« Ceux qui ne respectent pas les règles sont considérés comme des moins que rien mais ceux qui abandonnent leurs amis sont encore pires. »
 

 Yuan Renshi




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Nindô : Devenir le meilleur forgeron tout en servant le Kage ! (Et ouais, 2 en 1 8) )
Date d'inscription : 05/07/2011






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MessageSujet: Yuan Renshi   Sam 9 Juil - 16:42


Boku wa Yuan Renshi desu !


    N o m : Renshi
    Prénom: Yuan
    Âge: 27 ans
    Sexe : Masculin
    Village demandé : Ame
    Affinités choisies : Fûton
    Grade souhaité : Le plus élevé Very Happy

 

Avez-vous lu les règles ? Ouais et même que Validé by Madou'.

Techniques :


Description physique :


    Jeune homme de 27 ans recherche jolie jeune femme prête à ne pas fonder de famille avec des nuits torrides en perspective. Pour réussir dans sa mission, le jeune Yuan se rend dans une émission de relooking.

    Bonjour à tous, aujourd'hui l'émission sera entièrement consacrée à moi-même et pour aller plus vite, on va directement à la fin. Il n'y aura pas comparaison avant/après juste mon look aujourd'hui.

    Détail qui saute aux yeux ! Ouais, on a tous chez nous un détail qui surprend souvent ou qui est repérable à des kilomètres. Moi c'est simple, j'suis borgne. Mais je suis pas dans le dégueulasse, je cache ma cicatrice vraiment ignoble derrière un cache-oeil. Original comme nom, un cache-oeil ça cache un oeil... Un peu comme le protège tibia et la table à manger en fait. Pour en revenir à mon oeil, ou plutôt à celui qu'il me manque, je suis plutôt secret là-dessus. C'est rare que j'en parle et souvent je fais une double-esquive pour pas répondre à la question. En gros je réponds pas à la question en sortant par exemple un « c'est rien » et après je sors un « par contre les tiens son magnifiques ». Je précise que ça c'est quand je réponds à une femme, à un homme c'est plus un truc subtile du genre « c'est pas tes affaires ». Du coup les mecs sont souvent plus tenaces à ce sujet parce que les femmes ont l'ouverture d'esprit suffisamment grande pour comprendre qu'il faut passer à autre chose. L'oeil qu'il me reste lui par contre a une belle couleur. Le bleu ! Non non, c'est le vert ! Merde je sais plus... J'ai jamais fais gaffe à cette connerie mais j'espère qu'il est vert. En général on dit que ça rajoute de la profondeur au regard. Moi déjà que j'ai qu'un profondeur alors si c'est une petite, c'est déjà mal parti.

    Là c'est plus du tout un détail mais faut dire que ça saute beaucoup aux yeux aussi. C'est mon armure et mes armes ! N'essayez pas d'imaginer une armure qui saute toute seul dans les yeux de quelqu'un. D'abord c'est d'une connerie et ensuite c'était une métaphore. Après, je suis d'accord que je ne porte pas toujours mon armure mais je la porte tellement souvent que vous avez 90% de chances de me voir comme ça. Je dis ça mais je suis nul en statistiques et en chiens aussi. Ouais, c'est vicieux comme bête et ça mort du coup je porte mon armure pour me protéger. Je vais la faire couche par couche pour bien que vous visualisiez comment qu'elle est bien foutue. J'en suis fier parce que c'est un cadeau d'une personne importante mais je m'égare encore. Il y a le tissu posé à même le corps par dessus lequel est posée la cotte de mailles ! Derrière ce vêtement totalement hideux et lourd se trouve une pièce de protection très utile ! Ayant une certaine souplesse, la cotte de mailles ne dérange que très peu les mouvements de son utilisateur. Nous pouvons retrouver cet article dans de nombreux domaines professionnels pour un prix tout à fait abordable ! Non je déconné, ça coûte la peau du cul cette saloperie. Bien content qu'on m'ait offert tout mon équipement. En plus il est de bonne qualité.

    Je saute une ligne pour continuer ma description et que ça reste un minimum clair. Donc par dessus j'ai un simple vêtement bleu que n'importe qui pourrait porter. Cette partie ne recouvre pas mes bras puis ça descend jusque derrière mes genoux. En fait c'est un genre de veste qui a une découpe comme si je m'étais fait griffé par une bête sauvage. Petite anecdote, ça m'est arrivé et c'est comme ça que j'ai eu l'idée de ce design et comme on voulait m'offrir quelque chose, j'ai choisi ça. Puis le bleu c'est sympatoche, c'est pas si courant et même si c'est voyant et qu'on peut me viser d'assez loin, je m'en fiche pas mal. On m'a aussi dit cette phrase: « Connais-toi, connais ton adversaire, et cent batailles ne te mettront pas en danger. Si tu ne connais pas ton adversaire et que tu te connais, pour chaque victoire, une défaite. Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu. » Ouais, c'est le genre de phrase à te faire réfléchir quand même. Déjà je pense que je pars du bon pied, je me connais par coeur ! Après l'adversaire j'apprends à le connaître quand il le faut. Des fois c'est sur le fil donc de justesse mais jusqu'à présent je m'en sors pas si mal je trouve.

    Si je passais à la suite histoire de pas faire les choses à moitié ? Donc on va continuer sur mon armure si vous voulez bien me suivre. Dans cette pièce de notre charmant musée, vous pouvez observer de jolies pièces d'équipement d'une très belle qualité. Elles sont généralement d'une couleur très sombres comme le noir et se porte par dessus le reste. Nous avons donc pour commencer ces tes jolis protège-tibias (tiens, ça me fait penser à mon cache-oeil). D'un longueur acceptable, ils se posent au niveau des chevilles et recouvrent même les genoux. Si vous êtes intéressé, tapez 1, pour passer à l'article suivant, tapez 2. Vous venez d'appuyer sur 2, nous allons passer au prochain article, veuillez patienter... Donc là c'est dans le même genre en fait, je sais pas comment on peut appeler ça mais le principe es le même sauf qu'il s'applique aux cuisses. Donc ouais, j'ai pas grand chose de plus à dire là-dessus à part que ça m'a bien aidé même si au début on trouve ça désagréable à porter. C'est comme tout, on s'y habitue à la longue. Puis là j'ai encore la même chose mais pour les avants-bras. Il y a des motifs dorés mais rien de bien particulier. Place à la dernière pièce d'équipement, le casque ! Aussi appelé kabuto dans ce cas-là pour ceux qui veulent élargir leur culture. Alors celui-ci est une pièce unique. Je pense pas qu'il y ait une autre personne où que ça puisse être qui porte ce même casque. Faut dire qu'on voit de suite qu'il est pas courant. Il y a sur la face avant un croissant de lune assez balèze dans le genre. Il doit faire la largeur de mes épaules, un truc dans ce goût là, j'ai pas vérifié. Mais le truc c'est qu'il n'est pas centré, ouais il est légèrement décalé. Le côté le plus grand se trouve du côté de mon oeil valide, du coup c'est par là qu'on regarde. Hé hé, je sais ce que vous vous dites, il est futé Yuan ! Boh, pas tellement non. Je m'en fous qu'on regarde mon oeil invalide, c'est juste que j'aime pas en parler.

    Nous arrivons à la fin ! Oui et c'est avec ce dont je suis le plus fier, mes sabres ! Six katanas parfaitement identiques créés par mes soins. Parce que ouais, je forge mes propres armes, hé hé, là ça t'épate avoue ! C'est très rare qu'un forgeron soit lui-même amené à se battre donc ça fait de moi une personne peu ordinaire. C'est ma fierté et je l'avoue. Ils sont fièrement attaché par groupe de trois de caque côté de mon corps au niveau de la taille. On les remarque assez vite... En fait on me remarque assez vite. Il y a un tissu qui relie les fourreaux de mes épées, ça ressemble à la collerette de certains dragons. Faut savoir que dans les légendes chinoises, les dragons sont courant donc j'ai ajouté ça puis mon casque fait comme des cornes, ça rajoute de l'effet. Je suis assez chargé donc je n'ai pas fini de tout dire. J'ai un arc que mon père m'a offert, je l'attache dans mon dos. Pour finir, je porte ce que tout samouraï porte et ne quitte jamais: un wakizashi. A la différence des autres lames, celle-ci est courte et je l'attache au niveau de mon mollet droit. Pour un peu d'histoire, même quand je dois enlever toutes mes armes pour raison x ou y, je garde celle-là sur moi quoi qu'il arrive. Puis comme tout ceux qui sont samouraï, je dors avec, généralement caché sous l'oreiller même si je préfère poser ma lame à côté.

    Bon, vous savez déjà à peu près tout ou du moins vous l'avez deviné. Je me bats essentiellement avec mes katanas. J'en utilise qu'un à la fois et rarement deux. Si je me ballade avec six, c'est juste parce qu'on sait jamais et puis ils sont identiques, si c'est pas fun tout ça. Ah oui, il y a le wakizashi, alors c'est simple, je l'utilise encore plus rarement. Si j'ai plus mes autres armes sinon je trouve la lame trop courte. À noter que je ne porte pas de tanto, c'est une lame qui sert généralement à se suicider. Mourir avec honneur sur le champ de bataille plutôt que de vivre dans la honte... J'ai pas le droit à ça moi, c'est pour ça que j'en porte pas. Je vous expliquerais, vous inquiétez pas. J'ai aussi un arc, et des flèches, je l'ai pas précisé tout à l'heure mais sans flèches je ne serais pas allé loin. Donc si je devais vous résumer, je pense être aussi fort et rapide qu'agile sans aller dans l'extrême.



Description psychologique :


    J'ai ma propre philosophie de vie, je dis pas qu'elle est originale mais je suis pas comme ça pour ressembler à un autre. En vrai, c'est possible qu'on trouve des types qui me ressemblent pas mal et j'ai envie de dire que c'est comme ça. Pour ceux à qui ça ne plait pas, vous pouvez passer votre chemin... … Non je rigole Invité, t'as intérêt à tout lire. Moi je suis comme une aiguille d'horloge, je tourne. Ouais je tourne, je bouge partout et pourtant je reste au même endroit. C'est bizarre comme comparaison, j'suis pas mal d'accord mais je trouve que ça me ressemble pas mal. Comment te l'expliquer, toi qui ne comprends pas où je veux en venir... Je peux aller et venir où bon me semble (ou presque) mais je reste rattaché à quelque chose. Comme un chien enchaîné ! Si là tu vois pas je peux plus rien pour toi.

    Même si je vais pas le dire qu'ici, ma vie est régie par plusieurs choses qui font ce que je suis et là je vais le faire façon liste de course. Le devoir, le respect, la rigueur et c'est pas fini ! À la base tout ça m'a servi à devenir samouraï et donc je vais pas m'étaler dessus maintenant. Parlons plutôt de moi (oui j'aime qu'on parle de moi) en tant que personne et non en tant que chevalier. Tout ça pour dire que derrière cette armure se trouve un homme ! Oui, je ne suis pas une femme comme Samus mais bel et bien un homme.

    De là, vous devinez que j'ai des sentiments (Samus aussi hein, c'est pas ce que je voulais dire) et c'est pour ça que vous êtes en train de lire, pour savoir ce que je peux ressentir. Là ça se gâte, autant j'aime discuter sur moi pour draguer que là c'est différent et du coup, les mots viennent difficilement. En réalité, le premier mot qui me vient à l'esprit c'est optimiste. Je vois que ça, quand je pars en mission ou n'importe où je ne me suis jamais dis que ça allait mal se passer, jamais ! … … … Je dis une connerie là, il y a des moments où c'est pas optimiste que je suis mais presque flippé. Je suis un poil superstitieux, pas pour grand chose mais quand je le suis j'ai toujours cette saloperie de mauvaise impression que me suis toute la journée. Je ne vais pas m'étaler sur ce sujet qui pourrait donner une mauvaise image, je tiens pas à passer pour un poltron.

    En disant poltron ça me fait penser à pochtron, pas que j'en suis un, j'aime boire c'est tout. Attention ! Jamais pendant le service, à ça non ! Du coup ça fait que je ne bois pas si souvent que ça parce que je suis assez pris dans ma vie professionnelle, je bosse pas à mi-temps. Comme je ne suis pas non plus aux 35 h, je vous laisse imaginer la galère pour trouver une nana surtout dans ce monde de brutes. Là par contre je peux vous parler pendant des heures, les femmes c'est franchement ce que je préfère au monde. Déjà le truc merveilleux c'est qu'elles peuvent mettre des bébés aux mondes, c'est pas génial ça ? Bon, pour être honnête et sans vouloir être vulgaire c'est ce qui se passe neuf mois avant qui est fantastique à mes yeux. Je suis pas non plus pervers, j'ai pas réellement le temps de l'être mais les femmes sont vraiment les muses de mon monde. Même si elles ont souvent une place minime dans la société qu'est la mienne, elles n'en restent pas moins extraordinaires. Tout ce qu'elles peuvent faire avec le peu de moyen qui leur est donné ça force le respect. Ma condition me force à rester un homme volage, je n'ai jamais été en couple et la raison est que j'aime trop les femmes pour ça. Je cherche pas à leur éviter une vie commune avec moi, mais si je suis plus de 300 jours par an en train de faire des missions dangereuses, il est évident que ça comporte des risques. Ce qui incluse bien évidemment la mort et j'ai dur à m'attacher aux gens quand je sais que je peux partir à tout moment.

    Les femmes c'est fait, la famille maintenant ? J'ai pas grand chose à dire sur ma famille même si je l'aime énormément. J'ai eu des parents aimants qui m'ont apporté tout ce qu'il fallait pour faire de moi un homme honorable. À noter que je ne parle pas d'être membre honorifique, juste que je suis pas une crapule. Oui parce que sans eux, je ne serais pas là à vous parler comme je le fais. Sinon il y a mes frères et je n'ai jamais vraiment su combien j'en ai. Il y en a que j'ai jamais vu, d'autres seulement une ou deux fois. Moi je suis le petit dernier et malgré qu'on dise que c'est celui-là qui est surprotégé, j'ai été logé à la même enseigne que mes ainés. Il y a des personnes que je considère comme mes frères mais plus encore parce que je l'ai connais bien mieux. Mes amis d'enfances qui ont été mes frères d'armes il fut un temps. Pour eux, c'est purement et simplement ma vie que je suis prêt à sacrifier. Même si leur vie n'est pas en danger, si c'est juste pour leur épargner une grande douleur, alors c'est un cadeau que je suis prêt à offrir.

    Si je devais dire qu'elle est ma passion, que certaines personnes ont du mal à saisir que l'on puisse avoir ce sujet comme passion, ce sont les armes. C'est pas tant pour me battre avec mais plus pour les créer. Il y a tout un processus et il varie en fonction de l'arme choisie. Pour ma part, je me suis spécialisé dans la confection d'armes blanches de toutes sortes. T'as tout compris Invité, je suis un samouraï forgeron. Du coup, je peux pas m'empêcher en combat d'observer l'attirail ennemi en cherchant les points forts et faibles. Mon rêve serait de créer l'arme parfaite mais j'ai encore beaucoup de boulot pour y arriver. D'ailleurs, pour être un bon samouraï, il faut connaître son arme par coeur, savoir où se trouve le point d'équilibre, ce qu'elle permet de faire. En d'autres mots, il ne faut faire qu'un avec.

    Mais là encore, vous ne me connaissez pas vraiment, je ne suis pas qu'un type curieux qui à un sens du devoir, je suis plus que ça. Je suis un homme qui agit énormément à l'instinct. Je ne passe pas trois heures à réfléchir à un sujet s'il est pressant, j'agis au feeling quelque soit les risques qui me guettent. Bien sûr, si d'autres vie rentre en compte, je ne tente pas le diable mais mon moteur reste quand même l'instinct. C'est grâce à ça que j'ai été capable de sauver des hommes et des femmes (surtout des femmes) et même mes propres miches. C'est comme un sixième sens féminin sauf que là, j'suis un mec. Puis quand je fais ça, je ne vais pas attendre que l'on me remercie, j'agis pas dans ce sens. D'ailleurs, il est souvent arrivé que la personne soit sauvée sorte de son état de choc après mon départ.

    C'est à peu prêt tout ce qu'on retient de moi sauf que je parait solitaire comme ça alors que c'est faux. Il est vrai que depuis quelques temps je travaille sans compagnie mais ça ne veut pas dire que c'est juste pour moi. Je trouve ça triste de vivre seul comme les ermites et tout ce genre de personne; Moi c'est pas mon cas, j'adore la compagnie mais l'attache est juste un peu difficile. Franchement, si c'est pour vivre à l'écart de toute chose, être dans son coin et ne rien partager comme un sale égoïste, je vois pas l'intérêt de rester en vie. Je ne dis pas qu'ils devraient se suicider mais peut-être que quelque part il faut une remise en question. Même les animaux ne vivent pas seuls mais les personnes qui le font, ce ne sont que des lâches à mes yeux. Des gens qui ont juste trop peur pour affronter la vie. Je suis peut-être dur avec eux mais je crois que je les respecte encore moins que ceux qui ravagent tout sur leurs passages. Aux moins eux, ils ont l'esprit d'agir en groupe et souvent de vivre en communauté. Ils ne rejètent pas ce qu'on leur à offert dès la naissance, la capacité d'interagir les uns avec les autres. Il n'y a que comme ça que l'on peut aspirer à élever notre esprit. Vivre seul, sans le moindre contact c'est juste dépérir et gâcher la chance qui nous est offerte. Puis faut aussi savoir que lorsque j'ai pris quelqu'un en grippe, je le lâche plus à tel point que j'en deviens chiant.

    Sinon à part ça mon numéro est le 06-59... je suis plutôt indulgent. Même pour ceux que je viens de citer je ne vais pas aller les déranger. S'ils veulent rester seuls qu'ils le restent. J'aime pas vraiment interférer dans la vie des autres sauf si j'ai une raison de le faire. Si on m'en donne l'ordre, si c'est une vie en danger ou même si on intervient carrément dans la mienne. Les fouines qui ne servent qu'à foutre le bordel c'est très peu pour moi. J'ai pas envie qu'on me dise quoi faire et comment être sauf si l'ordre me vient d'un de mes supérieurs. Ça peut paraitre con mais c'est pas parce que j'ai envie de remettre des personnes en place que j'ai envie qu'on face de même pour moi. Il y a des choses pour lesquelles ça ne va pas dans les deux sens et si ça ne vous plait pas, vous pouvez passer votre chemin. Oui là tu peux dégager de cette partie puisque c'est fini.



Histoire :


    J'ai longtemps attendu ce jour, celui d'un départ, celui du début d'une nouvelle histoire. Mais même si on tourne la page, ce sera toujours le même livre. On dit toujours de ne pas commencer un livre par la fin mais pourquoi toujours commencer au début ? Ca peut être intéressant de ne pas savoir qui est qui, de ne pas avoir toutes les données d'entrée de jeu. Alors, cette histoire ne commencera pas là où ma vie à commencée, elle débutera aujourd'hui à Ame. C'était l'une des première fois où je pouvais ne pas travailler de toute la journée. L'homme pour qui je travaille à beaucoup de responsabilité alors il est normal que certains de ses sujets soient dans l'obligation de travailler sept jours sur sept. Mais vous savez quoi ? Je ne trouve pas ça dérangeant, pas une seconde à vrai dire et je pourrais vous donner au moins deux raisons à ça. Bon, ça c'est pas vraiment ma préoccupation première mais si ça peut éviter une semaine de dur labeur à quelqu'un d'autre, je trouve que c'est déjà une bonne chose. La seconde, c'est un peu pour suivre ce que disait mon père depuis que je suis gosse «On s'égare rarement en s'imposant soi-même des règles sévères.». Et oui, je me suis fait une liste de choses à ne pas enfreindre en plus des lois de mon pays. Ainsi, j'ai la nette sensation d'être quelqu'un de bon, j'arrive plus facilement à me maitriser. Enfin tout ça je le dois à ma famille et d'autres personnes chères à mon coeur.

    Mais si c'est une journée de repos, qu'est-ce que je pouvais bien être en train de faire ? Je ne vous le cache pas, je suis un homme qui aime énormément la gent féminine. Je vous vois venir, le cliché du gros pervers et tout ce qui va avec mais non, j'ai un minimum de respect. Bon, je suis pas fier de ce que je fais parfois comme d'aller voir des « professionnelles ». Je vais vous dire, j'ai pas beaucoup de temps libre, j'avoue avoir des pulsions et je paye bien. De plus, c'est dans un réseau légal, je connais très bien le proprio et ils ont longtemps été surveillés. Pour ma défense, j'ai démantelé un réseau qui se servait de fille trop jeune. Donc vos préjugés, vous en faites ce que vous en voulez mais j'ai rien à voir avec ça. L'alcool et les femmes, il n'y avait rien de mieux lors d'un congé même si on n'appelle pas ça comme ça ici. En fait je crois qu'on a pas de nom, c'est tellement rare dans le coin faut dire. Les 35 heures par semaines on connait pas nous. Je peux être appelé à tout heure de la journée comme de la nuit. Mais j'en reviens à ce que j'étais en train de faire. Bonne compagnie, bon sake et les femmes ne faisaient même pas attention au fait que je sois borgne. Ouais parce qu'en fait il me manque un oeil, le droit (celui qui est à ta gauche quand tu me regardes de face Invité). Non mais faut dire que c'est assez agréable de pas toujours être jugé sur son physique parce que je suis pas si mal que ça en vrai, juste qu'on voit qu'une chose, mon bandeau. Après il y a des femmes qui trouvent ça sexy mais c'est pas la majorité mais faut de tout pour faire un monde.

    Il devait être genre, trois heures du matin quand j'ai décidé de rentrer chez moi. J'habitais dans une sorte de grande cabane près des montagnes, fallait traverser une plaine avec des hautes herbes pour aller plus vite. J'avais pas trop bu ce soir, demain c'était une assez grosse journée pour laquelle je devais avoir la tête opérationnelle. Imaginez-vous avec la gueule de bois, dans un église à midi quand les cloches sonnent. Je sais pas comment c'est en vrai, j'ai jamais quitté ce monde mais ça doit pas être génial et demain ça aurait fait pareil si j'avais continué à boire. Marcher en pleine nuit dans une plaine c'était un peu difficile mais la lune éclairait bien donc ça allait, j'avais pas à me plaindre. Mais un truc que je ne vous avais pas dis à mon sujet, je suis un poil superstitieux. J'explique, ce matin, il y avait une pie dans mon jardin, rien de spécial vous pensez. Pour ceux qui sont pointilleux sur les choses, il y a bien des pies dans le coin. Mais c'est pas ça le problème, des pies on en voit souvent, c'est pas quelque chose d'extraordinaire alors pourquoi être superstitieux à leur sujet ? C'est assez simple, à chaque qu'il y en avait une et une seule dans un jardin où j'habitais, il y avait quelque chose de mauvais dans la journée. Je vous jure, à chaque fois ce piaf me regarde comme s'il essayait d'entrer dans mon esprit et après avoir gueulé comme seul un oiseau sait faire, il se tire en volant. Déjà que voir ça c'est troublant alors si en plus à chaque fois la journée se passe mal, c'est flippant.

    Vous l'avez deviné, ce matin même j'en avais vu une mais je n'y avais plus pensé avant ça. Avant quoi ? Avant d'entendre un cri pas très loin de moi, mon sang n'a fait qu'un tour. Ça sentait l'embrouille à plein nez cette histoire mais moi, j'ai promis de servir les opprimés et tutti donc j'ai pas réfléchi. Au bord de la plaine, il y avait des arbres et le hurlement, féminin, semblait venir de là-bas. C'était pas si près que ça mais il y avait beaucoup de vent et ça a dû porter le son jusqu'à mes oreilles. Le truc c'est que j'étais pas forcément équipé pour me battre en cas de problème. Fallait que ça arrive le jour où j'avais rien sur moi, pourquoi je suis pas étonné ? J'ai accouru comme tout personnage principale d'une histoire pour voir ce qui se passait. Il y avait une femme, pas surprenant, c'est elle que j'ai entendu crier il n'y a pas cinq minutes. Puis deux gros gaillards et visiblement ils en avaient après elle. J'aimais pas ça parce qu'il n'y avait rien de bien là, ça se voyait qu'elle voulait pas d'eux et qu'ils ne pensaient qu'à... Enfin vous savez.

    -Hey vous, ça serait bien de vous tirer et de la laisser en paix.

    J'ai pas cherché à faire une bonne entré quand je les ai interpelé, ils avaient juste à savoir ce que je voulais. Je voyais pas l'utilité de tourner autour du pot dans cette situation là, surtout quand une belle demoiselle est en danger. Oui parce que je ne vous l'ai pas encore dit mais elle était vraiment jolie. Vous voyez, une femme pas trop grande avec un visage doux, bien comme il faut où il faut avec de longs cheveux noirs. Clairement mon type et s'il n'y avait pas eu les deux loubards, je serais resté comme un abrutis à la regarder. D'ailleurs, ils ont mal réagis à mon intervention, le premier s'est retourné me regardant avec des yeux noirs. Le second, qui tenait la fille par le bras s'était mis à rire comme un débile. Non mais je soupçonne que la testostérone est une substance nocive pour le cerveau, j'ai jamais vu de gars super baraqué sans être idiot.

    -Si on peut pas être tranquilles avec elle, personne ne le sera, mais c'est ton tour freluquet.

    Tour de quoi ? J'avais pas du tout saisi ce qu'il voulait dire et en plus de ça je n'avais pas apprécié l'insulte. Je sais, on va me dire qu'il y a pire que freluquet comme insulte mais non, j'ai franchement pas aimé du tout qu'il me dise ça. Mais j'ai encore moins aimé ce que j'ai vu ensuite, il a poussé violemment la fille contre un arbre et elle ne se relevait pas. Le seul mot qui s'échappa de ma bouche c'était « merde ». J'avais rien d 'autres en réserve, c'était la panique. J'étais venu la sauver et là ils l'ont tué d'un coup, elle a mal reçu le choc, la nuque brisée ou je sais pas quoi... Saleté de pie... Je pensais vraiment pas que je pouvais être la cause d'une mort ce soir là, enfin d'une mort non méritée. Parce que les deux gros là, j'allais leur faire passer un sale quart d'heure. Sinon, vous vous rappelez du moment où je parlais de tourner les pages et de pas commencer par le début ? Bah là je vais sauter quelques pages pour arriver directement chez moi.

    Donc oui, on était dans ma grande cabane, je dis « on » parce que la fille était avec moi. Après m'être occupé des deux hommes, j'ai remarqué qu'elle respirait encore. Comme il n'y avait pas d'hôpital dans le coin, j'avais décidé de la soigner chez moi. J'ai aucune notion de médecine ni rien mais au moins elle pouvait se reposer dans mon lit. J'avais déposé un chiffon humide sur son front, il parait que ça aide. Elle était encore inconsciente donc je ne pouvais pas faire grand chose de plus, je savais juste qu'elle vivait encore. Je suis resté une heure comme ça à la regarder sans que rien ne se passe. Il était rare que je passe autant de temps dans ma chambre sans dormir que je découvrais des choses. Je suis presque certain de mieux connaître la maison d'un des mes frères que la mienne. J'avais pas mal d'armes accrochées, des épées que je n'utilisais plus et même un arc. En réalité c'était les armes que l'on m'avait confié lors de mon apprentissage. Je retombais presque en enfance et pour passer le temps, j'ai décidé de raconter mon histoire à celle qui se trouvait avec moi. C'est maintenant que l'on commence le livre de ma vie par la toute première page. Une page où il est seulement marqué...

    « Vivre pour le Kage, vivre pour la nation, vivre pour soi. »

    J'ai d'abord appris à vivre pour le Kage et la nation avant de vivre pour moi-même. C'est mon credo en quelque sorte, vivre pour les autres et pas seulement pour moi. C'est quelque chose que je trouve très important et qui aura été un fil conducteur dans ma vie. Vivre seul n'est gratifiant pour personne et donc avoir une place dans la société est quelque chose qui m'a permis d'évoluer. Pour commencer, comme tout le monde j'étais un enfant, un bébé même. Je n'ai pas eu une enfance tendre comme beaucoup connaissent mais je n'ai jamais blâmé personne pour ça, pas même mes parents. C'est seulement qu'il y avait une raison à tout ça, j'étais destiné à devenir un samouraï, dès lors des règles se sont imposées. En premier lieu, c'était l'amour maternel qui fût prohibé. Pas que Jun, ma mère n'ait aucunement le droit de m'aimer, non pas du tout. C'est que l'affection proche de cette relation que même la plupart des animaux connaissent nous était interdite. Je n'avais pas l'âge de marcher que déjà, les moments de tendresses étaient loin derrière moi. Ce n'est seulement là que je trouve mon enfance assez difficile même si aujourd'hui, je n'ai aucun manque affectif.

    Mon père Hang s'occupait personnellement de mon apprentissage au quotidien. J'étais le benjamin de la famille donc tous mes frères étaient soit dans une école, soit déjà aptes à aller sur le champ de bataille. Je ne les ai pas beaucoup connus, même aujourd'hui encore, ils sont presque des inconnus pour moi mais si je devais leur venir en aide, alors c'est ce que je ferais sans hésitation. C'est ce qui s'appelle la fraternité si vous êtes pas au courant, c'est un des trucs que Hang m'a appris. Ah ouais, j'vous ai pas dis mais je l'appelle par son prénom, il y a pas de papa qui tienne, père à la rigueur et c'est tout. De son côté c'est la même chose, il m'appelle Yuan ou fils, comme pour maintenir un certains respect, on est pas là pour faire copain-copain si vous voyez c'que j'veux dire. Donc vous vous demandez sûrement l'apprentissage que m'a apporté mon père. Dans un premier temps c'était assez simple, les fondements pour devenir samouraï, c'est pas aussi technique que dans les écoles mais c'est super important. Donc comme j'ai dis y a pas cinq minutes, ça commençait par ne pas être trop proche de ma mère comme la plupart des bébés devraient l'être ensuite il a fallu attendre. Ça c'est de l'apprentissage hein ? Non en fait, pour qu'un gosse comprenne, faut déjà qu'il apprenne à parler et tout ça puis on arrive à la vraie formation.

    Le devoir ! C'est ce qui domine tout le reste dans ma vie, je vis par devoir envers les autres. Chacun de nous tous fini par avoir un devoir ou même plusieurs au sein de la société. Certains les évitent, d'autres les font à contre-coeur et moi, je le fais sans broncher. Pour vous dire, je n'ai jamais discuté un ordre quel qu'il soit même si je n'ai pas toujours été fier de les exécutés. C'est ça quand on est samouraï, on obéit et je sais que j'ai toujours agis pour le bien du peuple. Après n'allez pas me comparer à un rōnin , c'est pas la même chose, non moi je suis pas du genre à ne penser qu'à ma pomme et glander toute la journée. Enfin bref, je retourne à la notion du devoir qui est donc prédominante chez moi. Elle se divise en plusieurs catégorie, le devoir envers le pays, envers la famille et ce genre de choses. Si je devais agir pour moi-même, ça passerait après tout ça et vous voyez, ça ne me donne aucun pincement au coeur. C'est avec un réel plaisir que je vis pour les autres sans aucune amertume. Je suis pas le seul dans ce cas mais il paraît que ça devient rare maintenant.

    Pour vous dire à quel point c'était important pour Hang que je sois un samouraï, j'avais même pas encore des fringues dignes de ce nom que je tenais déjà un arme dans mes mains. Ouais, c'était carrément dangereux parce que c'était une vraie épée, pas une en bois. Après il y a pas mal de type qui se battent avec des armes en bois et qui font d'énormes dégâts avec mais ça c'est pas truc. J'suis pas contre hein, c'est juste pas fait pour moi. Puis bon, comme ma vocation est aussi être un bon forgeron, c'est plus les armes blanches qui m'attirent. C'est carrément plus joli, ça reflète la lumière, ça chante au frottement de l'air. Je m'arrête de suite parce que je peux en parler pendant très longtemps. Hey, n'allez pas non plus croire que tous les samouraïs sont comme ça. On reste des individus à part entière.

    Ce qui semblait très important aussi pour mon père, c'est que je sache parfaitement me contrôler. Faudrait pas que je vienne envenimer une situation déjà tendue. Puis bon, s'énerver ça le fait pas, c'est pas classe du tout. L'important là dedans c'est que ceux qui ne savent pas se maintenir blessent les gens aussi bien physiquement que moralement. L'exemple du type qui boit verre sur verre tous les jours est un parfait exemple je trouve. Moi ça reste rare que je touche à de l'alcool, pas beaucoup plus que je sois bourré mais j'ai pas l'alcool mauvais donc ça roule. Le contrôle de soi c'est surtout savoir fermer sa gueule quand il le faut même si la fierté en pâtit, c'est pas facile pour tout le monde, ça na pas été si aisé pour moi non plus.

    Après ça devient assez classique, on m'a appris ce que devait considérer un guerrier sauf que pour les samouraïs ça se fait quand on est gosse. Le thème de la mort arrive très vite sur la table et ça en devient un sujet banal. Je ne dis pas que je suis insensible à la mort de quelqu'un, c'est pas ça du tout. Mais pour rendre justice, il faut parfois mettre ce genre de chose de côté. S'il fallait tuer un homme du pays pour en sauver, 1000, 100 ou même 10, c'est une chose que je suis prêt à faire quoi qu'on en dise. De même, si pour les mêmes raisons je devais mettre fin à mes jours alors je mourrais dans la paix. Mais si je peux l'éviter, je vais pas rater l'opportunité ! Donc la mort n'est pas un truc qui nous freine, on ne perd pas de temps avec ça pour être plus efficace. Je trouve ça dommage parfois, on fait tout pour sauver des vies mais on est prêt à en écourter d'autres s'il le faut. On en perdrait le sens de la valeur d'une vie humaine.

    Mais franchement c'est pas ça le pire. Quand t'es gosse et que tu dois devenir un samouraï c'est pas juste contre la sévérité de tes parents que tu te bats, c'est contre tes propres peurs. J'en ai vu des trucs glauque, mais dans le genre vraiment dégueulasse à en faire vomir plus d'un. Il y a toujours eu beaucoup de criminel et ils étaient pas tués comme ça quand on les trouvait. Bien sûr, la mort était quand même leur lot mais l'exécution se faisait en public et quand t'as dans les huit ans, c'est choquant et surtout très sanglant. On devait pas montrer la moindre émotion, avoir un coeur de pierre en somme. Pour nous maintenir dans un combat perpétuel, le riz que je devais manger le soir avait le couleur du sang aussi. J'ai appris bien des années plus tard que c'était que du pruneau mais quand même, ça m'a bien marqué. C'est en complément de ce que j'avais dis avant, on ne doit pas craindre la mort, il faut savoir la regarder en face.

    Puis je suis allé dans une école de samouraï où je devais apprendre différentes disciplines. Il y a la lutte, le maniement des armes blanches, de l'arc, savoir bien monter à cheval et se battre avec. Pas mal de choses comme ça. Moi je n'avais pas beaucoup de chances car j'étais nul en cheval. Je ne sais pas si c'est eux qui ne m'aimaient pas ou si je les détestais. À chaque fois c'était une véritable catastrophe, j'ai même tué un cheval par accident une fois. J'étais monté dessus et il est parti en furie, incontrôlable la bestiole et il y avait une falaise. J'ai eu le temps de sauter mais c'était juste. Par contre l'animal a vu que dalle et est tombé, c'était pas beau à voir et mon père a dû rembourser son prix à l'école. J'en ai vu de toutes les couleurs quand je suis rentré chez moi le soir.

    Mais en plus de me former à être un homme bon, l'école m'a permis d'avoir des amis. Par contre, nous quand on avait des potes, on pouvait pas glander la journée quand il faisait beau. Le seul temps mort c'est quand on dort, là journée c'est entrainement, entrainement, entrainement. Vous vous dites ''Oh le pauvre !'' et moi je dis que non ! Mais vous croyez quoi ? La nuit on sortait s'amuser quand même en toute discrétion. Bon, c'était des jeux de gamins, on avait entre dix et douze ans à cette époque donc on se faisait des cabane, on s'amusait avec des sabres et tout ce qui fascine un gosse. Moi j'ai eu la mauvaise idée de piquer un de ceux que mon père avait. Il n'y a pas eu d'accident ni quoi que ce soit mais quand on s'en sert mal, la lame perd très vite de son tranchant, la lame s'émousse. C'est le genre de truc qui passe pas vraiment inaperçu. D'après mon père j'étais même le pire de tous ses fils. Au moins j'étais le premier de quelque chose, même si ce n'est pas dans le bon sens que je vois la chose. Même dans mes amis, dans aucune des discipline j'étais le premier. Ils étaient tous doué en quelque chose et moi j'étais derrière eux. Je n'étais pas nul, j'étais même plutôt bon mais pas autant qu'eux.

    On m'a considéré adulte vers mes treize, quatorze ans. Oui à la Ame c'est l'âge moyen, souvent un peu pus jeune. Donc je me suis marié. BAM ! Tu t'y attendais pas à ça, le coup du mariage alors que je t'ai même pas parlé d'une fille encore. Bah en fait j'en avais pas entendu parler avant non plus. C'est un mariage forcé en fait. Comme ça j'avais déjà une femme et dans quelques années je devais assurer une descendance. Mon père n'y apportais pas grande importance, la lignée des chefs Renshi allait de transmettre à partir de mon frère Wu. Comme c'est mon ainé c'est lui qui sera chef de famille après mon père et ensuite ça sera le tour de ses fils s'ils sont assez âgé à cet instant. Donc le nom de ma femme ? Sans importance, honnêtement j'ai jamais fais attention à elle, c'est méchant mais à 13 ans j'avais d'autres préoccupation, je voulais avoir l'estime de mon père et dépasser mes amis.

    L'année qui suivit, j'ai participé à ma première bataille au côté de mon père. C'était une déclaration de guerre contre un autre clan vivant près de nos terres. Ce jours là, mes frères étaient présents aussi avec leurs propres hommes. On était une bonne centaine en tout et c'était une attaque nocturne. L'ennemi ne savait pas à quoi s'attendre et moi, j'avais le coeur qui battait comme jamais il ne l'avait fait. Une grande excitation, ça faisait plus de dix ans qu'on me préparait à ça et enfin j'allais pouvoir en récolter les fruits. Le but était d'arriver furtivement, qu'on puisse être dans le village avant même que l'ennemi ait eu le temps de se préparer. Il fallait éviter toute possibilité de représailles, c'est à dire, aucun survivant. C'était très sanglant,mêmes les femmes et les enfants étaient tués, un acte de véritable barbarie. Je n'y prenais aucun plaisir, aucun dégoût, c'était pour moi devenu une normalité alors que c'était ma première bataille. Cela voulait dire que j'avais bien été formé et que j'allais devenir un bon soldat. Cette nuit-là, je n'avais tué qu'un personne, un homme avant qu'il ne tue mon frère. Il se retourna et posa sa main sur ma tête pour me remercier, sans accompagner sa phrase d'un sourire. C'était plus pas commodité qu'il agissait comme ça que par réelle joie. De toute manière, j'avais fais preuve de mes qualités ce soir là. Mais en face de moi, il y avait un archer, quand je l'ai aperçu il avait déjà tendu son arc la flèche pointée vers moi. J'étais persuadé que ma vie se terminait déjà, j'avais tué un homme et j'allais mourir, la balance qui se rééquilibre. Mais mon frère, celui que j'avais sauvé s'est mit délibérément sur la trajectoire de la flèche. Il s'était sacrifié pour moi. Cliché ? Non pas du tout, il avait en fait dévié le projectile avec son épée. J'étais franchement bluffé, j'ai trouvé ça trop cool de réussir ça d'instinct et en plus c'était pour me sauver. C'est une autre balance qui s'était rééquilibré, j'ai sauvé sa vie, il a sauvé la mienne, tout ça en l'espace de dix minutes. Ça voulais surtout dire qu'il fallait que je reste sur mes gardes.

    La bataille s'est terminée assez vite, je n'avais tué personne d'autre mais j'étais toujours vivant. Je manquais clairement d'expérience mais mon père semblait fier. Au début, je pensais que cette nuit avait servi à ce qu'on règle des différents et qu'on étende notre territoire. J'ai vite compris que non. Le lendemain soir, un homme est venu chez nous, Hang m'a demandé d'aller dans ma chambre. Je suis resté écouter à la porte et même si je n'ai pas tout entendu, je savais le principal. Mon père travaillait pour quelqu'un alors qu'il était notre daimyo, il était censé n'avoir personne au dessus de lui mise à part le Kage. Il avait touché une bonne somme d'argent pour cet acte et c'est quelque chose que j'ai très mal vécu. Je le voyais comme une personne intègre, pleine de convictions mais je ne l'aurais jamais cru pactiser avec quelqu'un d'autre.

    Durant les deux année qui suivirent, nos discussions étaient plus que brèves, j'hésitais au maximum de lui adresser la parole sans être insolant. Il arrive très vite quelque chose à me faire regretter ces deux années de silence. Mon père avait laissé sa place à l'ainé depuis un an déjà. Sa tactique était très simple pour conquérir et il semblait être aussi proche de l'homme qui l'était avec mon père. Wu pactisait avec beaucoup de clans grâce à des mariages arrangés et avec ceux-ci, il attaquait ceux qui refusaient de s'allier. Il était très cruel au point qu'un jour, un chef de clan vint voir mon père lui supliant de stopper mon frère. Hang n'a pas agit, il ne pouvait de toute façon rien faire contre la folie des grandeurs de son fils ainé. Moi, je me résignais à laisser les choses se passer comme elles se déroulaient. Je ne pouvais assurément pas commettre un acte de rébellion contre ma propre famille, ni même contre quelqu'un de mon clan. J'aurais à cet instant perdu tout mon honneur et ma vie n'aurait été qu'un échec total. Même aujourd'hui je n'aurais pas changé le passé malgré les évènements qui ont suivis...

    Un jour, j'ai retrouvé ma mère en sanglot, écroulée par terre, assaillie par la tristesse. Mon père venait de se faire enlever. C'était l'oeuvre du clan venu le supplier quelque mois plutôt, ils avaient revendiquer cet acte. Mon frère n'était pas encore au courant et je n'avais ni le temps, ni l'envie de le prévenir. Je suis allé chercher mes hommes dont les meilleurs éléments étaient mes amis d'enfance. J'étais heureux de toujours les avoir eu à mes côtés et ce dans toutes les situations même une aussi importante que celle d'aujourd'hui. J'ai dû monter à cheval pour aller plus vite mais comme s'il savait à quel point c'était important pour moi, l'animal resta docile. En une heure nous avions rattrapé l'ennemi, ils ne devaient pas avoir enlevé mon père longtemps avec que je l'apprenne. Mon père nous aperçu en premier et ses mots sont restés très dur pour moi. Il me disait de tirer, peu importe sa vie, c'était à la fois le seul moyen de faire payer à ces hommes ce qu'ils ont fait et aussi la seule façon qu'il n'y ait aucune perte de notre côté. J'ai alors pris mon arc et tous mes hommes firent de même, j'ai été le premier à lâcher la corde suivi de tous les autres. Certains sont morts sur le coup, les autres étaient trop blessé pour tenter quoi que ce soit. Il fallait dire que nous étions cinq fois plus nombreux et que j'avais eu la chance de réunir autant d'hommes d'en d'aussi brefs délais. Je suis descendu de mon cheval et j'ai accouru vers mon père mais je me suis vite rendu compte qu'il était déjà mort. Nous avions gagné mais j'avais perdu un membre de ma famille. Je n'ai versé aucune larme, je n'en versais plus depuis plusieurs années déjà. J'ai donc décidé de torturer les survivants, c'était le châtiments qu'ils méritaient de recevoir. J'en ai tué quelques uns d'un seul coup d'épée dans le ventre alors qu'ils étaient à terre. Les autres ont énormément souffert, j'avoue qu'à cet instant j'étais aussi cruel que mon frère. Je n'aurais pas dû m'abandonner à une telle haine, un des survivants utilisa ses dernières forces pour m'attaquer au visage.

    Je me suis réveillé trois jours plus tard, dans une pièce où la lumière passait à peine. La douleur était atroce et très localisée. J'avais l'impression que je n'avais plus mon oeil droit. J'ai pas mis trois heures à capter ce qui c'était passé. Ce connard m'avait crevé l'oeil, ça aurait pu me tuer. Un médecin était venu me retirer ce qu'il restait pour pas que ça s'infecte lorsque je dormais. Il était encore là à mon réveil, j'avais jamais vu sa tête de demeuré. Je sais pas si c'était la douleur ou le fait qu'il me reste qu'un oeil mais il avait bien une tête de demeuré. Il discutais avec mon frère, il avait pas dû capter que je comprenais tout ce qu'il disait sur moi. Cette enflure disait que j'allais intéresser quelqu'un d'important et que ma famille serait récompensée. Non mais c'était quoi ce délire ? J'étais pas de la viande qu'on donne comme ça. Je venais de voir mon père mourir, j'étais devenu borgne et ça y est, j'avais plus de valeur ? Puis là gros flash dans mon esprit. Ce type ! Oui là le médecin demeuré ! Je l'avais déjà vu, je le connaissais, c'était celui qui complotait avec mon père. J'imaginais carrément le pire et comme je pouvais pas sortir de ma chambre, je suis resté cloitré une semaine. Du repos... On me disait que j'avais besoin de repos mais j'avais jamais eu autant de temps à ne rien faire moi.

    Donc j'ai glandé pendant sept jours jusqu'à ce que le médecin revienne. Il était accompagné de cinq personnes et l'un d'entre eux s'est présenté comme être le Kage. Vu ses vêtements, j'avais eu un doute et je me suis dis qu'il devait passer incognito parce que toute cette histoire semblait louche. Puis il a montré le truc qui fait tout. Les armes laissées par les dieux, ouais, il les avait sur lui comme s'il savait que j'attendais une preuve. Il m'a alors proposé quelque chose qu'il ne devait pas proposer à quelque chose. Il allait m'offrir un oeil, un vrai genre dans un qui me va me permettre de voir et qu'en échange, je travaillerai pour lui en mettant en oeuvre mes talents de samouraï. Il m'a juste dit que les seuls à devoir être au courant, c'était ma famille et personne d'autres. Je pouvais dire que je travaillais pour lui mais pas en tant qu'individu. Genre je pouvais annoncer comme ça « Ouais, mon clan à un rattachement à la cour impériale ». ça sentait le sale boulot à plein nez ça encore mais ça me plaisait. Franchement, travailler pour le Kage en personne c'est un truc génial et en plus je n'allais plus être borgne. Il a ouvert un minuscule coffret, dedans se trouvait une sorte d'oeil de verre. D'après le Kage, c'était l'oeil de Bouddha, sûrement un surnom. Le médecin a alors commencé l'opération et attention ! Il n'y avait pas d'anesthésie ou truc dans ce genre là. J'ai énormément souffert, certainement le plus de toute ma chienne de vie. Là encore, je me suis endormi ou plutôt évanoui. Une semaine plus tard, je me réveillais, impossible d'ouvrir l'oeil droit. Le médecin par contre était là. Il me disait de me reposer dans le noir complet jusqu'à ce que j'arrive à ouvrir l'oeil. Ensuite, chaque jour je devais laisser entrer légèrement plus de lumière pour m'habituer. Il m'a aussi pris toutes mes armes, disant que pendant un an, je ne serais plus samouraï et que l'utilisation de ses armes étaient prohibée. À cet époque j'avais un tanto, vous savez la lame du suicide, harakiri, tout ça quoi. Il me l'a prise aussi en disant que ça ne me servirait plus jamais.

    C'était totalement stupide, j'allais bosser pour le Kage dans un an et pendant ce temps je ne pouvais pas m'entrainer ? Ça m'a rendu fou mais j'ai dû m'y résoudre. J'ai vite découvert ce que c'est oeil avait de spécial, celui du Bouddha. Les objets me paraissaient différent, je connaissais l'endroit où ils étaient le plus fragile, le plus dur et même leur composition. Je voyais pas à quoi ça pouvait me servir mais au moins je voyais. Seulement j'avais une cicatrice laide et comme j'avais pas grand chose à faire, j'ai commencé à m'intéresser aux filles. J'ai mis un bandeau mais pas seulement pour la marque, mon oeil gauche et mon oeil droit n'avaient pas la même couleur. Mais c'était un truc super visible et la pupille de droite avait la forme d'un triangle rouge foncé dans du bleu clair. Même moi j'aimais pas regarder ça. Puis au bout d'à peine une semaine de drague, l'entrainement me manquait mais si je demandais une arme à quelqu'un du clan, ils allaient cafter à coup sûr à leKage. Je me suis alors dis que je pouvais forger mes propres armes, ouais, ça devait pas être bien dur. Là j'ai compris la véritable utilité de mon oeil. Au début c'était pas facile mais j'ai fini par faire de bonnes armes dont celles que je porte aujourd'hui. Au final j'en ai fais aussi pour les soldat de la cour impériale. Ensuite, je ne vais pas dire toutes les missions que j'ai fais pour le Kage, il y a des trucs propres, des trucs dégueulasses mais ce n'est pas le moment d'en parler. Cette histoire que je vous raconte, c'est surtout pour la fille chez moi que je dis tout ça. Il faut savoir que je ne lui ai rien dit sur mon oeil, ni à elle, ni à personne d'autres. Elle vient de se réveiller à l'instant d'ailleurs, vous voulez savoir son nom ? Jia.



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MessageSujet: Re: Yuan Renshi   Dim 10 Juil - 4:42
  • Bienvenue parmi nous (:
    - Je valide le code
    - Nous attendons la suite, bonne chance pour la reste de ta présentation Wink

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MessageSujet: Re: Yuan Renshi   Lun 31 Oct - 11:13
Voila, c'est un peu court, il risque d'y avoir des incohérences mais ça devrait le faire.

Donc fiche finie.
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MessageSujet: Re: Yuan Renshi   Mar 1 Nov - 12:53
  • Avis positif pour le Test RP de Jônin, second avis ^^ ?

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MessageSujet: Re: Yuan Renshi   Mar 1 Nov - 13:28
Avis positif, je te laisse le soin du test Mad'

Edit Mad' :
Test RP de Jônin :
Racontez votre première mission en tant que Shinobi au service de l'Amekage, vous vous êtes tout d'abord rendu à la grande tour de métal pour y recevoir les ordres d'un supérieur. Vous venez de débarquer dans le couloir qui vous mène au bureau de l'attribution des missions lorsqu'un homme plutôt costaud vous aborde et vous bouscule. Plus tard, c'est avec horreur que vous découvrez qu'il sera votre coéquipier pour la mission à venir : assassiner quelques vauriens qui errent dans les forêts du pays. Cela ne risque pas d'être facile...

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MessageSujet: Re: Yuan Renshi   Jeu 10 Nov - 7:19
Argh ! J'attendais un mail pour avoir mon test rp mais j'avais pas vu que le message avait été édité ! Je m'y mets de suite !
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MessageSujet: Re: Yuan Renshi   Jeu 24 Nov - 12:25
  • Nous attentions alors Wink

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