de ma mère.

Je n’ai jamais cessé de pleurer depuis que j’ai commencé, j’ai un étrange goût salé sur mes papilles, j’ignore si ce sont des larmes ou du sang. Mais je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. Hors d’haleine, je me relève encore et installe le corps glacé de ma génitrice dans le petit bateau. Au même moment, j’aperçois de gigantesques flammes jaillir de la forêt. Des bruits de pas se rapprochent, un bandeau luit au clair de la lune, c’est un Ninja de Kiri. Caché dans la barque, je commence à trembler, puis je le vois composer des mûdras, un petit animal apparaît à ses côtés, je comprends qu’il cherche à appeler des renforts. Je sais que nous serons incapables de nous battre plus longtemps, surtout si d’autres pays sont alertés de notre présence, c’est pour cela que je prends mon courage à deux mains et sort de l’embarcation.

Il ne me remarque pas tout de suite, il semblerait qu’une de ses oreilles ait été victime de la technique de déflagration mon ami. Il saigne, pas beaucoup, mais il semble victime d’hémorragie internes. Il  relève la tête vers moi, sans réaliser tout de suite que je suis son ennemi. Dans un geste de désespoir, je brandis une arme et commence par assassiner le messager avant de planter mon kunaï en plein cœur de l’autre Ninja. J’ai tué de sang-froid…mes doigts laissent filer mon arme blanche qui va se planter dans le sable humide. Une fois de plus, je tombe à genoux à côté du cadavre ensanglanté. Néanmoins, je n’ai pas le temps de souffler et déjà une autre présence se rapprochait de moi. Je prends soudainement peur, il est vrai que cela fait une bonne minute que le combat semble avoir cessé dans la forêt et je n’ai toujours pas de nouvelles de mon compagnon d’armes.

« Qu’est-ce que j’ai fait … ? »

Un corps chute lourdement dans le sable avant de ramper. Même dans la nuit, je reconnais les vêtements de mon allier, je pourrais en pleurer de joie, mais il semble mal en point, avant de succomber aux émotions il faudrait peut-être que j’aille l’aider. Je me précipite vers lui, l’appelle, mais il ne répond pas, pourtant c’est bien lui que je finis par retrouver dans mes bras, inconscient. N’ayant pas le choix, je le traîne dans le sable et les roches, je suis à bout de forces moi aussi. Alors que je le place au fond de la barque à côté du corps de ma mère, je constate que nous avons laissé notre sang un peu partout sur la berge, il n’y a plus qu’à espérer une marée haute avant le lever du soleil. Je coupe rapidement la corde qui nous rattache à l’île, il est temps de quitter cet endroit, et dire que nous y avons passé moins d’une nuit. Regagner le continent va être difficile si nous n’avons pas de vivres, mais je suppose qu’on croisera des bateaux marchands et…nous n’aurons pas d’autres choix que de voler.

Grâce au vent allant dans la bonne direction, nous voguons vers le Nord sans avoir besoin de ramer et ce, jusqu’à l’aube. Entre temps, il semblerait qu’Odoki ait repris conscience avant de s’endormir, le pauvre n’a dormi qu’une heure si ce n’est moins. Maîtrisant l’élément Suiton, je parviens à créer de l’eau potable en éliminant les minéraux parasites présents dans l’eau de mer et ainsi, m’hydrater devient un jeu d’enfant. Régulièrement, je verse de l’eau sur le front des deux personnes qui m’entourent, je me sens un peu comme maître à bord et ces responsabilités ne me déplaisent pas vraiment. C’est vers sept heures environ que nous croisons un premier bateau transportant des marchandises. Profitant du sommeil d’Odoki, je lance à l’eau ce qui semble être le substitut de l’ancre et utilise ma maîtrise du chakra pour adhérer à une paroi de l’embarcation métallique.

Je n’ai besoin d’attendre le garde qu’une dizaine de secondes avant de monter à bord, l’assommer et me diriger vers les colis. Sans réfléchir, j’arrache les cordages qui maintiennent le bloc fermé et j’y découvre assez de nourriture pour deux jours à peu près. C’est donc sans plus tarder que je m’apprête à faire le grand saut, pourquoi voler plus que nécessaire ? Une fois de plus grâce à ma maîtrise de l’eau, je parviens à rejoindre le bateau où se trouvent Takuya et ma génitrice. A mon retour, je constate que mon équipier a repris conscience. Le sourire aux lèvres, je lui demande fièrement.

« Tu as faim ? »

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Sam 28 Juin - 16:41
Je me senti revenir à moi. Je senti la fraîcheur du vent et entendais le clapotis de l'eau. Donc, nous étions encore en mer. Difficilement, j'ouvrai les yeux. Le jour semblait être arrivé. Bon sang, combien de temps avais-je dormi ? Est-ce que Hideaki allait bien ? Je tentai de bouger, mais le moindre effort me faisait souffrir. C'est comme si le moindre millimètre de mon corps était douloureux. C'était affreux. Jusqu'à hier, j'avais joué celui qui protège, et maintenant, je suis le protégé... Si seulement nous étions pas tombé dans ce stupide piège. Je n'aurai ainsi jamais eu à avoir recours à cette foutu drogue. Tiens, en parlant de ça, est-ce que Hideaki m'a vu sous mon autre forme ? Il faisait noir, donc peut-être ne l'a-t-il pas remarquer. Je l'espérais. Je n'avais aucune envie de le terroriser.

Rassemblant mes forces, je relevais ma tête. Je ne le voyais nul part. Mon cœur se serra. S'était-il fait attaquer ? S'était-il fait tué, et cette femme et moi, abandonnés sur cette embarcation ? Mais j'entendis un peu plus tard un bruit de clapotis différent. Et qui s'approchait. Finalement, mon ami revint sur le bateau, chargé de... rations ? Oui, ça ressemblait à de la nourriture. Il remarqua aussi que j'étais réveillé. Quand à moi, je soupirai de soulagement. On avait réussi à s'échapper. Puis mon équipier me proposa à manger, ce que j'acceptai en hochant la tête. Si je pouvais récupérer des forces ainsi, ce serait avec plaisir. J'essayai alors de me mettre en position assise, mais il fallu que Hideaki m'y aide. Puis je pris une bouchée de ce que l'ex-kirijin m'avait proposé. C'était une horreur, j'avais mal de partout. Après l'avoir avalé, je senti que ma gorge était très sèche, et je demanda, d'une voix faible, s'il avait de l'eau. Il me proposa apparemment de l'eau de mer. Hésitant d'abord, je décida de ne pas faire mon difficile... pour remarquer au final que cette eau n'était pas salée. Comment était-ce possible ? Peut-être avec son Suiton... Mais si c'était le cas, voilà une capacité géniale. Je bus le plus possible, puis toussota légèrement. Mon corps était douloureux, mais voyons le bon côté des choses : j'étais en vie. Quelle prise de risque, quand même...

Je respirai tranquillement l'air frais, fermant les yeux pour me concentrer sur moi-même. Je n'avais plus de force, et je devais être à ma limite au niveau de la quantité de chakra, soit ce qu'il fallait pour que je survive. Dire que les autres, les porteurs de la Marque, pouvait l'utiliser à volonté. Mais c'était mon choix aussi : je ne voulais pas me retrouver dépendant d'un Fuinjutsu ou je-ne-sais-quoi. Je n'avais jamais compris ce que c'était réellement, cette marque maudite, si ce n'est qu'elle fait de nous des armes. Et malgré toute la gratitude que je lui dois, je pense pas avoir envie de retourner voir Orochimaru-sama pour lui demander. J'avais ma nouvelle vie, désormais.
Je regardais la femme : elle semblait encore inconsciente. Bah, ce n'était pas dérangeant. Pour le moment en tout cas. Ce que j'espérais surtout, c'est que l'on était bien parti pour quitter le pays. Et que l'on aura aucune autre embûche. Ne connaissant pas le pays, je regarda à nouveau Hideaki.

« Tu sais... où on est ? »

Ma voix était encore un peu faible, mais cela allait déjà un peu mieux. Le temps fera son office. En attendant, je continua à manger, tout en écoutant mon ami.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Dim 29 Juin - 12:56
Quel est le plus précieux cadeau que ce monde puisse nous offrir ? C’est après ce périple que je pense avoir trouvé la réponse, en effet, suite à des années à lutter, à suer au combat, je crois que le plus prestigieux présent qu’on l’on puisse recevoir durant notre vie, c’est d’avoir tous les gens auxquels nous tenons autour de nous. A l’heure qu’il est, je pense que je n’aurais jamais survécu à toutes ces rudes épreuves si ce n’avait pas été ma mère que nous devions chercher, si ce n’avait pas été Odoki qui m’avait aidé à accomplir cette mission. Après avoir servi à boire à mon compagnon d’arme, je m’efforce de faire avancer notre moyen de locomotion à la force de mes bras car le vent ne souffle plus désormais, je ne peux compter que sur moi-même actuellement. Cette réflexion m’arrache un sourire, pour une fois, ce n’est pas moi qui me repose sur les autres.

Encore à bout de forces, mon équipier semble avoir du mal à récupérer avec tout ce qu’il s’est passé la nuit dernière. A en voir la tournure des évènements, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un mauvais rêve ou quelque chose de ce genre, mais non, la nuit chaotique que nous avons vécu était bien réelle. Bien qu’il ne reste aucun témoin de cette bataille – si ce n’est que quelques civils – je suppose que c’est le début des ennuis, si nous continuons d’agir ainsi, Kyuuseishu finira par se faire connaître plus tôt que prévu et nous n’avons hélas pas encore les moyens pour répliquer. La voix rauque et faible d’Odoki me rappelle à l’ordre, plus le temps de bavasser avec mon inconscient, il me demande où nous sommes.

Durant quelques secondes, je me gratte le nez en faisant semblant de réfléchir. A vrai dire, je n’en ai aucune idée. Lorsque j’ai déserté et rejoint le continent, j’ai erré de bateau en bateau de manière illégale, j’ai tué et inspiré la crainte pour que l’on comble mes caprices. Avant ma désertion, je n’avais jamais quitté le pays…non, la ville. Avec mon frère, nous étions toujours au temple avec Shiro pendant notre temps libre, en dehors de ces murs, j’étais considéré comme de la vermine, ils m’appelaient bien « Fils de traître » dans mes jeunes années. Néanmoins, je vois que Takuya est encore trop faible pour reprendre le rôle de leader dans notre équipe, et je ne veux pas l’inquiéter. Alors plutôt que de lui avouer que je n’avais aucune idée de l’endroit où nous sommes, je préfère lui mentir, en espérant que ma supercherie fonctionne.

« Eh bien…J’imagine que nous sommes à une journée de voyage du pays du feu encore, ne t’inquiète pas, je gère haha ! »

C’est bien un rire gêné qui sort de ma bouche, mais je tente de le rendre le plus sincère possible afin que mon coéquipier pense à reprendre des forces au lieu de se mettre aux commandes. Je sais bien que la situation est risquée et que je ne pourrais pas jouer éternellement à ce petit jeu, si nous avons eu de la chance de tomber sur un navire marchand, je ne pense pas que nous puissions tenir longtemps sur cette embarcation de fortune. Dans un soupir, je finis par lâcher.

« Odoki, je propose d’attaquer le prochain bateau qui sera à notre portée. Comme on ne peut pas laisser ma mère seule sur la barque, un seul pourra mener l’assaut, l’autre pourra servir d’assistance à distance grâce à des projectiles. Tu es encore fatigué du combat d’hier soir, j’irai donc me battre au front pour récupérer un bateau qui nous permettra de nous mieux repérer en mer. Je vous dois bien ça. »

[…]

« Une fois l’arrière débarrassée, tu pourras venir me prêter main forte si tu le peux, mais n’oublie pas de l’emmener aussi. »

Je sais bien qu’il déteste être mis de côté, mais cette fois je pense que nous n’avons pas trop le choix, je suppose qu’il l’a compris de lui-même. Nous avons enfin repéré notre cible et d’après ce que j’ai vu, il y aurait deux gardes non-ninjas armés positionnés à l’arrière, encore 5 sur le pont et deux aspirants qui font des rondes. Je ne sais pas ce qu’ils entreposent dans ce truc, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse, croyez-moi, si je pouvais tous les laisser en vie et s’ils acceptaient de nous mener à bon port sans nous trahir, je le ferai. Pourtant, je sais que les circonstances ne s’y prêtent pas, je vais donc devoir mettre le paquet, désolé les gars.

Tel un rat, je m’infiltre sur l’embarcation, mon sabre à la main, prêt à trancher quiconque me barrant la route. J’avance doucement vers le premier garde, je peux sentir la cadence de ses pas s’accélérer, ma-t-il repéré ? Non…Il aurait sonné l’alerte si ça avait été le cas. Je me planque dans un recoin, il passe à quelques centimètres de moi, grogne et marmonne non sans une once de frustration dans sa voix :

« Sûrement une souris qui.. »

Un démon, je crois bien que c’est ce qui me représente le plus en ce moment. Sans réfléchir, mon corps a bougé tout seul, je me suis glissé dans son dos, j’ai plaqué ma main fortement sur sa bouche et en moins d’une seconde, son corps avait été transpercé par mon arme. Une fois débarrassé du cadavre, je fais signe à Odoki que je suis bien en vie puis je me dirige vers le pont, sachant que je vais bientôt rencontrer le deuxième garde. Il me tombe dessus quelques secondes plus tard, il remarque le sang sur mes mains. C’est vrai, mes mains sont encore rouges et humides. Tétanisé, il n’ose pas réagir, je ne perds pas mon temps et l’élimine d’un seul coup de katana à son tour. Le corps chute dans l’eau, provoquant un beau son à la réception, je continue d’avancer vers mes futurs adversaires les larmes aux yeux. C’est à cet instant que je réalise que je ne suis définitivement plus un enfant…

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Mer 2 Juil - 12:32
Nous avions commencé notre retour chez nous en partant de Kiri sur notre barque. Si les événements précédents ont laissés des traces : Hideaki avait encore sa main bandée, sa mère était pansée de partout et, quand à moi, j'avais laissé toutes mes forces dans mon dernier combat. Au fond de moi, j'espérais que les combats cesserais, mais en voyant Hideaki revenir avec de la nourriture, il en restait au moins une. Celle contre la faim, car il nous faudra des vivres pour survivre. Et aussi, il fallait savoir notre direction. Ainsi, j'avais posé cette question afin de connaître notre position actuelle. L'ancien kirijin y réfléchit un instant avant de me répondre.

« Eh bien…J’imagine que nous sommes à une journée de voyage du pays du feu encore, ne t’inquiète pas, je gère haha ! »

« Ne t'inquiète pas, je gère, haha » ? Je ne sais pas pourquoi, mais cela ne me paru pas rassurant. Surtout du fait qu'il a ajouté cela. Je soupirai. Si j'étais en forme, j'aurais pris les opérations en main, du fait que j'avais une technique qui me permettait justement de me localiser, malheureusement, je n'avais ni la force, ni le chakra pour réaliser quoi que ce soit. Je m'allongeais à nouveau afin de récupérer le plus vite possible. Je me rappelai avoir été alité quelques jours après la seule fois où j'avais utilisé cette drogue en entier. Je suppose que j'en aurais pour un moment encore.
Puis Ryûku lâcha finalement l'idée d'une attaque d'un bateau afin de prendre une embarcation plus sûre. Au départ, cette idée me semblait absolument suicidaire : même un bateau marchand serait escorté, et il n'y a que Hideaki de apte au combat. La douleur m'empêcha de m'énerver, et, en me calmant, j'y réfléchissais plus sérieusement. Il est vrai que notre embarcation pourrait ne pas tenir le reste du trajet. Mais une autre embarcation, si on ait repéré, pourrait nous faire repéré plus facilement. Mais de l'autre côté, nous aurions un transport plus rapide, et si nous surveillons le pilote, nous pourrions rentrer plus facilement. L'idée n'est pas si bête en fin de compte. Je décidai donc de me reposer en attendant pour récupérer le plus de chakra possible.

Avant que nous apercevions un bateau et que Hideaki mette en place son plan, j'avais relié mon kunai restant à un long fil d'acier afin de pouvoir le récupérer. Je devais pouvoir me défendre, et si jamais je rate mon coup, ce serait mieux de le récupérer que d'attendre ma mort venir. Puis lorsque le bateau fut à portée, il s'y hissa et commença son attaque. Un premier corps tomba, puis un deuxième, dont la chute dans l'eau fut plus bruyante.

« Qu'est-ce que c'était ? »

J'avais entendu une voix venir du bateau. Paniqué, je fis semblant d'être inconscient, tout en gardant un œil légèrement ouvert pour voir ce qu'il se passait. Ils étaient finalement deux. Les deux gardes regardèrent l'embarcation, se demandant ce qu'il se passait, puis finalement un cri attira leur attention. Profitant de l'aubaine et oubliant au mieux ma douleur, je me releva et pris la mère de Hideaki dans mes bras avant d'envoyer du chakra dans mes jambes pour m'aider à sauter sur le bateau. A peine dessus, je me retournai vers les deux hommes avant de concentrer le peu de chakra que j'avais pu récupéré dans ma gorge, avant d'utiliser le Shinra Sakebi pour les expulser dans l'eau. N'arrivant plus à rester sur mes pieds, je posa la femme à terre, avant de me retenir au bord du bateau. Avançant ainsi du mieux que je pouvais, je me dirigeais vers la cabine du capitaine du navire.

Arrivé là-bas sans problème – Hideaki ayant apparemment éliminé le reste des gardes – je tapa à la porte en me faisant passer pour un garde quand je l'appelais. Cependant, il préféra ne pas répondre. Est-ce qu'on lui aurait prévenu de ne pas ouvrir, dans aucun prétexte ? C'est possible. Comment faire... Si j'avais encore du chakra, j'aurais pu faire quelque chose. Mais là...
Continuant à appeler et à frapper à la porte, je réfléchissais. Je doutais que le Katon puisse faire fondre cette porte... ou alors... son feu bleu ? Il paraît que les flammes bleues ont une température bien plus élevé. Retournant sur le pont en restant collé aux murs, j'appelais Hideaki. Et lorsqu'il arriva, je lui expliquai mon idée :

« Est-ce que tu arriverais à faire fondre l'ouverture de la porte de la cabine de pilotage avec ton feu bleu ? »
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Dim 13 Juil - 11:01
Mon corps tout entier tremble à la vue du cadavre qui jonche sur le sol, je me retiens de vaciller et rendre tout ce que je venais d’absorber comme nourriture. Pas le temps pour les états d’âmes, je me ressaisis rapidement et me dirige vers le pont, le sabre traînant sur le parquet, je sais qu’ils ne vont pas tarder à me tomber dessus. J’espère pouvoir me débarrasser des soldats amateurs avant de m’attaquer aux Ninjas. Depuis le début de ce périple, j’ai le sentiment de me battre à corps perdu, à enchaîner les coups sans savoir pourquoi. J’étouffe un rire malsain dans ma gorge, tout ça ne rime à plus rien, ma vie toute entière ne semble avoir aucun sens. Tel un démon, je me précipite vers mes adversaires dont un qui a tout juste le temps de sonner l’alarme avant de périr de mes mains. Les Shinobis vont arriver, bien qu’ils ne soient qu’aspirant, ils ont l’avantage de la condition physique. Pour ma part, je suis fatigué, à deux doigts de m’écrouler de sommeil, si seulement Yukio était là pour me protéger comme avant.

J’esquisse un petit sourire en soutenant mes côtes endolories, l’un des gardes en profite pour me sauter dessus et me blesser au flanc. La douleur pourrait paraître insurmontable en d’autres circonstances, mais je suppose que par rapport à ce que je ressens déjà, ce n’est qu’un détail de plus. Dans un excès de rage, je me rue sur le garde qui a osé m’approcher et l’étrangle sans qu’il ait le temps de réagir. Les trois derniers ayant pris peur, ils se jettent à l’eau avec leur canot de sauvetage, que grand bien leur fasse. Il ne me reste plus que les deux Genins à descendre maintenant, je peux sentir leur chakra, ils le malaxent pour utiliser un Ninjutsu. Je vois, je suppose que mon sabre ne me sera d’aucune utilité s’ils se battent à distance. D’un geste vif, je rengaine mon arme, puis clame assez fort pour que tout le monde à bord puisse l’entendre :

« Je me rends. Vous avez gagné, bravo. »

Les deux Shinobis baissent leur garde et annulent leur technique de dissimulation, je peux maintenant déterminer leur position. Ils sont sur le point le plus haut, je vois. En signe de non-agression, je m’assois et croise les bras en attendant qu’ils viennent me chercher. Mon plan semble fonctionner puisque quelques secondes plus tard, ils sont derrière moi et me ligotent avec une corde normale. L’un de deux tient quand même un kunaï qu’il me presse dans le dos pour que l’avance. Je refuse catégoriquement de bouger bien que je sens l’arme blanche s’enfoncer pour entailler ma chaire.

« Idiots. »

Aussitôt, un feu bleu émane de mon corps, me libérant ainsi des liens et brûlant leurs mains par la même occasion. Dans leur regard, je lis de la crainte, mais aussi du mépris, de la haine. Ils essaient de dégager les flammes qui viennent consumer leur corps petit à petit. En espérant qu’il soit libéré de mon don héréditaire s’il parvient à me blesser, le porteur du kunaï tente de me porter un coup grâce au kunaï qui a migré entre ses canines. Je riposte à l’aide d’un coup de poing dans sa joue gauche et lui tourne la tête pour qu’il puisse admirer le spectacle de son camarade, qui hurle de douleur avant de se jeter à la mer, peut-être qu’il survivra, mais en tout cas il perdra à jamais l’usage de ses deux bras. Quant à l’autre, je lui adresse les dernières paroles de sa vie.

« Les Ninjas sont des menteurs et des traîtres. Si tu n’arrives pas à déjouer leur supercherie, alors c’est à cause de gens comme vous que de nombreuses personnes perdront la vie. C’est parce que tu es faible et crédule que tu n’arriveras jamais à protéger ce à quoi tu tiens. »

Ces mots m’ont échappé en même temps qu’une larme, un sourire triste. En aucun cas, je ne veux que quelqu’un meure, mais à chaque fois c’est la même chose. Pour une fois, je décide d’abréger les souffrances d’un ennemi, je saisis le kunaï du garçon de Kiri et lui transperce le cœur, même s’il continue de brûler, il ne ressent plus rien maintenant. Il est temps de me diriger vers la cabine du capitaine pour entamer les négociations. Lorsque je m’en approche après son appel, je vois qu’Odoki est déjà sur place avec quelques difficultés pour ouvrir la porte. Ca ne m’étonne même pas que mon compagnon d’armes soit ici, il n’a jamais apprécié le fait d’être laissé de côté après tout. Ao no Honoo, c’est le nom de ma technique si particulière qui fait apparaître un feu plus puissant que celui invoqué lors des techniques Katon. Je vois rapdiement où Odoki veut en venir et ne me fait pas prier deux fois pour apposer ma main sur la porte verrouillée et la faire fondre à l’aide mon Jutsu.

« Je te laisse l’honneur des négociations. Gardons-le en vie de préférence, il pourrait nous être utile. »

Au fond de sa cabine, le capitaine du navire tremble comme un chaton en temps d’orage. Je pousse un long soupir et me laisse aller le long du couloir. Enfin les choses semblent se simplifier un peu plus.

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Dim 13 Juil - 14:23
Après avoir embarqué sur le navire marchand, je m'étais approché de la cabine du capitaine de ce navire, mais je n'avais pas pu l'ouvrir. Bloqué par cet impasse, je revins en arrière pour appeler mon coéquipier, mais celui-ci s'approchait déjà. Il ne semblait pas forcément en meilleur état que moi, je voyais la fatigue sur son visage. Cela se comprend : ces dernières heures ont été éprouvantes. Lui expliquant mon problème, il se chargea de faire fondre la porte. J'avais donc raison : son feu bleu était bien plus puissant que le Katon basique. Il me laissa en plus l'honneur des négociations, parfait.

Me rattrapant sur le deuxième siège présent dans la cabine, puis m'y asseyant, content de pouvoir souffler et de ne pas avoir à pousser sur mes membres douloureux, que ce soit mes jambes ou mes bras, je commençai d'abord par parler à Hideaki :

« Au fait, j'ai monté ta mère à bord, tu devrais venir la poser par ici, ce sera certainement mieux pour elle, d'être couvert de l'humidité et du vent. »

Elle était déjà blessé, inutile en plus de la rendre malade. Poussant un soupir de soulagement, je regardai le capitaine qui n'avait pas bougé d'un millimètre, apeuré à souhait. Je sortis alors mon seul kunaï pour le regarder. Je levai ensuite les yeux vers l'homme devant moi, qui tentait de reculer le plus possible, comme s'il voulait fusionner avec la cabine.

« Je ne vais pas vous faire de mal. Dîtes-moi juste, où sommes-nous exactement ? »

Le capitaine ne semblait pas réagir, toujours tétanisé. Soupirant une nouvelle fois, je dû cette fois le menacer via mon kunaï pour qu'il réagisse et me dise notre position : Nord-Ouest de Kiri. Donc, on a le choix d'accoster au Pays du Feu ou au Pays des Crocs. Mais je supposais que cette dernière destination n'était pas la meilleure à faire, puisque ce serait un détour, à moins que l'on passe par Oto. Oh, attendez, ce n'est pas une si mauvaise idée après tout, nous n'avons aucune idée si Konoha serait prévenu par Kiri de notre arrivé. Car dans ce cas, nous pourrions nous reposer dans l'un des repaires abandonnés d'Orochimaru-sama. Il y en a aussi au Pays du Feu, mais c'était assez risqué quand même.

« Bien, je vous propose quelque chose. Amenez-nous là où nus voulons et je vous laisse en vie avec votre cargaison. Et si vous êtes sages, je vous donnerai un cadeau en plus.
- Qu'est-ce qui me dit que vous n'allez pas me tuer après ?
 »

Je laissa échapper un sourire. Il n'était pas stupide, au moins, ce type. Je suppose qu'un méchant classique – vu que je suppose qu'on a le rôle des méchants avec cette attaque – l'aurait tué une fois le travail effectué. Mais ce n'était pas mon genre.

« Je suppose que rien ne l'assure, c'est vrai. Mais j'ai pour principe d'éliminer les gens qui ne servent pas. Qui n'apportent rien à l'humanité. Vous n'en faites pas parti, ne vous inquiétez pas. »

Je laissais le temps au capitaine d'y réfléchir. Cela m’embêterait de devoir le tuer parce qu'il ne coopère pas. Je doute que l'un de nous deux sache piloter un tel bateau. J'espérais qu'il sera raisonnable. En attendant sa réponse, je proposai mon plan à Hideaki, qui était revenu :

« Hideaki, je te propose deux plans : soit on va de suite au Pays du Feu et on se risque à tomber sur quelques problèmes, vu que je ne sais pas si Kiri va impliquer Konoha dans notre affaire. Soit on fait un détour par Kiba no Kuni, pour atteindre Oto. J'ai une planque là-bas qui nous permettrait de nous reposer. Que décides-tu ? »

C'était mon ami qui avait organisé cette mission, je suppose qu'il valait mieux qu'il s'occupe et décide du trajet. Puis, sait-on jamais, peut-être aura-t-il une autre idée, meilleure que les miennes ? Je regardai à nouveau le capitaine. Dans tout les cas, c'est ce type qui s'occupera de nous y emmener.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Ven 1 Aoû - 10:07
Je laisse à mon équipier la lourde tache de convaincre le capitaine du navire de nous amener à bon port. Pendant ce temps, je dois m’occuper du corps affaibli de ma mère. Avec le trajet qui n’est pas de tout repos, je ne pense pas que ses blessures aient le temps de se refermer, surtout si elles sont internent. Malgré cela, j’entends encore son cœur battre faiblement, je ne peux que prier pour qu’elle se raccroche à la vie. Quelques minutes passent seulement, mais lorsque l’existence d’une personne ne tient qu’à un fil, le temps paraît extrêmement long. Recroquevillé sur moi-même au milieu de plusieurs tâches de sang, les dents serrées, je crois que mon corps commence à se rebeller, j’ai froid et je suis fatigué, je ne vais pas tenir longtemps à ce rythme. Et j’ai peur, si jamais le pouvoir qui est en moi se réveille sans que ne parvienne à le maîtriser, si mon feu bleu venait à enflammer tout ce qu’il se trouve autour de moi.

L’air maussade, je me relève et adresse un regard triste à ma génitrice, j’aurais aimé que nos rencontres ne se déroulent pas comme ça, j’ai tellement à lui dire sur ma vie et celle de mon frère. Alors que je me dirige vers la cabine où j’ai laissé mon compagnon d’armes négocier avec le dernier membre de l’équipage, je le croise au tournant et même si j’avoue ne pas avoir la tête à réfléchir à un plan, je suis bien content qu’il m’en propose. Le choix n’est pas très difficile lorsque l’on prend en compte notre état. Cela fait des jours que nous sommes en voyage et environ 48h que nous bataillons sans arrêt, à la moindre pause. Même si je souhaite plus que tout revenir à la planque le plus rapidement possible, je ne dois pas prendre une décision égoïste, c’est aussi ça être le leader d’un groupe.

« Je pense que nous avons besoin de repos et de soins. Si nous passons par Hi no kuni, il n’y a pas de doutes, nous nous ferons repérer et cette fois nous ne pourrons plus lutter. Sur ce bateau nous sommes protégés, nous avons de quoi vivre assez confortablement. Il y avait deux Ninjas à bord, fouillons les chambres, nous devrions trouver du matériel médical. »

Je marque une courte pause, remarquant que nous sommes toujours à l’arrêt. Assez étonné, j’interroge alors mon camarade.

« Le capitaine a refusé de nous aider ? »

Il est vrai qu’Odoki est venu me proposer deux itinéraires sans m’avoir indiqué la décision de notre chauffeur. Quoiqu’il en soit, je me sens un peu plus léger à l’idée d’avoir enfin une couchette pour me reposer, et des couvertures chaudes. Je ressors du petit couloir, attendant que l’autre membre de Kyuuseishu m’explique la situation. Alors que j’écoute ce qu’il a à me dire, je prends ma mère dans mes bras et l’emmène à l’intérieur, là où les gardes et militaires dormaient. Je la dépose sur un lit et la couvre. D’un air décidé, je me dis que si nous n’avons pas bougé d’ici dix minutes, j’irai personnellement régler cette affaire avec le capitaine. Mais en attendant, un dernier détail reste obscur dans notre affaire.

« Au fait. Quand nous arriverons….Nous devrons le tuer non ? Il pourrait vendre des informations à notre sujet. Et si on se fait tracer, on est morts haha… »

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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Sam 2 Aoû - 16:05
Nous avions réussi à récupérer un bateau marchand suite à une ''infiltration'' proposé par Hideaki. Même si j'étais en piètre état, j'avais réussi à profiter d'un moment d'inattention pour expulser deux gardes du navire. Puis, nous n'avions plus qu'à nous occuper du capitaine. Hideaki ayant fait fondre la porte, je fus en tâche de m'occuper de convaincre le patron de ce navire à coopérer. Je le menaçai de le tuer s'il ne coopérait pas – bien que j'ai utilisé d'autres mots pour le lui faire comprendre – puis pendant qu'il réfléchissait, je proposai deux plans à mon équipier.

Celui-ci choisi finalement la sûreté, et décida de passer par Kiba pour atteindre Oto et ma planque. Donc on y allait, finalement. Je ne pensai pas retourner à ma terre natale aussi vite. Ce que je craignais le plus... Non, je ne le craignais pas. Plutôt, ce que j'espérais, c'était de ne pas tomber sur Orochimaru, mais le fait que j'utilisais une de ses anciennes bases comme planque faisait que la probabilité restais assez élevé. Surtout qu'après la guerre, malgré les rumeurs de son retour, personne ne l'avait vraiment revu.

Puis, mes pensées furent stoppés quand Hideaki demandait si le capitaine du bateau refusait de nous aider. Il est vrai que celui-ci n'avait toujours pas pris sa décision. Maintenant que j'y pense, les gardes qui étaient encore en vie pouvaient prévenir, et cette perte de temps nous mettait en péril.

« Je crois qu'il a peur de mourir. » dis-je avec un ton moqueur. « Mais il sait que ce sera le cas s'il nous aide pas. Donc mettez le cap sur Kiba no Kuni, de suite. »

Hideaki semblait être ressorti au-dehors de la cabine, donc je menaçais de mon kunaï, et il se remis à sa place. Je lui rappela qu'une récompense lui sera accordé à la fin et que ce ne sera en aucun cas la mort. Ce n'était pas dans mes principes. Puis, de mon mieux, je rejoignis mon équipier.

« On devrait se mettre en route très vite. Ah... Je ne pensais pas revoir ma patrie si vite...
- Au fait. Quand nous arriverons….Nous devrons le tuer non ? Il pourrait vendre des informations à notre sujet. Et si on se fait tracer, on est morts haha…
- Je te laisse cette décision, ce n'est pas mon genre de tuer les personnes qui m'aident. Et puis... ma ''planque'' est une ancienne d'Orochimaru, si tu connais qui c'est. On ne pourra pas se faire remonter si vite.
 »

L'avantage de ce plan, c'est que je connaissais Oto par cœur, ainsi que les différentes sorties de cette base. Il n'y avait aucune chance que l'ennemi puisse nous avoir. J'en étais presque certain. Je sentis ensuite le bateau se mettre en route. Je retournai alors vers la cabine, venant juste de trouver une idée qui m'assurerait de son aide. Je pris mon sac puis retourna vers la cabine.

« Vous savez, un travail vaut une compensation. Alors, votre récompense, ce sera... ça. »

Je pris une bourse de mon sac et l'agita afin de faire tinter les pièces et de lui mettre la puce à l'oreille. Celui-ci m'apprêta une attention plus particulière. Voici une des faiblesses de l'homme : l'argent. Rare ceux qui ne succombent pas à son charme. Le capitaine ne faisait pas exception.

« Et si vous nous amenez à notre destination plus tôt que prévu, on augmentera votre récompense. C'est une proposition honnête, n'est-ce pas ?
- Vous... allez vraiment me payer ?
- Bien sûr. Et puis, si vous dîtes avoir été pris en otage, votre patron ne pourra pas vous en vouloir. Vous êtes gagnant, non ? Oh, et inutile de tenter de jouer au fourbe, je connais Kiba no Kuni par cœur, si jamais je vois que vous vous êtes foutu de moi, je vous tue de suite, compris ?
 »

J'entendis l'homme déglutir. La proposition lui semblait alléchante et la menace – même si c'était un gros mensonge de ma part – était gobé. C'était gagné. Comme toujours. Comme depuis que je suis parti d'Oto. Manipuler les gens est si facile, quand tu as bon fond. Cela en était presque un jeu. En tout cas, désormais, je pouvais me préoccuper de récupérer.
Pendant le voyage, nous avions tourné sur la surveillance du capitaine, lui parlons tout en étant détendu pendant mon tour, et pendant celui de Hideaki, je m'étais occupé de dormir un peu, après avoir trouvé une pilule énergisante que j'avais avalé de suite afin de récupérer mon chakra plus vite. J'avais aussi expliqué, pendant la changement de tour de garde, comment j'avais convaincu le capitaine, et je lui avais demandé de jouer le jeu le temps du trajet, tout en m'occupant de mettre la bourse dans le sac de mon ami, vu que c'est lui qui prendra la décision finale.

Puis, arrivé à destination, je demandais à certains passant de me rassurer sur le fait que nous étions bien à Kiba. Puis je remercia le capitaine en lui disant que c'était mon équipier qui lui donnerait sa récompense. Puis je m'éloigna, comme si son sort ne m'intéressait plus. Hideaki était libre de faire ce qu'il voulait. Je l'attendais plus loin, et lorsqu'il me rejoint, nous partîmes directement sans trainer.
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MessageSujet: Re: Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]   Jeu 7 Aoû - 11:23
Ainsi Odoki me laisse la décision d’achever ou de récompenser à juste titre le capitaine s’il nous emmène à bon port. En tant que leader de l’organisation, il est vrai que ce choix me revient, mais je dois avouer préférer une réponse concrète de mon compagnon. Il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte, j’ai peur qu’il nous trahisse. Enfin, je suppose que j’ai pas mal d’heures de voyages pour y réfléchir, au moins je ne pourrai pas me plaindre de m’ennuyer. Selon les dires de mon acolyte, nous utiliserons une ancienne planque d’un certain Orochimaru, il me semble avoir entendu ce nom un jour…et pas pour de bonnes raisons. Si je me souviens bien, c’est lui qui avait perturbé l’examen des Chûnins d’un camarade à mon frère, s’il est parvenu à mettre en péril un évènement d’une telle ampleur, je ne peux qu’avoir un avant-goût de sa puissance.

Suite à cette courte discussion, mon compagnon d’arme retourne aux négociations avec le capitaine, me laissant seul dans la petite pièce aménagée. Je m’effondre de fatigue sur une couchette située près de celle de ma mère en espérant que nous arrivons enfin au bout de nos difficultés après ce périple. Alors que me retourne brutalement pour trouver ma place, je grogne de douleur, je n’ai pas encore désinfecté ma plaie au niveau du flanc, elle pourrait être dangereuse si les lames de mes adversaire contenaient un poison lent. Je suis contraint de me lever et de chercher du matériel médical dans le bateau, au moins ici nous sommes en sécurité. Au passage, j’en profite pour cacher les feux de détresse dans ma chambre au cas le capitaine serait tenté d’envoyer un signal pendant un moment d’inattention de notre part.

Je panse mes diverses blessures purulentes ou non, me retenant de crier en passant sur certaines zones sensibles – non ce n’est pas ce que vous croyez – encore ouvertes. Alors que mon corps se trouve à moitié éclairé et à moitié dans ma pénombre, j’entends un faible bruit venir de derrière moi. Je fais volte-face, un ennemi ? Non…Je l’aurais repéré dès mon arrivée ici. Le son semble venir…du corps inerte de ma mère. Je m’approche un peu plus d’elle, comme pour vérifier si ce n’était pas une hallucination. La bouche entre-ouverte, aucun son ne sort de sa bouche, seulement de petits grognements. Ses yeux sont toujours fermés, mais sur ses lèvres je crois comprendre… « Mizu »

[…]

Après avoir donné de l’eau à ma mère, elle s’est de nouveau endormie et n’a plus donné signe de conscience. C’est bien pour ça que je ne me suis pas emballé trop vite et que je n’en ai pas parlé à Odoki durant le reste du voyage. Nous nous sommes contentés d’échanger les tours de garde à heures régulières, veillant à ce que le capitaine obéisse à notre demande. Au dessus du bateau désormais, nous pouvons distinguer quelques mouettes à l’horizon, nous sommes enfin proches de la terre. Quoique ce voyage nous aura permis de nous ressourcer, je suis tout de même bien heureux de reposer mes pieds sur de la terre ferme. Laissant la vie du marin entre mes mains, Takuya prend les devants dès l’instant où nous accostons et part à la rencontre de quelques passants.

Toujours posté derrière l’homme à l’affût du moindre mouvement suspect, je me tâte de sortir une bourse ou un kunaï de ma poche. Tout dépend de moi après tout. Je peux sentir la peur dans son attitude et moi…un sentiment de puissance ? Je grimace légèrement, presque dégoûté par mon comportement puis lui jette hargneusement la bourse contenant l’argent sur les genoux. Je sors à mon tour de la cabine, récupérant le corps de ma mère que je hisse sur mon dos avant de rejoindre mon compagnon d’armes qui m’attend à une dizaine de mètres d’ici.

« Bon…à mon tour de te suivre, monsieur le guide. »

Tôt ou tard, même s’il joue l’indifférent vis-à-vis du capitaine, je sais bien qu’il finira par me demander quel sort je lui ai réservé. Ai-je pris la bonne décision ? L’avenir nous le dira. Après tout, Kyuuseishu est une organisation prônant la justice. Tout travail mérite salaire, alors même si j’ai eu des doutes à son sujet, je pense que c’était la meilleure chose à faire, lui offrir ma confiance.

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Sauvetage délicat [B RANK MISSION] [PV Odoki]

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