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 Les essais du passé font les réussites du futur

Codeur | Administrateur | Suna No Shinobi
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MessageSujet: Les essais du passé font les réussites du futur   Mer 20 Juil - 9:42
La journée avait débuté voilà quelques heures. Le soleil n’était pas encore à son zénith, mais cela n’allait pas tarder. Dans le village, tout le monde vaquait à ses occupations quotidiennes, tout le monde semblait paisible. Oui, semblait. Car certains savaient qu’un évènement grave arrivait bientôt, et de plus en plus proche de temps. Chaque seconde qui passait nous avançait vers cet inévitable bain de sang qu’est la guerre. Celle-ci apportait son lot de victime, et que ce soit dans un village parmi son effectif militaire que parmi ses habitants. C’était pareil pour mon clan, bien que nous ayons toujours pu compter sur la protection d’un Dotonien, du moins sur les deux dernières guerres. Et ce ninja ayant l’affinité de la terre mourrait pendant cette guerre pour protéger le clan. Ils étaient pourtant Jonin. Pour ma part, j’étais un Dotonien, Chuunin de Suna, et chef des forces spéciales de ce village.

J’étais de nouveau sur les remparts du village, allongé. Mais pas comme d’habitude. J’étais allongé le dos contre le sol, regardant le ciel sans vraiment regarder. Evidemment, certains penseraient que je flânais, mais ce n’était pas le cas. Quand j’étais ainsi, c’était que je réfléchissais. C’était même une profonde réflexion. Je fus cependant tiré de mes pensées un peu plus tard, en entendant quelqu’un m’appeler. Je tournai alors sur moi-même pour pouvoir regarder vers le village. Je saluai alors mon père qui me rejoignit peu après.

Tu pensais à la guerre, fiston ?
Pas vraiment. Ou plutôt pas exactement. Je pensais à mes capacités en vu de la guerre. Il y a un secteur où je fais un peu défaut…
Tes faibles capacités en offensif sont…
Ce n’est pas ça. Il s’agit de combats contre plusieurs adversaires.


Mon père fut surpris de ces paroles mais écouta attentivement mon explication sur ce que je venais de dire. Je lui racontai le manque d’efficacité que j’avais eu lors de ma dernière mission d’escorte. Il était évident qu’en un contre un, j’arrivais à bien me défendre, mais lorsqu’il s’agissait de combattre plusieurs adversaires, c’était largement moins facile. Par chance je n’avais pas encore combattu de groupe de bandits assez compétents ou puissants pour me retrouver en difficulté. Mais qui sait, cela arrivera possiblement plus tard. Mon père semblait comprendre mon problème, et en ajoutant mes grosses lacunes en ninjutsu offensif, cela rendait la tâche ardue.

Avec ton style de combat, la seule solution serait un jutsu en coopération avec tes clones. Déclara alors mon père.

J’acquiesçai légèrement en restant dans mes réflexions. Je réfléchissais à un indice à propos de mes missions et combats passées. Il était bien vrai que pas mal de mon efficacité était présent grâce à mes clones de terre. La plupart de mes missions, même ceux de rang D, mes combats contre divers personnes, le tournoi qui s’était passé à Yami et principalement face au Chuunin de Konoha, Akahito Urakami, l’examen Chuunin… Attendez un peu, ce combat face à Akahito… je repassai en mémoire ce duel, car il me semblait que quelque chose dans ce combat était intéressant. Intéressant à se rappeler et possiblement un indice pour une trouvaille future. Je souris peu après. Bon sang, oui, il y avait un détail de ce combat qui était intéressant, et même plus que cela : la façon dont j’avais battu le chuunin, ou du moins le moment où j’avais pu prendre le dessus. Oui, j’avais une idée de comment j’allais diminuer mon problème de combat contre un groupe.

Père, j’aurais besoin de vous. Pouvons-nous aller à notre terrain d’entrainement ?

Il accepta ma demande et nous passâmes d’abord par chez nous afin qu’il puisse prendre un rondin de bûche qu’il utilise lors de certains entrainement avec moi, les fois où il a besoin d’utiliser la permutation pour se sortir de situation gênante ou dangereuse. Nous allâmes ensuite au lieu habituel où nous nous entrainions depuis quelques années. Depuis mon arrivée à Suna, même.

Mon idée n’était pas encore certaine d’être possible à réaliser de façon pratique, mais en théorie cela fonctionnait et me permettait de décupler mes capacités de neutralisation. Si j’arrivais à apprendre cette nouvelle technique que je venais de penser, il était certain que battre un groupe d’ennemi sera largement moins difficile qu’auparavant. Tout d’abord, il me fallait des phases d’essais préliminaire, juste des détails qu’il me fallait vérifier. Car il est toujours difficile de savoir quels pouvaient être les limites d’une technique en l’étudiant simplement théoriquement. Je créais alors quatre clones, soit mon nombre limite de clones possible à former. Puis je me concentrai afin de les dissimuler sous terre. Cela, je savais que je pouvais le faire car j’avais réussi cette étape il y a un moment, lors du combat contre Akahito, bien que je me fusse aussi dissimulé sous terre lors de ce moment là. Ceci fait, je les fis se disperser dans chacune des quatre directions et leur ordonna de remonter à la surface le plus loin possible. Normalement, mes clones devraient pouvoir atteindre la limite de portée du Dochuu Eigyo, soit le rayon de dix mètres qui la caractérise. Mais sait-on jamais, cela pourrait être différent. Rapidement, la réponse se confirma : les clones remontèrent pratiquement en même temps, tous à environ dix mètres de ma position. Voilà déjà deux bons points : je pourrais neutraliser toute personne qui se trouve dans le champ d’action de ma technique, et ce dans n’importe quelle direction.

Je tentai par la suite de nouveau l’expérience, mais cette fois en me déplaçant moi aussi sous le sol. J’allais donc nous disperser, moi et mes clones, dans cinq directions différentes. Le but restait le même : sortir le plus loin possible, donc à la limite de portée du Dochuu Eigyo. Cependant, seul moi et deux clones sommes sortis à la fin : j’avais perdu deux clones en chemin. Il me fallait mieux me concentrer. Je retentai de nouveau plusieurs fois afin de ressortir avec mes quatre clones. Au bout de dix minutes, cette étape était maitrisée. Nous pouvions maintenant passer à l’essentiel.

Dès que tu le veux, je suis prêt, fiston.

Je tournai mon regard vers mon père. Il semblait être déjà prêt pour n’importe quoi, même un combat. Je cherchai alors du regard la bûche juste après et je la vis un instant plus tard en hauteur, au-dessus d’une maison proche, bien en équilibre. Je souris alors légèrement puis me tournai de nouveau vers mon père. Il est aussi un ninja, il devrait pouvoir faire ce que je lui demanderai sans difficulté. Je lui expliquai alors de ce que j’avais besoin : il devait simplement créer des clones afin que je puisse m’entrainer. Il comprit alors quel type de technique était celle que je voulais développer. Il acquiesça alors et créa de simples clones basiques au nombre de quatre. Tout était prêt pour que je puisse m’entrainer tranquillement.

Il existait cependant une différence non négligeable entre le Shinjuu Zanshu, technique sur laquelle je me basais, et celle que je voulais développer. Celle-ci était la prise en compte des distances. Je savais bien que ma technique ne pouvait pas se faire en prenant en compte les ondes de chocs causés par la pression d’un objet ou d’un membre sur la terre. En clair, je ne pouvais évaluer la distance de l’origine des vibrations d’une onde de choc en étant sous terre. Pour le Dochuu Eigyo, je pouvais situer approximativement l’origine de ces grandes ondes, tandis que je me fiais aux légères ondes produites par le fait que nous ne restons pas parfaitement immobiles. C’est ce détail que je ne peux reproduire pour mes clones. En bref, je me devais d’évaluer la distance et la direction des ennemis pour ensuite les neutraliser par surprise. Oui, c’était un détail qui devait compter.

Je me mis maintenant au travail. J’évaluais la distance de chaque pères – clones ou original – présents et les mémorisait. Je fis alors des mudras, ceux de ma technique du Shinjuu Zanshu combiné à d’autres qui me permettront de me fondre dans le sol avec mes clones. Puis mes clones et moi-même nous dirigeâmes vers les positions de mon père et de ses clones, leur prit une de leurs chevilles et les enfoncèrent dans le sol jusqu’au coup. Je remontai alors à la surface afin de voir le résultat. Et celui-ci m’abasourdi : non seulement mon père et deux de ses clones étaient encore debout, mais aucun de mes clones n’était remonté à la surface. Ils avaient même disparu. Je demandai alors à mon père des détails.

Je ne sais pas trop, ton clone qui a emmené l’un des miens dans la terre mais il n’est pas remonté. Il était censé revenir à la surface après, non ?

Je confirmai la supposition puis je faisais une sorte de bilan des résultats de cet essai. Premièrement, j’avais l’impression que je perdais le contrôle de mes clones lors de ma remontée en surface. Mais je n’étais pas encore certain, car cela pourrait d’agir de manque d’entrainement ou de contrôle. Le deuxième point, un peu plus certain, c’était que mes clones disparaissaient après d’avoir ‘décapité’ la cible. Encore une fois, je n’étais pas sûr à cent pour cent, j’allais devoir refaire d’autres tentatives.

J’ai l’impression que ma technique sera moins facile à placer en combat. Hum… je vais devoir faire d’autres essais.
D’accord, je garde les mêmes positions ?
Oui, s’il vous plait, Père.


Nous reprîmes nos positions, invoquant de nouveau les clones qu’il fallait. J’allais tenter cette fois en ‘décapitant’ le clone qui sera le quatrième plus loin. Je vérifiai donc de nouveau les distances et refis les mudras pour ma technique. Lorsque je remontai alors un instant plus tard, le résultat était semblable : les quatre clones de mon père avaient disparus suite à la ‘décapitation’ et les miens n’étaient pas revenu à la surface, tandis que mon père était encore à la surface. Je retentai l’expérience deux autres fois, en gardant les mêmes résultats. Nous fîmes ensuite une pause déjeuner. L’entrainement avait surtout creusé mon estomac, l’épuisement que j’avais ressenti n’étant dû qu’à l’utilisation de mon chakra.

Trois essais sans la moindre petite différence de résultat… soufflais-je entre deux bouchées, les sourcils froncés.
Que vas-tu faire du coup ?
Eh bien…


Je réfléchissais rapidement à ces résultats et en quoi ces détails pourraient jouer sur un combat. Il me fallait me décider de comment j’allais réagir face à ces détails qui n’étaient pas prévu dans ma visualisation théorique de cette technique.

Mes clones qui disparaissent durant la technique, après qu’ils aient enfoncés l’adversaire dans le sol… ce n’est pas réellement gênant, vu que cette technique est censée finir le combat. Et le fait que je perde mes clones lors de mon retour à la surface est sûrement le plus gênant. Cela signifie que je devrais être le dernier à décapiter. Mais cela signifie aussi que la placer une deuxième fois lors d‘un même combat va être difficile. Difficile par le fait que l’adversaire saura à quoi s’attendre.

En résumé, je n’avais pas le droit à l’erreur. Ou alors il fallait que je les feintes. Peut-être je devrais pouvoir tenter d’emmener seulement la moitié de mes clones et laisser le reste comme appât… Non, les adversaires ne devaient bouger. C’était une situation à réfléchir.
Nous finîmes notre repas et prîmes une petite pause de digestion avant de reprendre l’entrainement. Mon père m’avait entre-temps demandé comment j’allais nommer ma technique. Il est vrai que toute technique a un nom. Je pensais alors à un détail que je me devais de vérifier à connaître et qui devait être connu et même améliorer s’il le fallait. Je posais alors la question du timing entre les différents enfoncements et su qu’il était très bien. Cependant, les différentes personnes étaient proches, cela restait simple. J’allais tenter cette fois-ci à remonter en dernier.

Cette nouvelle tentative se conclue comme je le pensais. J’avais finalement réussi à entrainer dans le sol mon père et ses clones. Les miens ont cependant disparu, comme d’habitude. Mon père se substitua avec la bûche et revint afin de la ressortir pour une nouvelle préparation. J’étais quand à moi content de cet essai, mais je devais encore m’entrainer sur d’autres situations. Je demandai alors à mon père de se placer ainsi que ses clones de façon espacée : ils devaient être autour de moi et pas à la même distance. Je devais vérifier mon timing via cette situation. J’attendis alors que mon père et mes clones se placèrent avant de créer mes clones et de recalculer les distances et la direction. Puis je refis les signes de main nécessaires à la technique et je prononçai clairement :

Doton, Moru Zanshu !

Je disparu dans le sol avec mes clones et chacun d’entre nous prirent une direction différente. Je savais à peu près à quelle vitesse je me déplaçais sous terre, il fallait donc que certains entendent légèrement avant de ‘décapiter’ leur cible. Puis moi-même je pris la cheville de mon père et l’entrainai dans le sol avant de remonter. Je me tournai ensuite vers lui et vis simplement une bûche. Il avait déjà effectué la substitution.

La taupe décapitante… dit mon paternel en revenant vers moi. Un nom bien choisi. Bravo pour le timing, fiston. Chaque décapitation s’est faite l’un après l’autre en moins d’une seconde.
Merci père.
Cependant, je savais tout de suite ce qu’il allait se passer, et pas parce que j’ai suivi ton entrainement.
Ouais, je m’en doutais. Je devrais alors feinter mon coup dans ce cas. Merci de ton aide, papa. Je vais…


J’étais soudainement interrompu par l’arrivé d’un inconnu qui me cherchait. Celui-ci se présenta comme un messager. C’était apparemment une nouvelle mission en vue. Je pris alors le rouleau et commençai à lire. Un détail ne me plaisait guère, puis je lus le nom d’un pays que je ne connaissais pas.

Nami no Kuni ? C’est où ça ?
Il s’agit d’un petit pays à l’est du Pays du Feu. Un pont a été construit récemment… il y a plus de trois ans. Il parait que ce pont a été nommé en faveur d’un ninja de Konoha, un certain Naruto.
Trois ans… ah oui, pas étonnant que je ne connaissais pas. Mais comment tu le sais, papa ?
C’est le clan qui m’en a informé.


Evidemment, le clan. Mon père avait toujours des nouvelles du clan, mais ne nous avait jamais avertis de ce nouveau pays qui est possible à accéder par la terre ferme, désormais. Je comprenais cependant, ce n’était pas un renseignement forcément intéressant pour ma famille qui s’était installé à Suna. Puis ce Naruto… était-ce celui qui aurait aussi sauvé Gaara-sama ? Nommer un pont en la faveur d’un ninja qui, de ce que je sais, était plutôt jeune, cela devait montrer qu’il était exceptionnel. Ce type devait être un héros dans son village. Enfin, je suppose.
Je remerciai le messager et je partis me préparer pour ma nouvelle mission de rang C qui n’allait pas me faire vraiment plaisir. Je doutais que cette vielle folle ait changé durant ce dernier mois. Je ne savais même pas comment elle nous a considérer, Hisato et moi, suite à cette dernière mission de rang D. J’espérais que cela n’allait pas empirer…

_________________
Il n'y a pas besoin de logique pour sauver quelqu'un. Je sauverai donc la paix même si je devais me sacrifier.

Narration :
Mes paroles - *Mes pensées*
Atoichi - Goro - Sokona
Missions effectuées:
 
 

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