« Ceux qui ne respectent pas les règles sont considérés comme des moins que rien mais ceux qui abandonnent leurs amis sont encore pires. »
 

 - Nos Rêves et nos Cauchemars - [Mission de Rang S]

Kiri no Shinobi | Maître du Kenjutsu de Mizu no kuni
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Nindô : J'utiliserai ma lame pour préserver mon village et ma liberté.
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MessageSujet: - Nos Rêves et nos Cauchemars - [Mission de Rang S]   Sam 18 Juin - 23:01
- Nos Rêves et nos Cauchemars -


x Le monde n'est jamais comme on le désire, il reste notre rêve, une chimère. Et notre envie de tout changer est souvent stoppée par une puissance supérieur. Ce fut par exemple le cas lors de cette mission, qui fut d'ailleurs l'une des plus périlleuses que j'ai pu effectuer jusque là.

x Ma journée avait parfaitement bien commencé. Le Soleil levé, j'avais entamé quelques échauffements comme tous les matins où le temps n'était pas compté. En faisant se réveiller gentiment les muscles de mon corps, je buvais quelques jus de fruits pour stimuler mon système nerveux. Puis après ça, je m'habillais de mon kimono et me mis à fumer une petite clope sur ma terrasse, ce qui me fit le plus grand bien. J'étais resté assis une dizaine de minute, observant le village sous la brume, avant de décoller pour le bureau du Kage en emportant mon sabre et Homatsu. Lors de mon court trajet pour rejoindre la tour, j'étais passé dans les rues de Kiri, là où les gens, à tour de rôle, et encore une fois, me dévisageaient. Comme à chaque fois, j'avais cette envie de tous les éclater, de leur montrer celui dont ils avaient peur pour qu'ils me comparent à celui que j'étais réellement. Mais je ne fis rien, comme d'habitude, je m'étais laissé bousculer tout en ravalant ma colère. Par la suite, et comme à chaque fois, j'avais donc décidé de sauter sur les toits et de ma déplacer dans les hauteurs. D'en haut, je pouvais voir énormément de choses, et entendre presque tous les bruits des marchés. Par manque de chance, mon appartement était situé juste au milieu de la zone marchande, là où tous les villageois se rendaient le matin. N'étant pas vraiment aimé dans ce village par les civils, j'étais assez mal placé, bien que mon appartement soit très bien, et de nombreuses fois j'ai retrouvé, aux pieds de mon bâtiment en forme de tour, des tags haineux s'adressant à moi. Tous étaient des imbéciles, car il ne me connaissaient pas et me jugeaient simplement par mes actes qui, au final, n'étaient pas réellement miens. Quoi qu'il en soit, bien que mes pensés furent haineuses, j'avais continué d'avancer et m'étais vite retrouvé devant la tour du Mizukage, ce qui me poussa à réfléchir à autre chose. Quelle allait être ma mission aujourd'hui ? Pour avoir ma réponse, je me mis à monter à la tour par les escaliers, qui me procurèrent un petit peu d'exercice. Une fois au plus haut, à l'entrée du bureau de ma chef, Suzumi Yume, j'éteignis ma cigarette sur le bord de la porte, et poussai, à l'aide de ma main droite, la planche en bois servant à garder l'endroit fermé. En entrant, je vis mon Kage, assis à son bureau, avec qui j'entretins une courte discussion avant qu'elle ne me lance, presque au visage, un parchemin. Je me permis ensuite de l'ouvrir et de le lire dans le bureau. Sur le papier était écrit, d'une manière appliqué, comme celle dont faisait preuve la Mizukage :

Citation :
Mission de rang S
La cible à éliminer s'appelle Zenzaburô Ikusamu. Il s'agît d'un puissant politicien venu d'une île de l'archipel de Mizu no kuni. C'est également un puissant spadassin maîtrisant le Suiton et le Raïton à merveille. Votre mission devra se dérouler dans la plus grande discrétion, car sinon il risque d'y avoir des représailles politiques. En effet, Zenzaburô est un politicien connu pour ses idées anarchistes et ayant de nombreux contacts au village ainsi qu'au Conseil. Vous devrez vous rendre ainsi à Mori no kuni, où se trouve actuellement la cible à éliminer, qui s'est retranché dans une grande maison au cœur des bois protégés par plusieurs gardes bien armés. Bonne chance.

Après avoir lus ces quelques phrases, je regardai la trentenaire, et d'un hochement de la tête, me retournai, et comme à mon habitude, disparaissais dans une légère brume, pour me retrouver rapidement à l'entrée du village.

x Ma cible se trouvait dans le pays des Forêts, là où la présence shinobi était quasi inexistante. Il ne m'était donc pas difficile d'entrer dans ces terres. Ainsi, en ayant tout mon attirail, je me décidai à prendre la route vers cet endroit sauvage où l'odeur du sang allait se répartir dans l'air après mon passage.


x Le voyage dura plusieurs jours, et cela à cause de la distance à parcourir ainsi que du manque de précision dont souffraient les cartes. Les limites du pays furent facilement reconnaissable grâce aux arbres géants dont la cime s'élevait jusqu'au ciel, me donnant, à l'occasion, l'impression de n'être rien d'autre qu'une goute d'eau dans un océan. L'air était humide, et dans cette mer d'arbres tous plus grands les uns que les autres, l'obscurité avait envahi le lieux. Ainsi, c'est dans cet endroit froid et sombre que je m'élançai avec hâte. Ma course, furtive et rapide, faisait de moi une ombre invisible, et pour en rajouter, en m'aidant de l'humidité de l'air, j'avais crée une légère brume entourant ma personne sur un large périmètre, qui, au fur et à mesure de mon avancée, me suivait, me gardant ainsi à l'abri des regards. Je me rapprochai enfin de cet endroit que l'on m'avait cité dans le parchemin, cette maison au cœur des bois. Comment le savais-je ? Tout simplement en me concentrant et en ressentant les multiples présences vers lesquelles je me dirigeai. Le verbe « protéger », dans mon ordre de mission, avait été employé comme il le fallait, car le nombre de garde qui se trouvaient autour de ce bâtiment était écrasant, un mais il me fallait y rentrer malgré tout. Ainsi, je mis au point une stratégie pour entrer dans la zone, mais il me fallait attendre, car cette tache allait me prendre du temps ainsi que de l'énergie.


J'attendis que la nuit tombe, révélant ainsi une nouvelle fois la Lune, toujours complète depuis quelques jours, ce qui était rare. Sous l'éclairage de l'astre, mes yeux, un peu plus tôt marrons, s'étaient habillés d'un bleu éclatant, qui fut alors la seule chose montrant ma présence. Les gardes, depuis la tombée de la nuit, s'étaient relayés, et leur nombre avait diminué grandement. C'est à ce moment là que j'avais décidé d'attaquer, tout en restant invisible. Ainsi, de ma cachette, je me mis à fuser en direction de la maison, tranchant tout corps sur mon passage, tout en étant toujours furtif. En quelques secondes, et après une dizaine de corps mutilés derrière moi, j'étais arrivé à la porte d'entrée, que j'avais ouvert à l'aide d'un grand coup de pied après avoir assassiné rapidement les quatre gardes qui se trouvaient là. Une fois de plus je rependais le sang d'autrui sans vraiment savoir si je faisais le bon choix. La porte ouverte, je me décidai à entrer tout en reprenant mon allure de déplacement. En moins d'une minute, en ayant activé mon attribut génétique, j'avais parcouru toutes les pièces de la structure, excepté une seule : l'unique chambre de l'étage. Ainsi, en donnant des coup de sabre horizontaux et verticaux, je me frayais un chemin dans l'escalier, laissant tomber au sol des parties de corps sanguinolents de chaque côté et dans tous les coins. Très vite, je m'étais retrouvé devant la porte, qui, en un coup de lame, tomba en morceau. Avec un déplacement rapide, je m'étais retrouvé dans la pièce, en garde, mais à ma grande surprise, il n'y avait rien. Et soudainement, un petit bruit se fit entendre, puis un second et un troisième. Puis après une ou deux secondes, c'est dans toute la maison que se son se reproduit. Alors que je cherchai d'où cela venait, je me rendis compte que, sur tous les murs et mobilier, se trouvait des parchemins explosifs entrain de ce consumer. À cet instant, en rengainant le sabre de mon père, et en sortant Homatsu qui apparut au milieu des bandages, je dis, d'une voix sombre et navrée :


« Merde... »

Puis une énorme explosion retentit, soufflant alors la maison entière en créant une onde de choc qui se propagea jusqu'à la forêt qui délimité la zone résidentielle.


A ce moment là, je volai dans les airs, presque inconscient et temporairement sourd, mon sabre légendaire dans la main droite. Mon visage était en sang, et mon bras gauche avait été gravement brûlé. Comment étais-je sorti de cette explosion en vie ? Tout simplement en me servant de Homatsu. Comme son nom l'indique, ce sabre est le Gicleur Explosif, et sur sa lame est apposé un nombre incalculable de parchemin. Cet épée à la particularité d'être immunisé au explosion, quelle qu'elles soient, et je m'étais donc servie de cette particularité pour faire de mon sabre un bouclier. Juste avant que l'explosion ne se déclenche, j'avais, durant un bond, placé Homatsu devant mon corps, me servant alors de lui comme rempart. C'est ainsi que je m'étais retrouvé à flotter au dessus de la forêt avant de m'écraser dans les arbres, dont les branchages ralentirent ma chute. Il est clair que s'il je ne l'avais pas eu, je serai mort dans ce piège. A vrai dire, cette situation n'était pas vraiment de ma faute, étant donné que les informations de mon Kage était erroné, mais il me fallait tout de même terminer cette mission en trouvant la véritable planque de ma cible. Mais avant cela, je devais me soigner. Avec difficulté, je m'étais relevé afin de m'en aller loin d'ici pour ne pas être attrapé par mes ennemis. M'enfonçant dans la forêt, je ne voyais bientôt plus rien à cause de l'obscurité totale qui s'y trouvait, m'obligeant alors à rester en hauteur. Les branches, tout comme les arbres, étaient de tailles démesurées, m'offrant ainsi un lit où dormir, bien qu'inconfortable, après m'être épongé le visage et bandé le bras.

x Le jour devait s'être levé, car entre quelques feuilles je voyais une lueur faible bouger. A mon oreille murmurait le vent, preuve que mon audition était revenu, et mon bas quant à lui ne me faisait plus souffrir grâce aux pommades médicinales de Kiri. D'un mouvement rapide je m'était relevé. Les environs étaient toujours sombre et... plein d'arbre. Des trainés de sang étaient visible au sol, ce qui était assez bon pour moi, car choqué par l'explosion, je ne me souvenais pas du chemin que j'avais emprunté. Alors, en me laissant tomber tout en roulant dans les airs, je me retrouvai les pieds au sol après une chute de plusieurs dizaine de mètres, que j'avais amorti avec souplesse. À priori, personne ne m'avait suivi, ce qui fut un bon point. Alors, en me hâtant de nouveau, je retournai sur les lieux de l'explosion. Le chemin m'était totalement étranger, et pourtant c'était bien celui que j'avais pris pour me retrouver sur l'arbre. A vrai dire, je ne me souvenais même plus comment j'avais pu faire pour grimper à l'arbre. Bref ! Lorsque j'arrivai là où la structure habitable se trouvait la veille, je me rendis compte que plus personne ne se trouvait là. Ainsi, comme je fis pour trouver cet endroit, je me mis de nouveau à me concentrer sur la présence de chakra dans le secteur. N'étant pas pisteur, cela me demandait beaucoup de concentration, mais j'y arrivai tout de même. A plusieurs kilomètres de ma position, au nord ouest, se trouvait un regroupement important d'énergie multiples. Donc, d'un pas décidé, mais lourd, je me mis en route. Le trajet fut assez long, car malgré le fait que mes blessures ne me faisaient pas souffrir, elles m'avaient en revanche épuisé au point que je trainai les pieds. Le Soleil se couchait déjà, doucement. Avais-je dormi tant de temps pour ne pas voir la journée passer ? Sans l'ombre d'un doute. Mais cela n'était pas vital. Alors que je me trouvais sur une colline, toujours dans la forêt, au loin je pouvais voir un petit lac sur lequel reflétait les rayons endormis de l'astre solaire, ainsi que les ruines de ce qui devait être un temple à l'origine.


Mais alors que mes yeux se baladaient, je vis, au loin, du mouvement. Étais-je proche de ma cible ? J'allais bientôt le savoir. Le vent soufflait relativement fort sur les arbres, envoyant ainsi mon odeur loin derrière moi. Les présences que j'avais ressentis plus tôt étaient les mêmes qui se trouvaient face à moi, dans ce vallon. Cependant, je ne comptai pas me faire avoir une seconde fois par un piège, car je n'y survivrai pas. Donc, discrètement, je me mis à assassiner chaque garde un par un. Leur nombre avait été réduit depuis ma précédente offensive, ce qui me facilita grandement la tache. Me terrant dans l'ombre des arbres, et d'un seul coup rapide, j'exécutai chaque garde avec mon sabre. Puis lorsque le dernier tomba au sol, il ne me restait plus qu'à avancer jusqu'au ruine.

x Une fois devant, j'avais décidé de suer un peu. Ainsi, en faisant quelques mudras d'une main, dans un premier temps, j'utilisai le Suiryuuben. Cette technique de Suiton permettait de créer une sphère aqueuse au dessus de son utilisateur de laquelle pouvait sortir de multiples tentacules d'eau. Ainsi, c'est avec cette technique que je fis intrusion dans le complexe tout en restant dehors. Ensuite, tout en continuant de contrôler mes fouets d'eau qui, à l'intérieur, causaient de lourd dommage, j'exécutai d'une seule main d'autre mudras avant de m'accroupir et de toucher le sol. À ce moment là, le sol se mit à trembler violemment, et le temple s'effondra rapidement par la suite. Si un piège se trouvait là, je l'avais contourné, mais mon adversaire se trouvait-il en ces lieux ? Oui. Comme l'ai-je su ? Tout simplement parce qu'au moment où le bâtiment tomba en morceau, avant de s'enfoncer dans le sol, je ressentis l'utilisation d'un chakra assez puissant. Et quand la poussière se dissipa aux quatre vent, un homme se trouvait là, debout sur les ruines des ruines. Avec un regard perçant il me fixait, et me dit, après quelques secondes :


« Je savais qu'on m'enverrait un assassin, mais de là à ce que ça soit le Kuroshiro en personne ! Je suis flatté qu'on me porte autant d'attention. »

Il me connaissait et cela me surprit. Après ces paroles il sortit son sabre, et moi, je fis de même. Nos regard s'entrechoquaient comme des lames, et la paroles lui revint par la suite :

« Je doute fortement ressortir vivant de cet affrontement et je ferai donc en sorte que tu me rejoigne. Tu sais que ta réputation n'est pas à refaire ? Dans tout le pays de l'Eau, et même au delà de ses frontières aquatique, on parle de toi... Celui qui a affronté et vaincu tant de shinobis et de samouraïs de renom, celui qui a terrassé le grand Hato Hayatsu ! Tu sais que tu as une trainée de sang qui te précède ? C'est assez hallucinant comment tu t'es taillé une telle réputation alors que tu n'as que vingt ans. Certains te qualifient même comme le plus grand assassin et épéiste de tout le royaume de l'Eau. Mais il est vrai que pour vaincre tous mes gardes sans les alerter il faut une grande maîtrise de soit et de ses compétences. De plus, je crois comprendre que tu as survécu à mon piège... Peut être disent-ils vrai ! Mais si je parviens à te battre, je détruirai ton nom en ramenant ta tête et en détruisant ton village pour y imposer mon changement ! »

J'étais assez étonné de ce que je venais d'entendre, mais je restais impassible à ses provocations. J'avais une mission, et il me fallait la compléter pour l'intégrité de Kiri. Alors, tout en continuant de le regarder dans les yeux, je disais calmement :

« Ce que tu peux raconter n'a aucun sens et aucune importance... Si tu mets fin à mon existence, cela ne me fera rien de perdre la face. Alors maintenant, si cela ne te dérange pas, commençons ton exécution... »

A la suite de mes paroles, je bondis soudainement en direction de ma cible, brandissant mon sabre. Mes mouvements étaient ralentis par mes blessures, mais j'étais tout de même en mesure de combattre. C'est sans surprise que je me rendis compte que mes coups étaient parés, car après tout, il m'avait été expliqué que cet homme était un bon tueur, ce qui pouvait donc expliquer sa maîtrise de l'épée. Nos coups fusaient avec une grande rapidité et une rage rarement vu. Même si ce Zenzaburô était un politicien, il savait se battre, ce qui me fit tout de même plaisir. Au fil du temps, j'avais acquis encore plus de puissance, et je n'allais pas hésité à m'en servir pour terminer ce combat au plus vite. Utilisant la première phase du Kuroshiro, mes déplacements ainsi que ma force furent augmentés, faisant ainsi grandement reculer la garde de mon adversaire. Ce dernier fini par faiblir et recula donc de quelques pas en me disant :

« Il avait raison, tu dois être le meilleur ! Jamais personne ne m'a résisté, et encore moins repoussé... Je vais être obligé d'utiliser mes autres compétences ! »

À ce moment là, je sentis une puissante vague d'énergie s'échapper de l'homme en face de moi, qui d'ailleurs fit quelques signes pour activer un jutsu. Je sentais mes forces m'abandonner à cause de mes plaies, ce qui ne me permit pas de le suivre. Alors, au lieu de cela, je concentrai mon chakra dans ma lame et dit, en projetant une vague de chakra noir vers ma cible :

« Kuroi Getsuga ! »


Et lui répliqua en criant :

« Raiton, Rairyuu No Tatsumaki !! »


Nos deux attaques, se faisant face, s'entrechoquèrent, créant ainsi un nuage noir électrique qui disparut après une explosion qui me fit reculer à mon tour. Lorsque je repris mes esprits, le nuage de poussières qui avait résulté de nos justus avait disparut, tout comme mon ennemi qui se trouvait de l'autre côté. Puis derrière moi, je ressentis soudainement sa présence. D'une voix presque aussi froide que la mienne, il me prononça quelques mots :

« Tu es lent... Serait-ce à cause de tes blessures ? »

Pour ponctuation de sa phrase il m'assena un coup de sabre dans le dos, qui eu pour conséquence ma chute au sol ainsi qu'une entaille profonde dans ma chair, qui par chance avait évité mes vertèbres. Mon corps ne répondait plus à toutes mes demande, et c'est alors que, venant du plus profond de mon âme, une voix retentit : Korosu. Ce dernier, en rigolant, malgré la situation et sa peur de la mort, me dit calmement :

* Tsuki, Tsuki, Tsuki... Que va-t-on faire de toi ?! Mon cher Tsuki, il est temps que l'on discute ! *

Tout à coup je me retrouvai dans un endroit où le ciel était bleu et remplit de quelques nuages, et où, devant moi, se trouvait moi même, mais d'une couleur totalement inversée. D'un air étonné je me regardai et cet autre moi me regardait également, le sourire au lèvres.



Puis après un court instant, un déclic se produit dans mon esprit et, d'une voix hésitante et interrogative, je prononçai :


« Korosu...? »

Cet autre moi répondit alors, d'une voix, tout comme son apparence, totalement contraire à la mienne, qui était donc aiguë et moqueuse :

« Et bien voilà ! Tu vois que tu me reconnais ?!
Bon, parlons peu, parlons bien ! On est dans une mauvaise passe ! Alors que dirais-tu que je t'aide un peu ?! C'est pas que je veuille te porter secours, mais ça m'emmerderait grave de crever ! Alors, t'en dis quoi ?!
»

À cet instant, connaissant l'état de mon corps qui était incapable de se mouvoir comme je le voulais, je ne pouvais qu'accepter la proposition de mon cher démon. Mais alors que je hochai de la tête pour lui donner une affirmation, je fus rapidement repris par la réalité en me retrouvant de nouveau au sol, dans la terre, le dos en sang. Depuis l'intervention de Korosu, rien dans le monde réel n'avait bougé, comme si notre discussion avait duré une fraction de seconde. Tout à coup, mes forces me revinrent peu à peu, ou du moins Korosu me donnait la sienne. C'est alors que, dans une explosion de chakra noir, alors que je me relevais, sous les yeux étonnaient du politicien, un masque vint se greffer à mon visage.


Il ne s'agissait ni plus ni moins de ma marque de Korosu. Mon regard était devenu jaune or, et une énergie négative s'échappait alors de mon corps, faisant frissonner Zenzaburô, qui, lorsque je me retournai face à lui me dit, en voyant mon visage caché :


« C'est donc ça la matérialisation de ce mal qui te ronge ? Intéressant ! »

Il connaissait l'existence de Korosu alors que personne n'avait été mit ai courant. Cela était étrange, mais il m'avait sans doute fait suivre. Il est vrai qu'après la mort de mon père, de nombreuses personnes ont cherché à m'observer. Faisait-il parti de ces gens ? En fait, je m'en foutais, car ce secret allait partir avec lui dans la mort. Ainsi, dans un déplacement aussi rapide que celui de la foudre, je me retrouvai juste devant lui et, en le saisissant par la gorge, le soulevai à une dizaine de centimètres du sol avant de lui assénai une quinzaine de coup de sabre dans l'abdomen avec ce regard identique à celui d'un démon.


Bien qu'ayant toujours le contrôle de mon corps, Korosu était tout de même là et pouvait lui aussi agir. Pour la première fois nous nous bâtions ensemble, et cela n'allait sans doute pas être la dernière. Suite à cette sauvagerie, où le sang gicla dans tous les sens, je laissai tomber le corps au sol avant de le regarder, alors que mes yeux reprenaient leur couleur d'origine.


Le masque disparut au moment où je le retirai de mon visage, se transformant en poussière. Je m'accroupissais et tendis alors la main vers le cou du cadavre, où j'arrachai le pendentif, avant de partir sous les paroles de Korosu :

* N'oublies pas Tsuki, je suis là pour te tuer ! Hé ! *

Mon retour à Mizu no Kuni ne fut pas de tout repos et, bien que connaissant à présent la route, prit le double de temps. Mes yeux étaient encore plus cernés que d'habitude, et mes plaies se refermaient petit à petit, dans la douleur. Lorsque mes pas me firent rejoindre Kiri, mes vêtements déchirés au sabre et tachés de sang en heurtèrent plus d'un, mais je ne relevai pas, car ce que je désirai, c'était de rendre mon rapport à ma supérieur pour enfin me reposer. D'une pas lourd et lent je traversai le village sous les regards peureux des villageois, à qui j'avais de nouveau prouvé que le sang faisait partie intégrante de ma vie. Puis aux pieds de la tour, alors que la plaie dans mon dos se remit à saigner sous les yeux des autres shinobis, je me remis à avancer, montant alors les marches, une à une, épuisé. En entrant dans le bureau, j'avais rapidement salué la Mizukage avant de me rapprocher d'elle et de déposer sur sa table de travail le collier de ma cible à présent morte. Puis, sans un mot ou un geste, je disparus, utilisant le peu de force qui me restait pour rejoindre mes appartements, où je m'endormis habillé une fois sur mon lit.

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Tsuki Hayatsu,
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MessageSujet: Re: - Nos Rêves et nos Cauchemars - [Mission de Rang S]   Dim 19 Juin - 9:49
☻ Notation Mission Rang S ☻


Points Positifs :

-Texte agréable à lire [+1]
-Orthographe soigné [/]
-Bonne mise en forme [+1]
-Mission accomplie [+1]


Points Négatifs :

-R.A.S [/]

50 +3 = 53 xp + mission accomplie



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MessageSujet: Re: - Nos Rêves et nos Cauchemars - [Mission de Rang S]   Lun 20 Juin - 3:45
J'ai changé le total des bonus pour le redescende à trois.

Tsuki, rajoute toi 53 xp.

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MessageSujet: Re: - Nos Rêves et nos Cauchemars - [Mission de Rang S]   
 

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